lundi 29 mars 2010

Miles and miles on the Maritimes roads!

19-21 mars

Dernier voyage de notre aventure dans les Maritimes, alors pourquoi ne pas faire ça en grand! Nous avons rouler pendant des heures pour aller au bout de la Nouvelle-Écosse deux semaines auparavant, c'est maintenant le tour de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick!

PEI

Nous avons habité chez Robyn à Borden-Carleton, tout près du Pont de la Confédération. Nous avons visité une usine de patate où il lave et traîte les patatets pour les mettre en sacs. Je n'ai jamais vu autant de patates au même endroit! Nous avons aussi vu les plages de sables rouges de l'Île-du-Prince-Édouard, c'était vraiment magnifique. Même les roches sont davantages de sable, car elle sont très friables. Avec notre chance exceptionnel, nous sommes restés pris avec nos deux katimavans, mais une bonne poussée a arrengé le tout.

En après-midi, nous sommes allés à Charlottetown où nous avons rencontré le bon vieux groupe de Hammer! Nous avons eu 1h de temps libre avec eux, afin d'explorer la ville et de profiter du peu de temps que nous pouvions nous voir dans cette rotation et peut-être pour le reste de l'aventure. Nous avons aussi profité de notre temps en ville pour réviser nos connaissance sur la Confédération, donc un retour en histoire de 4! Pour finir en beauté notre cours passage sur l'Île, nous sommes allés à la crèmerie Cows qui fait, selon les dires, la meilleur crème glacée au Canada!

J'oubliais de mentionner notre arrêt sur le plus long pont au Canada: le Pont de la Confédération! Il relie le Nouveau-Brunswick à l'Île-du-Prince-Édouard et parcourt plus de 13 kilomètre d'étendu d'eau! Sa structure massive de ciment montre le génie de l'architecture à l'oeuvre. J'ai touché au pont, je me suis assis dessous, mais je ne l'ai pas liché comme Matt...

N-B
Pour notre séjour au Nouveau-Brunswick, nous avons visité nos anciens amis de London maintenant à Dieppe! Nous avons passé une excellente soirée chez eux en sortant dans un petit café à près de 30 minutes de leur maison (ils aiment ça loin!). Le serveur était vraiment sympatique! D'origine acadienne, il parlait français avec un léger accent et nous avons eu de très belle discussion sur la langue française et les différences entre nos deux coins de pays; vraiment enrichissant!

Le lendemain, nous avons vu l'un des paysages les plus impressionnant à voir au Canada. Nous avons visité la Baie de Fundy, reconnu pour avoir les plus grandes marées au monde! Je ne sais pas si certains d'entre-vous ont déjà vu des images des "Pots de Fleurs Hopewells" à l'école ou quelquepart d'autre? Personnellement, j'en avait entendu parler, mais je m'étais toujours plu à penser que c'était dans un pays étrangé, que le Canada ne pouvait pas contenir une telle merveille! Et pourtant, la Baie de Fundy n'est qu'à une 10h d'heure de chez moi! Bref, le paysage était à couper le souffle et de voir monter la marée d'un mètre en moins d'une heure, c'est allucinant!

Nous avons terminer notre excursion avec le Musée Acadien et 'Magnetic Hill' qui était pour moi deux déceptions. Le premier, je n'ai aps eu le temps de voir la partie importante et plus intéressant du musée. Le second, c'était fermé, alors nous n'avons que vu l'endroit, sans vraiment comprendre comment l'illusion d'optique fonctionnait.


N'empêche que notre excursion, après plusieurs kilomètres de routes, nous a mené dans les quatres coins des Maritimes et nous a fait des paysages fantastiques!

Expérience spirituelle

13 mars

Depuis le début du programme que Meaghan nous demande de faire quelque chose en rapport avec les Premières Nations et c'est finalement arrivé! Elle est entrée en contact avec une dame amérindienne qui nous a gentillement offert de participer à une 'Sweetlodge'! Malheureusement, c'est tout le monde du groupe qui a vraiment le courage d'y participer, d'autant plus que Val et Jillian ont de la famille qui sont venu juste pour les voir, alors nous y sommes allés sur notre temps libre, ce qui n'était vraiment pas du temps perdu!.

En gros, une 'sweatlodge' est une tente fermé sans aucun espace pour laisser la vapeur s'échapper. Il y a une trou dans le sol au milieu où sont disposé des pierres extrêmement chaudes (chauffé par un feu à l'extérieur). Le principe est le même qu'un sauna, sauf que dans une 'sweatlodge', tu restes à l'intérieur, même lorsque la chaleur commence à devenir insupportable.

