dimanche 21 février 2010

The journey of a musician

5-7 février

Ça fait un mois qu'on sait que ça s'en vient. On s'est préparé et on anticipe le tout. Le stress monte dans la maison, on n'en peut plus, il nous faut une pause! Oui, mes amis, c'est le temps du 48h.

Comme à PoCo, tout le monde à quelque chose de prévu pour rendre ce weekend hors de l'ordinaire. Bon, Mya décide de rester à la maison pour dormir et relaxer, rien de bien exitant je dois l'avouer. Jillian passe la fin de semaine avec sa mère qui est arrivée jeudi pour passer du emsp avec elle. Phil et Rachelle s'en vont à Québec pour le grand bonheur de Phil, même si Rachelle voulait vraiment voir la vieille capitale. Robyn, John et Dan vont à l'île-du-Prince-Édouard question que Robyn revoit sa famille et fasse le party avec ses amis. Val, Meaghan et moi nous prévoyons découvrir davantage cette belle ville qu'est Halifax. Toutefois, de mon côté, c'est un peu plus particulier, parce que j'ai une amie venant tot droit de Montréal qui fait tout ce chemin pour me voir. Bref qu'importe où nous seront, nous avons tous un seul objectif s'amuser à l'abris du katima'monde.

Mon 48h commence à l'arrivée à l'hôtel Commons Inn, dans un cartier à moins d'une demi-heure de marche du centre-ville. Après quelques conseils de Matt (dont celui de ne pas s'aventurer dans les parcs d'Halifax après 10h le soir, parce que ça peut être risqué...), nous entrons dans l'hôtel pour prendre possession de nos chambres. À peine le temps de prendre une douche que je dois aller rejoindre Karyne où le seul autobus de l'aéroport allait la déposer. Sur le chemin pour aller la rejoindre j'arrêtais pas de me passer en boucle comment j'en étais arrivé là: nous nous sommes recontrés dans un bar (amie de mon meilleur ami), pis un mois plus tard, on reprend contact sur facebook et on se met à parler de tout et de rien. Depuis, on s'est parlé pratiquement tous les soirs sur msn. J'ai l'impression de la connaitre depuis très longtemps, mais en même temps, c'est si superficiel ce qu'internet peut vous faire connaître d'une personne. Enfin, me voilà à marcher pour la revoir et passer la fin de semaine avec elle. Elle était là, devant l'hôtel soumise à la rigueur du froid, un calin et nous étions sur notre lancer pour retourner à l'hôtel. Une fois dans la chambre, nous avons écouté un film (Remember the Titans, quel bon film!)et nous sommes allés au lit.

Samedi, journée très relaxe en perspective, même si la marche en prend une grande partie. Un peu avant midi, nous sommes allés au Farmers Market afin de faire un peu de shopping (j'ai vu une super tuque, super chaude, super belle et super cher...). Puis, direction Point Pleasant Park. Pour ceux qui connaisse un peu Halifax, le marché est situé tout près des quais dans le centre-ville, alors que le parc est la pointe sud d'Halifax. C'est pas très loin l'un de l'autre, mais juste assez pour dire qu'elle croyait que je m'étais perdu. Le Parc était vraiment beau; c'était bourré ruines datant de la deuxième Guerre Mondial et des grandes batailles britanniques. Près de 2h furent consacré à marcher dans le parc et à admirer le paysage. Ensuite, suivant l'itinéraire que Karyne avait noté avant de partir, nous nous sommes perdus dans les rues d'Halifax. Naturellement, on était pas vraiment perdu, je savais pertinament bien qu'on ne marchait pas du tout dans la bonne direction, mais l'idée de m'aventurer dans Halifax me plaisait bien (et on avait du temps à predre de toute façon). Toute cette journée pour se résumer en un beau 5-6h de marche en plein air!

Après avoir retrouver notre chemin, nous sommes arrêtés dans une taverne. Le repas était cheap et délicieux, pis on avait même la télé géante pour regarder les Canadiens planter les Pinguins. Néanmoins, mon moment de ma fin de semaine, ce que j'attendais depuis que je savais que j'allais à Halifax: Screaming Eagles vs Mooseheads! Une game de hockey live, Ligue Hockey Junior Majeur du Québec, avec une ambiance survoltée dans une aréna pleine à craquer. J'ai vraiment tripper, je croyais pas avoir droit à du si bon hockey avec la LHJMQ, je suis agréablement surpris. Entre les périodes, il y avait toujours queque chose pour nous divertir allant des concours Subways au match de hockey Timbits qui étaient adorables à voir patiner.
 Dimanche matin, un bon petit déjeuner comme la veille. Puis je vais régler le paiement des chambres. Fait cocasse, en quittant l'hotel, le réceptionniste m'a demandé si j'étais musicien, parce qu'il pensait que nous étions un groupe de musique et que c'était un votage d'affaire. Je n'avais même pas réalisé qu'avec la guitare que je transportais, je donner l'air d'un musicien! (Note: J'ai emprunté la guitare de mon PL pour montrer mes "talents" à Karyne...EPIC FAIL).

