
Il y a près de 10 ans, Bernard s'est fait diagnostiquer un cancer de l'intestin. Après pas loin de d'un an de chimiothérapie, les médecin arrive à enleverles la tumeur. Deux à trois ans plus tard, le cancer refait surface, un peu plus vorace que la première fois. Plus fort que jamais, Bernard réussit une fois de plus à passer au travers. En rémission depuis près de deux ans, Bernard retourne chez le médecin qui trouve une nouvelle tumeur. Au cours de l'année 2008, il a du subir plusieurs traitements devant guérir son mal, mais le rendant de plus en plus faible. Au début de l'automne, Bernard rechute subitement. Hospitalisé, il apprend que son cancer à beaucoup progressé et que les traitements ne sont plus d'un grand secours. La famille de Bernard est terrassé. Tous savent que la mort est imminente, sans pour autant la souhaiter. Bernard affronte avec sa blonde la dure épreuve que la vie a mise sur sa route. L'automne passe et l'hiver arrive. Bernard dépérit et n'a plus que la peau sur les os. La douleur le tourmente, alors les médecins lui prescriveent des anti-douleurs. Sous l'effet des médicaments, il perd peu à peu le contact avec la réalité, il en va jusqu'à parler au ciel. Le 30 décembre 2008, il prend un dernier souffle avant de partir pour un monde meilleur où il ne souffrira plus.
Bernard Livernoche est mon oncle. Il fut incinéré, ainsi qu'il l'aurait demandé, puis exposé en date du 7 janvier 2009. à cette occasion, j'ai été amené à lui rendre hommage et à m'adresser à ma famille et aux proches.
Bernard était coureur et entraineur de chevaux et, comme plusieurs le savent, c’était toute sa vie. Chaque matin, il se levait tôt pour aller s’occuper de ses animaux. Jamais on ne pouvait l’entendre se plaindre. Il avait trouvé un travail qu’il aimait et une passion à travers laquelle il connu la femme de sa vie. Sandy et lui partageaient un amour commun pour les chevaux mais, plus important encore, un amour l’un pour l’autre. Ils ont vécu cet intérêt commun jusqu’à la fin.
Je ne connaissais pas beaucoup mon oncle Bernard. On ne le voyait pas souvent, disons que l’on n’habitait pas très proche. Récemment, j’ai passé un après-midi à lui parlé et il m’a raconté des tonnes d’anecdotes de son passé. C’est là que j’ai réalisé à quel point Bernard était un grand homme. Maintenant, je réalise qu’il aurait pu m’apprendre beaucoup. Néanmoins, il aura réussit à m’apprendre une chose : vivre sa passion jusqu’au bout. C’est ce qu’il nous faut retenir de Bernard. Il était passionné et courageux, c’est pourquoi il n’a eu aucun regret envers la vie qui lui a offert bonheur et amour.
Comme je l'ai dit dans mon témoignage, je l'ai peu connu. Après avoir passé un après-midi à ses côtés, je réalise qu'il a vécu tant de chose dont il n'a jamais eu le temps de parler. Tant d'expériences non-partagés. J'aurais aimer qu'il me parle de sa jeunesse, de ses courses, de son travail d'entraineur, de ses études, de ses voyages, de ses amis, de sa vie en générale. Ce n'est que cet après-midi là que j'ai réalisé à quel point j'aurais aimé le connaitre, à quel point, finalement, il comptait pour moi. Ça, cependant, il n'a jamais pu le savoir. Il est mort sans que je puisse le lui dire.
Sa mort m'apportera au moins une bonne chose. Elle m'a appris qu'il faut profiter aujourd'hui des gens qui nous entoure, des gens que l'on aime. On se le fait répéter sans cesse, mais on ne le réalise que lorsqu'on vit réellement une perte.
Je m'en veux pour les moments que je n'ai pu passer avec lui et pour la promesse que je n'ai su tenir à son égard. Je regrette tout ce temps que je ne pourrait rattraper avec lui.
Repose en paix....