Pour résumé mon expérience là-bas, je dirais que c'était assez intense! Avant de commencer, il y une longue cérémonie lié aux pierres qui sont dans le feu et qui se veut purificatrice j'imagine. Une fois dans la tente, il fait complètement noir. Au premier round, j'ai été suppris de sentir à quel point la chaleur peut devenir intense. Au deuxième round, j'ai craqué et j'ai demandé la porte. Les troisième et quatrième rounds se sont passés beaucoup mieux! Pendant chacun des rounds, le chef de cérémonie pose diverses questions nous amenant à différentes réflections. Il y a diverses façons de participer à une suerie, ça diffère à chaque fois disons.

Le moment le plus intense était sans aucun doute le deuxième round. Nous étions vers la fin du rite et la chef de cérémonie ainsi que d'autre personne présente avaient commencé à chanter de façon tribal et de plus en plus forte et envoutante. Plus le ton montait, plus la maîtresse de cérémonie mettait de l'eau sur les pierres, ce qui faisait considérablement monter la température dans la tente. Au début, j'ai pensé pouvoir supporter la chaleur, puis j'ai mis ma serviette sur mon visage pour me refroidir le visage. Mais c'était insuffisant, car je commençais à suffoquer; la chaleur me prenait tout droit à la gorge et dans les narines. Par une dernière tentative, je me suis accroupi comme elle nous avait suggéré de faire étant donné que la chaleur monte et l'air frais serait plus au niveau du sol. Pourtant, lorsque je m'abaissa, j'eu l'impression que quelqu'un me jettait de l'eau bouillante sur le dos. J'essaie d'inciter mon corps à résister et de convaincre mon esprit de se calmer. Plus la chanson devenait intense, plus j'entendais le son de l'eau s'évaporant sur les pierres chaudes; j'avais l'impression d'être dans un rêve, tout n'était qu'image flou dans ma tête. J'ai finalement demandé la porte d'une voix forte et je suis sorti avec les reste de mon katimagroupe qui n'en pouvait plus également.

C'était certainement le moment le plus intense, douloureux et éprouvant de ma vie et, pourtant, je m'en suis senti grandi et plus fort!

ECMAs

5-7 mars

Après 6h enfermé dans la katimavan, nous arrivons enfin à l'autre bout de la Nouvelle-Écosse! Maintenant que je regarde en arrière, c'est un foutu long voyage qu'on a fait là! Bref, nous sommes au Cape Breton!

Cinq groupes Katimavik, tous de la Nouvelle-Écosse, réunis pour l'un des plus grands événements de musique des Maritimes: le East Coast Music Awards! Nous dormons tous dans la même école afin d'aider pour le même événement au même moment le samedi suivant. Ce n'était pas la première fois que nous rencontrions le groupe d'Halifax et de Spryfield, mais c'était tout de même bien différent que d'être avec Hammer, London ou Strath! Personnellement, je connaissais pratiquement personne et, pour ceux qui me connaissent, je ne suis plutôt gêné au premier contact. N'empêche que j'ai réussi à m'entendre assez bien avec Emma et Kelsey de Spryfield, ainsi que Josh du 2e groupe d'Halifax, qui sont en retard de 2 semaines sur nous (je sais, c'est étrange, mais ça veut simplement dire qu'il ne se déplace pas en même temps que nous). Des conversations assez cool avec eux, du bon temps je dirais, dommage que ce ne fut qu'une fin de semaine.

Samedi matin, un peu de shopping au Flee Market que nous sommes, en fait, venu mettre en pièce et transformer en salle de spectacle pour l'enregistrement live d'un show pour CBC Radio 1! Ce que nous ne savions pas, c'est que nous allions assiter au show! Tout une surprise en fait, davantage lorsque nous avons découvert que Joel Plaskett, grande fierté de la Nouvelle-Écosse, était la vedette du show! Personnellement, je connaissais plus ou moins, car je ne l'avais entendu que quelque fois à la maison, mais le reste du groupe était tout exciter; Matt et Robyn ne tenaient plus en place! Alors, première partie par Coco Love Alcorn, musicienne talentueuse, qui a composé une chanson juste pour moi (en fait elle parle de nerds et de geeks dans la chanson, mais mon gropupe m'a tout de suite reconnu là-dedans!). Puis, Joel Plaskett!!! C'était juste trop bon! Beaucoup de talents: bon compositeur, excellent guitariste, très belle voix et plein d'énergie sur scène. En un seul show, il a réussi à me convaincre d'écouter sa musique continuellement. Ce qui est spécial, c'est que ces chansons réfèrent toutes à la Nouvelle-Écosse ou plus précisément au Comté de Lunenburg où je vis depuis plusieurs semaines. Il me fait beaucoup penser aux Cowboys Fringants sur ce point, et c'est quelque chose que j'aime, car je peux me retrouver dans les chansons.