Après avoir été reconduire Karyne à la gare, j'ai passé la journée avec Val et Meaghan. Nous sommes allés manger dans une pizzaria et nous avons arrêté dans un magasin de disques sur le point de fermer où j'ai acheté deux CDs qui m'ont couté que 7$ chacun! Dommage que le magasin doit fermer, car j'ai vraiment aimé la place, surtout le vendeur qui avait tout d'un mélomane. Ensuite, nous sommes allés au Discovery Centre, c'est vraiment intéressant tous les trucs qu'il y a là-bas, un peu comme au Centre de Sciences de Montréal. On finit ce 48h en beauté avec un bon cinéma, qui n'était pas aussi bon que je l'avais espéré, mais quand même.










Puis Matt vient nous chercher en ville, puis direction l'aéroport pour aller chercher Phil et Rachelle qui reviennent de Québec. Les routes sont très mauvais vers l'aéroport, car il neige depuis quelques heures maintenant et ça ne semble pas vouloir s'arrêter. Matt décide que nous restons à Halifax pour la nuit. Nous allons donc dormir dans la maison Katimavik de Spryfield (banlieu d'Halifax) où nous avons parlé longuement avec quelques membres du groupe. Pour nous c'était une bonne nouvelle, on ne rentrait pas au travail le lendemain! Bon, Matt s'est empressé de ramener les pieds sur terre en nous disans qu'il allait aller nous mener au travail à 11h... On aura quand même espéré!

Sommaire de ma fin de semaine, agréable. J'ai fais des trucs vraiment remarquable, pis j'ai vu une amie que j'avais terriblement envie de voir. C'est étrange à quel point ça fait du bien de voir quelqu'un du "monde extérieur", ça remet les pieds sur terre disons. Katimavik prend tellement une grande part de ma vie présentement, nous sommes toujours en train de faire quelque chose, qu'il est difficile de s'imaginer que ma famille et mes amis avancent et vivent leurs aventures eux aussi. On a presque l'impression d'être immerger dans un "katimamonde", mais il faut aussi rester conscient que la terre continue à tourner...

Bref, je suis de retour à ma katimalife pour encore une semaine jusqu'à ce que je parte en billeting!!!

mercredi 3 février 2010

How to work your way through History

Au début de la semaine, j'anticipais avec mépris ma longue journée de travail. Vendredi dernier, je m'apprêtais à passer une magnifique journée, parce que j'allais enfin terminer la traduction des pamphllets pour les salles du musée sur lesquels je travaillais depuis une semaine. La veille, j'annonçais à Linda (conservatrice du musée) que j'allais terminer la traduction pour le lendemain midi afin qu'elle me trouve quelques choses d'autre à faire. Ce vendredi matin, elle m'apporte donc une autre série de fichiers à traduire. Voilà pourquoi je ne m'étais pas levé tout enjoué d'aller travailler ce lundi matin: je savais qu'une longue semaine de traduction m'attendait.

Depuis que j'ai commencé à travailler, rien n'était vraiment génial dans ma nouvelle job. Ça nous a pris trois jours avant de pouvoir nous présenter au travail. Une fois là-bas, nous avons déménagé de bureau le jour suivant. Et j'ai commencé à faire de la traduction ce qui était en soit vraiment intéressant pour les 2-3 premiers jours. Mes collègues de travail sont sympathiques, mais l'atmosphère est plutôt froide lorsqu'on travaillent. Ce n'est certainement pas la même ambiance qu'avec Chris qui poussait une "bonne" blague de temps à autres.

Pour enjoliver le tout, aujourd'hui, j'ai eu ma rencontre de mi-trimestre avec ma superviseur. Barb (directrice du musée) m'a évalué très sévèrement et sur des critères bien mal établi. Elle croit que la ponctualité est en manque chez moi et que mon apparence laisse à désirer (3/5 pour les deux). Pour ceux qui me connaisse, la ponctualité était effectivement un de mes problèmes que je m'efforce de corriger ici. Ce qui me frustre, c'est que je suis arrivé en retard une seule fois depuis le début et c'était la première journée. Sinon, j'arrivais en même temps que Robyn ou quelques instants plus tard parce que j'ai pris le temps de déposer mon lunch dans la salle à manger. Mais aujourd'hui elle est arrivé quelques minutes avant moi, mais je suis tout de même arrivé à l'heure; résultat, j'ai un 3 en ponctualité et Robyn à un 4, trouvez l'erreur! Pour mon apparence, est-ce la barbe ou le fait que je porte des t-shirts tous les jours? Ce qui est étrange, c'est qu'elle nous a clairement dit de ne pas se préoccuper du code vestimentaire, car elle savait que nous n'avions pas vraiment ce qu'il fallait avec nous. Pourquoi me le reprocher alors? L'avoir su, j'aurais pu porter des chemises. Bref tout ces petits trucs qui ne me font pas vraiment apprécier mon travail présentement.

