vendredi 9 avril 2010

University, here I come!

Moment déterminant dans un trimestre Katimavik, celui qui décidera du dénouement de cette expérience : le "workplacements tour"! Après un long congé de Pâques à s'interroger sur les différentes jobs, nous avons enfin réponse à nos questions. Un seul problème, trois des placements francophones (7/10 sont francophones) exigent d'obtenir un participant francophone. Naturellement, il n'y a que Val, Phil et moi; ça restreint les options un peu, non? Non seulement nous n'avons pas toutes les options que nous voudrions, mais trois de nos anglophones n'auront pas la chance de s'immerger dans une job française.

Bref voici les placements:
  • L'Uni-Théâtre *
  • Institut Guy Lacombe de la famille(bibliothèque) *
  • The Salvation Army Edmonton Community and Family Services
  • Secrétaria provincial de l'Association Canadienne Française de l'Alberta **
  • Canadian Parks And Wildlife Society Northern Alberta Chapter
  • United Way - InKind Centre
  • Manoirs St-Joachim (résidence de personnes agées) ½*
  • Manoirs St-Thomas (résidence de personnes agées) *
  • Francophonie Jeunesse de l'Alberta & Federation du Sport Francophone de l'Alberta **
  • Centre d'Enseignement et de Recherche en Français - Campus Saint-Jean **
* Placements francophones
** Placaments demandant des francophones

À mon avis, tous les placements sont vraiment intéressants. Mon choix allait toutefois à la FJA & FSFA, une job de bureau dans un environnement dynamique; la ACFA, autre job de bureau qui semblais très motivante; et le manoir St-Joachim, qui est majoritairement anglophone avec un bon 35% de francophone. Je croyais que j'avais de bonne chance avec les deux premiers, vu qu'ils demandaient un francophone. Malheureusement pour moi, Val et Phil les voulaient aussi et ils excluaient tout comme moi le campus Saint-Jean de leur choix.

Ce que je redoutais arriva, je fut assigné au campus St-Jean et les deux autres eurent mes premiers choix. En bons gars que je suis, pendant l'entrevue, j'ai dit au partenaire de travail, Normand, que le campus n'était pas dans mes choix, mais que la job semblait intéressante quand même. Puis, toujours en bon gars que je suis, j'ai dit à Nicolas, PL, que s'il avait à trancher quelque part, peu importe le résultat, je m'en contenterai... Des fois je me dis que je parles trop. Encore une fois, je n'ai pas eu mon premier, voire, deuxièment choix. Jamais je n'ai vraiment été pleinement satisfait lors de la distribution des jobs, je cris à l'injustice!

Mais bon, à part crier, je peux pas y faire grand chose. Dans les deux dernières rotations, je n'ai pas eu ce que je voulais, mais je me suis quand même plu à ces jobs là; la première plus que l'autre, mais quand même. Pourquoi ce ne serait pas le cas encore ici? Voyons les points positifs! Normand m'avait choisie en premier pour mes connaissances en informatique et pour mon autonomie en milieu de travail. C'est une job de bureau, ce que je n'ai jamais eu auparavant et que je voulais essayer pour ce trimestre. De plus, qu'est-ce que je peux demander de mieux à mettre dans mon C.V. pour appliquer en enseignement collégial ou universitaire que d'avoir travaillé (bénévolement...) au Centre d'Enseignement et de Recherche en Français de l'Université de l'Alberta? Sérieusement, je viens de trouver de très bons côtés à cette job là! Je pourrais peut-être aimer ça finalement. Laissons le temps en décider...

lundi 5 avril 2010

Il était une fois dans l'ouest

Après plusiseurs heures de route, deux films (bah un complet et deux moitiers) et beaucoup d'attente, nous avons enfin aperçu notre maison sur la 82e avenue. Plus petite que les deux autres que nous avons habitées, notre nouvelle 'katimahouse' se camoufle presque entre les autres maisons du cartier et derrière les grands sapins qui lui font de l'ombre. Seules distinctions: le drapeau Katimavik dans la fenêtre et la katimavan 'parké' dans la rue. La 82e avenue à notre hauteur est construite bizarrement; la rue principale est entourée de deux rues à sens unique à l'usage des résidents. C'est disposition bien pratique, mais quand même surprenante. Nous avons aussi une ruelle en arrière, dommage que je ne sois plus tout petit, j'aurais pu en tirer avantage en y jouant tous les jours.