Dimanche, nous avons vu les Sydney Tar Ponds, qui pourrait être traduit par les Marres de Goudron. C'est une catastrophe écologique monstrueuse qui est en procésus de réhabilitation subventionné par le gouvernement. C'est assez impressionnant comme instalation, et lorsqu'on connait toute l'histoire, c'est à se demander pourquoi c'est les payeurs de taxes qui doivent encore écopper... Ensuite, un imprévu très apprécié, nous avons vu un show Acadien dans un restobar. Le duo Bette & Wallet est un couple Québécois-Acadienne qui évolu dans la musique traditionnel Acadienne. Beaucoup de chanson à répondre, de violon et de chanson tiré du quotidien. Nous avons même dansé un Set Carré à la toute fin, c'était vraiment nice! Pour terminer notre journée et trip au ECMAs, nous sommes allés dans un 'Wildlife Park', qui accueille des animaux blessés et en prend soin. Les animaux sont dans des habitats les plus naturels possible, tout en contraignant l'espace afin de pouvoir s'occuper d'eux adéquatement. C'était vraiment intéressant de voir à quel point les animaux étaient tristes d'être enfermé en cage car, contrairement aux animaux de zoo qui sont nés en captivité, ils ont déjà connu la vie sauvage et d'être dans un milieu clos les rendent dépressif. N'empêche, que d'un autre point de vue, ils ne seraient plus vivant s'ils n'avaient pas été recueilli par le parc. Ce sont des questions éthiques qu'il faut parfois considérer...

Bref, une autre belle excursion. Pour moi, le meilleur moment est le concert de Joel Plaskett, bien que le 'Wildlife Park' vallait le coup d'oeil!

lundi 15 mars 2010

Garfield avait tout faux

8h du matin, le réveil qui sonne. Je me lève, je vais prendre une douche. Je m'habille et je descends à la cuisine pour me faire déjeuner et préparer mon lunch, sans oublier de saluer Meaghan et Robyn qui sont aparemment plus matinal que moi. Puis, 8h30 est déjà arrivé que Robyn et moi nous mettons en route pour le travail. Après 30 min de marche, nous arrivons au musée et nous commençon notre journée.

Voici à quoi ressemble mes lundis matins. Ça peut sembler ennuyant et nonchalant, mais j'ai pourtant un grand sourire sur les lèvres de la sonnerie du cadran jusqu'au moment où je vais me recoucher le lendemain. Voulez-vous avoir pourquoi?

Lynda ne travaille pas!

Je sais, c'est méchant et loin d'être mon genre de détester quelqu'un, mais mes journées sont tellement plus joyeuses lorsqu'elle n'est pas là! Lynda est la conservatrice du musée, autrement dit, celle qui se préoccupe davantage de ses précieux artéfacts que de nous. Elle est très gentille en dehors des heures de travail, comme sur l'heure du diner, mais sinon... Elle nous traitent en jeunes enfants qui n'y connaissent rien. Une fois, elle a essayé de me montrer comment placer des dossiers en ordre alphabétique, et une autre, elle a tenté de m'expliquer comment mettre un plastique protecteur sur une étagère pour la protéger des éclabousures de peinture, chose que j'avais fais avec succès la semaine d'avant. Bref, elle est énervante par moment et très désagréable.

Toutefois, les lundis, c'est le rêve. Comme le musée est ouvert les fin de semaine et qu'ils ont besoin d'une personne responsable pour superviser les bénévoles qui y travaille, Lynda travaille le dimanche et prend une journée de congé le lundi. Nous sommes donc seuls avec Barb, notre superviseure, qui est très sympatique et attentionnée à notre égart.

Tout ça pour finalement dire...
J'ADORE LES LUNDIS!!!!

lundi 1 mars 2010

There's a family for everyone, but it's never gonna be like home...

Après un 48h bien mérité, la semaine est passé plutôt rapidement. Nous savions tous ce qui nous attendait à la fin de la semaine. Après une fin de semaine à l'extérieur de la katimahouse, nous allions encore une fois en être "délivré" pour plus d'une semaine. C'est les neuf jours de 'billeting'!

Encore une fois, à chaque rotation, Katimavik nous permet d'aller en 'billeting', c'est-à-dire, en hébergement. Pour une durée de neuf jours, nous sommes placés dans une famille de la communauté qui est volontaire pour nous héberger et nous faire vivre leur vie familiale. Toutes les familles d'hébergement sont différentes les unes des autres: certaines sont des jeunes couples; d'autres des couples avec de jeunes enfants; ou même un vieil homme vivant seul dans sa grande maison cherchant un peu de compagnie en rendant service. Néanmoins, pour la plupart, elles nous font vivre une expérience géniale.

