jeudi 15 juillet 2010

Get a life! And what do I get now?

Tout d'abord, pardonnez-moi pour ce long moment d'absence; près d'un mois, c'est plutôt long! Mon après Katimavik a été bien occupé. Dès mon retour, j'ai travaillé comme animateur de classe verte au Domaine Scout St-Louis-de-France, et ce, jusqu'à ce que je commence à travailler au circuit canotable le vendredi suivant. Pendant la première fin de semaine, j'ai également participé au Relai pour la vie de Repentigny où je me suis fait rasé les cheveux au profit de la lutte contre le cancer. Ajoutez à tout ça quelques soirées avec des amis ou de la famille et vous aurez une belle recette pour ne plus avoir de temps libre! Après cela, j'ai travaillé au circuit canotable toutes les semaines et j'ai marqué au baseball à temps perdu. Bref, je n'ai pas chaumé!

Ensuite, certains auront remarqué que la fin de mon aventure manque de péripéties. En effet, le temps m'a manqué et j'ai omis plusieurs articles que j'avais l'intention de rédiger qui sont toujours au stade de brouillon. J'espère que d'ici la fin de l'été, j'aurai le temps de les compléter. Peut-être cela me permettra-t-il de faire mon deuil de Katimavik et d'enfin tourner la page.

Finalement, vous me demanderez, "Pourquoi n'écris-tu pas un de ces articles au lieu de te justifier?" et vous aurez raison de penser de cette façon. Pour être honnête, j'ai autre chose en tête présentement. La vie post-katimavik n'est pas aussi joyeuse qu'elle s'annonçait. J'ai essayé de repousser le plus possible la nostalgie, mais elle ne fait que revenir de plus belle. Je croyais qu'en m'occupant à fond, je finirais par m'en remettre, mais je n'arrive pas à combler le vide qui s'est créé lorsque tout s'est terminé. Katimavik était 9 mois de contacts humains et de relations presque exclusives avec 9 autres individus; des amis, de la famille même. Dans les bons moments comme dans les mauvais, il y avait toujours quelqu'un avec de moi. Depuis que c'est fini et que nous avons été séparés, rien n'est plus comme avant. Ces frères et sœurs qui ont su se tailler une place dans mon cœur et y ont laissé un trou béant. J'étais naïf en pensant que mes amis ici pourrait le combler; non pas qu'ils sont moins important que ma nouvelle famille, car ils auraient très bien pu occuper la place qui était maintenant vide dans ma vie. Pourtant, comme à tous, le temps leur manque. Ils travaillent, de plus en plus loin, ils sortent avec leurs nouveaux amis ou ils prennent du temps pour eux; ils vivent leur vie quoi. Je savais que leur vie continuerait pendant mon absence, mais a-t-elle évolué à un point où je n'y ai plus ma place? Qui sait? Mais, je dramatise. C'est normal que mes amis vaguent à leurs occupations, je fais de même après tout. Nos horaires ne concordent tout simplement pas. Pourquoi est-ce si difficile de voir les gens qui compte pour vous?

Naturellement, je ne blâme personne pour ce qui arrive. Simplement, je commence à déprimer seule dans mon coin. Je commence à me demander qui sont mes vrais amis, qui restera dans ma vie même lorsque je serai parti loin sur la rive sud. Une amie m'a dit un jour que si je voulais garder le contact avec les gens que j'aime, il fallait que je m'arrange pour garder le contact et que je reste patient. Mais que faire quand on arrive à bout de nos ressources et que l'on a tout essayé? Doit-on continuer? S'acharner jusqu'à ce que nos amis nous reviennent? Ou simplement les laissez aller, et considérer qu'ils sont passés à autre chose? Pour être honnête, je ne sais plus où j'en suis avec tout ça. Plus j'écris, plus mes questions trouvent des réponses, qui forment à leur tour d'autres questions. Je sens que je ne résoudrai pas mes problèmes ce soir, mais au moins vous y voyez un peu plus clair derrière ce regard songeur et ce visage impassible que sont les miens.

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