La maison est quand même jolie. Nous avons deux paires de sofas assorties, dont les couleurs s'agencent assez bien au reste de la pièce, ce qui est ecxeptionnel pour une maison Katimavik! Les chambres sont petites, surtout comparé à notre "loft" de Bridgewater, mais nous allons nous y habituer (bien obligé de toute façon). Nous avons deux salles de bain avec douches, ainsi qu'une cuisine et demi; l'une est complète, l'autre n'a que le réfrigérateur de fonctionnel. Nous avons même une cour arrière avec un rond de feu! Côté divertissement, Nico, agent de projet, a acheté une table de babyfoot Noël dernier, alors c'est la joie! Comme à Bridgewater, l'accès à la connection internet Katimavik nous est refusé, mais nous avons une connection mystère qui, pour ma grande satisfaction, est plus forte dans la chambre des boys!

Pendant notre weekend relaxe, nous avons eu amplement le temps de visiter notre nouvelle communauté, soit la ville urbaine la plus au nord au Canada, Edmonton. La 82e avenue, mieux connue comme étant Whyte Avenue, ne passe pas par le centre-ville, elle n'en donne qu'une très belle vue lorsque l'on marche le pont surplombant Mill Creek. Néanmoins, Whyte Ave est la rue universitaire d'Edmonton. À environ 30-45 minutes à pied de notre maison commence le "real" Whyte Ave (comme dirait Dan), c'est là que les magasins, les bars et les clubs se trouvent. Nous l'avons marché de long et en large, voyant les divers bars qui s'y trouvent, choisissant les meilleurs pour nos prochaines sorties.

Les gars et moi avons aussi élargi notre exploration vers l'ouest de la ville: le West Edmonton Mall! Ce monstre de marchandises, contenant  plus de 800 magasins, restaurants ou autres s'étant sur près d'un kilomètre. Peu importe ce que l'on cherche, là-bas, tu peux le trouver (à moins que ce soit la tranquilité et le silence). Nous avons arpenté le West Ed pendant plus de 3h et n'avons qu'exploré les principales artères du 1er étage. Naturellement, nous avons été voir de quoi avait l'air le parc aquatique et le parc d'amusement. Oui, oui, un parc aquatique et un parc d'amusement, ce n'est pas le plus grand centre d'achat en Amérique du Nord pour rien! Toutefois, mise à part son empleur, c'est un centre d'achat comme les autres. Personnellement, j'avais l'impression de me promener dans aux Places Versailles à Montréal, sauf que ma marche était interminable!

Bref, ce n'est encore qu'un aperçu d'Edmonton. Nous n'avons pas encore choisie nos jobs et nous sommes loin encore d'avoir vu toute la ville. Nous attendons beaucoup de cette rotation, nous avons tous nos plans pour en faire un moment inoubliable. Plusiseurs spectacles sont au menu et on ne pourrait passer dans l'ouest sans voir les Rocheuses. Tant à faire en si peu de temps. Il ne reste que 10 semaines au programme, après c'est le retour à la maison... Essayons de ne pas y penser pour le moment et profitons de chaque moment!

samedi 3 avril 2010

Missing at rotation

Nous quittons notre domicile katimafamiliale vers 1:30pm, comme à notre arrivée, nous avons notre propre autobus qui, cette fois, nous mène au camp de rotation.


C’est une bizarre de situation, je ne sais pas si je l’ai déjà expliqué, mais je me lance. Un « cluster » (regroupement de quatre katimagroupes d’une même région) Québec (Ste-Marie, Lévis, Québec, Beauport) et un autre de l’Ontario (London, Strathroy, Hamilton, Port Colborne (c’est nous ça)) sont en quelque sorte jumelés ensemble pour se suivre pour le reste du programme, car pendant la 2e et la 3e rotation, les deux clusters sont divisés et mélangés ensemble. Trois de celui de Québec s’en sont allés en Nouvelle-Écosse, alors que l’autre s’en allait au Nouveau-Brunswick. Pour celui de l’Ontario, c’était le contraire et naturellement, mon groupe était celui qui se séparait de tous les autres. Pour la 3e rotation, c’est un moitié-moitié, ce qui n’est trop mal.