Au dernier trimestre, je suis resté chez les Conway. Scott, ancien militaire et maintenant dresseur de chien, est homme à la maison. Il veille à ce que son fils et sa femme n'ait à se préoccuper de rien d'autre que leurs études et leurs travails ou loisirs. Il est également professeur de Tai Chi à Port Colborne et à Welland, où nous l'avons connu d'ailleurs. Sandra, je ne l'ai pas beaucoup cotoyé, car elle prend des cours à l'université en même temps d'occuper deux travails, ce qui ne lui donnait pas énormément de temps à la maison. Cameron est un garçon très intelligent, qui ira assurément très loin. Mon temps dans cette famille a été passé entre le tai chi et jouer à World of Warcraft (temps que j'ai quand même apprécié, soit-dit en passant). Le côté un peu plus difficile que j'ai éprouvé durant mon temps là-bas était l'autorité étouffante de Scott sur son fils. Il était toujours sur son dos à lui dire quoi faire, comment le faire et à lui dire lorsque ce n'était pas correct. Bien souvent, il criait pour se faire comprendre et ça me rendait très mal à l'aise. À la fin de la semaine, je me suis rendu compte que ça me rappelait un peu la relation en mon père et moi. Je dit que ça me la rappelle, mais je dois dire que si on les compare, la relation Scott-Cameron serait du coke et nous serions du coke diet 'flat'. Je reconnais l'autorité paternel et le désir du meilleur pour son fils en Scott qui me rappelle un peu mon père, mais le côté millitaire les rendait étouffants. Pour être honnête, j'ai cherché à prévenir Scott, vu ce qui s'était passé entre mon père et moi durant l'année, je voulais éviter à Cameron cette révolte et cette exclusion à laquelle j'ai succombé; je voulais leur éviter les problèmes que j'ai vécu, même s'ils sont pour la plupart derrière moi maintenant. J'ignore si j'ai réussi mais, ce qui est certains, c'est qu'eux ils ont changé m'a façon de voir ma famille et mon père, chose qui me fait évoluer dans le bon sens.

Ce trimestre, ici à Bridgewater, Matt a fait des miracles en jumelage de famille, car j'ai beaucoup aimé ma famille, je dirais même plus, j'ai adoré ma famille! J'ai habité avec les Francis à Lunenburg. Dawn, la mère, travaille à l'édifice gouvernemental à Bridgewater, elle pouvait donc facilement me voyager. Pendant mon temps passé avec eux, j'ai été 'bartender' dans une danse au profit du Club de Hockey de Lunenburg, j'ai mangé plusieurs fois chez les parents ou rencontré des membres de leur famille, j'ai mangé du homard, j'ai regardé les olympiques, j'ai joué à la Wii et j'ai assisté au partie de hockey de Lucas. Les Francis étaient une famille presque conforme à la mienne, ou du moins, j'y ai vu beaucoup de ressemblance. Composée d'un couple dans la jeune trentaine, Dawn et Rod, et de deux enfants de 8 et 4 ans, Lucas et Layten, la famille Francis base son divertissement et ses activités autour du sport. L'été, c'est le soccer; l'hiver c'est le hockey! En voyant Dawn et Rod allés, je voyais là mes parents essayant de trouver du temps entre travail, scout et baseball. Et puis les enfants, à les voir aller, je nous revoyais ma soeur, mon frère et moi étant plus jeunes n'écoutant qu'à moitié ce que les parents disaient (et courant partout dans les allées des super-marchés). Dawn et Rod étaient simplement géniaux; ils m'ont accueilli comme si j'étais leur fils. Lucas et Layten, des boules d'énergie qui m'ont fait rire toute la semaine.

Cette semaine passé en 'billeting' fut l'une des meilleurs de Katimavik. J'avais décidément besoin d'une pause du programme et les Francis me l'ont offert à bras ouvert. Je me suis senti comme à la maison pour un court laps de temps, ce qui me donne un nouveau souffle pour continuer dans le programme. Ce n'est pas la même chose, car il manquait tous les gens que j'aime, mais au moins j'avais le sentiment de ne pas être dans une maison avec une douzaine d' "étranger" venant des quatres coins du pays. En plus, je pouvais faire à peu près ce que je voulais, et je mangeais ce que je voulais aussi, aucune restriction Katimavik! Le rêve!

Comme chez les Conways, j'ai appris beaucoup sur moi-même et sur ma famille. Ça m'a donné un vision différente de ce que j'ai vécu et de ce qui me reste à vivre au sens familiale. Katimavik met en place le 'billeting' d'abord pour nous donner une expérience de la vie de la communauté dans la province d'accueil. Néanmoins, il y a moyen d'apprendre davantages et d'en sortir grandi. C'est un élément qui n'est probablement pas un objectif, car ce n'est pas tout le monde qui en ont la chance, mais personnellement, j'apprécie cette chance qui m'a été accordé, en espérant pour prograsser encore plus au prochain 'billeting'!