Résultat : nous avons un camp de rotation avec des groupes que nous connaissons que très peu. Personnellement, j’ai quand même eu bien du plaisir, pis j’ai pris le temps de parler avec un peu tout le monde, mais il reste que ce n’était pas la même chose qu’avec Hammer, Strath et London. Nous n’avons pas fait grand-chose d’autre que discuter et ‘chiller’ avec les autres.

Je vous écris présentement en direct de mon avion. Je suis en vol pour Edmonton. Nous avons quitté le camp de rotation à 2:30 am, puis quitter Halifax vers 6:45 pm. Nous nous sommes arrêtés à Toronto pour l’espace d’une heure et demie, pour enfin repartir vers l’Alberta à 9:45. À ce point-ci, j’ai très peu de sommeil, j’essaie de rester éveillé le plus possible pour profiter de chaque moment du voyage (et des films gratuit de l’avion). Je ne sais pas quand nous arriverons à bon port, mais je suis impatient de voir ce qui m’attend à l’extérieur des portes de l’aéroport!

Un nouveau départ: Leave and let go...

Déjà trois mois de passé. En fait, je devrais dire 12 semaines, ce qui n’est pas tout à fait trois mois et tout bon Katimavik sait que quelques semaines peuvent faire une énorme différence. Notre temps à Port Colborne était mémorable, mais il semblait éternel. Nous nous étions habituer à la place, en quelques sortes, nous avions élu domicile; nous ne bougions presque pas. À Bridgewater, le temps fila comme l’éclair. À peine avions-nous le temps d’apprécier et de réfléchir à propos de la dernière activité que d’autres activités nous attendaient déjà. Nous avons tant fait en si peu de temps : nous avons arpenté les maritimes de long et en large; nous avons vu tous les paysages du la pointe de Peggy’s Cove aux forêts de l’autoroute. Bref, nous avons profité au maximum du temps qui nous était impartie. Malgré cela, il est toujours si difficile de partir.


Encore une fois, nous avons appris tranquillement à aimer la communauté, à s’y sentir comme chez nous. Nous avons fais de ses rues les nôtres en y marchant tous les jours. Nous avons forgé des liens avec la communauté, avec les gens qui y vivent et qui la font vivre. Nous avons travaillé avec eux, parlé avec eux, ris avec eux! Toutefois, ce n’est pas ce qui nous manquera le plus. Les liens forgés sont presque aussi fort que ceux qui ont émergé de Port Colborne, mais probablement pas suffisamment pour me tirer une larme au moment du départ.

Je pourrais dire que ce qui va me manquer le plus de Bridgewater, c’est l’endroit en tant que tel. Les Maritimes sont pour moi une découverte incroyable. J’ai vu Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard; tous sans exception m’ont coupé le souffle. Le paysage de l’Atlantique est ahurissant; la mer à perte de vue. L’océan infini qui apporte ses rafales d’eau sur les berges d’une terre riche de forêts et de terres. L’odeur humide et salée qui reste en mémoire comme une empreinte permanente. C’est ce que je retiens de mon séjour dans les Maritimes, des images qui resteront graver dans ma mémoire à jamais.

Néanmoins, je vais revenir dans les Maritimes un jour, plus d’une fois même, alors ce n’est pas ça qui va me retenir lorsque je mettrai le pied hors de la maison. Ce qui va vraiment me manquer de ce séjour, c’est Matt. En plus d’être un agent de projet formidable, c’est devenu pour moi un ami; quelqu’un de confiance. Tout les moments où nous avons ris avec lui et où nous avons ‘triper’ avec lui. Comme je l’ai dit auparavant, Matt nous motivait beaucoup pour faire des tas de choses, choses qui sont arrivées pendant nos semaines à Bridgewater. Personnellement, j’ai appris énormément de Matt; autant côté connaissances que sur les relations interpersonnelles. Matt nous a révélé il y a quelques jours que nous étions le premier groupe qu’il n’était pas près à voir partir, on serait un groupe vraiment spécial selon lui. Je crois que sur un certain point, nous avons connecté avec lui; pour, nous il était comme un frère. De mon côté, c’est lui qui me retient à Bridgewater, qui fait que je vais m’ennuyer de cette partie de mon voyage. J’espère le revoir un jour, juste pour lui redire merci, merci pour tout ce qu’il m’a appris et merci pour tout ce qu’il m’a apporté!