Néanmoins, j'ai encore de l'espoir. J'aime essayer de voir le bon côté des choses d'habitude et, étrangement, je ne l'avais pas fais jusqu'ici pour ma job. Matt me l'a fais remarqué hier. Le musée est présentement en rénovation, alors il est difficile pour eux de nous trouver des choses intéressantes à faire étant donné qu'ils n'ont pas accès à toutes les choses du musée. Pourtant ce qu'ils m'ont trouvé à faire à toute son importance. Je suis en train de rendre un musée originalement anglophone complètement bilingue! Ce n'est pas rien! Grâce à moi, une nouvelle clientèle francophone pourra avoir accès aux connaissances du musée. C'est un projet qu'ils remettaient depuis longtemps faute d'argent, mais je l'amène maintenant à terme. C'est tellement incroyable comme projet, maintenant que j'y pense. Je n'avais pas espéré quelque chose d'aussi gros en venant ici. Finalement, peut-être que ce petit pas d'Histoire me fera vraiment apprécier mon travail davantage!

My Katimaworld has blown up !?!

J'était assis calmement dans mon petit sofa renfoncé, puis Rachelle nous demande: « What do you think about our group right now? », question existentiel version katimavik en quelque sorte. J'lui ai simplement répondu que j'aimais que notre groupe soit plus souvent ensemble en général, mais qu'on avait encore un gros problème de communication et que les gens ne résolvaient pas de leurs conflits. Je trouvais la question innocente, sans méchanceté, ni double sens, mais elle a déclenché une longue discution...

D'une question qui m'a parru banal au début, s'est déferlé une avalanche de vérités qui ont complètement renversées mon petit katimamonde. Partant de l'opinion que nous avions du groupe, les gens dans la pièce commencère à élaborer sur ce qu'il pense de la dynamique de groupe, des orientations que nous devrions avoir et de ce qui est important pour eux. Ils se plaignaient à quel point Katimavik encourage le développement du groupe et priorise presque cette orientation, alors qu'à l'origine l'objectif du programme est de former l'individu. Selon eux, la façon dont katimavik et notre PL promouvoient le développement du groupe nuit à leur développement en les forçant à dépendre des autres. Ils sont venus ici en ayant des buts personnels et ils ont l'impression que le groupe les freines dans leur progression. Ils disent qu'à l'arrivée dans le programme, il croyait devoir se soumettre au bon vouloir de tous; ils ne voulaient pas nuires aux autres, alors ils acceptaient des choses qui n'étaient pas nécessairement dans leur intérêt. Maintenant, ils ne croient plus en cette dynamique de groupe si importante pour Katimavik, ils veulent atteindre leurs propres buts, même si ça ne plait pas à tous. Ils comptes avoir une attitude plus égoïste face à ce qui se passe dans la maison, le groupe et le programme. Ils ont également parlé des relations qu'ils ont avec les membres du groupe. Avant, lors d'un conflit, ils en étaient préoccupés et espéraient le régler; ils voulaient rester amis avec l'autres. Maintenant, ils n'en ressentent plus le besoin. Ils ne veulent plus faire les efforts nécessaires pour résoudre leurs problèmes, ils préfèrent rester en conflit et ne plus avoir à faire avec cette personne...

C'est à ce moment que je suis allé me coucher; j'en avais assez entendu. Pour moi, c'en était trop! Avec cette conversation, ils venaient tous l'un après l'autre de chavirer mes perceptions.

De mon point de vue, Katimavik est encore orienté vers le développement de l'individu car, ce qui a échappé au gens de mon groupe à mon avis, d'une façon ou d'une autre nous vivons en société et on ne peut développer un individu sans passer par la vie en groupe. Katimavik promouvoit la vie commune et le développement de groupe parce qu'il est très rare dans la société moderne où on ne doit pas être en interraction avec les gens; il nous faut souvent faire équipe et coopérer avec les autres. L'objectif de Katimavik est de former un citoyen compétent socialement et individuellement. Si un individu est incapable de vivre en groupe et de considérer l'intérêt commun, il est impossible d'avoir une société fonctionnelle. Bon suffit la dissertation de philosophie... Personnellement, je pense qu'un partie du développement d'un individu et sa capacité à vivre en groupe. C'est pour ça qu'on est regroupé (pis parce que Katimavik a pas les moyens de nous mettre dans des maisons différentes). De plus, il est possible de pouvoir atteindre ses propres objectifs en tenant compte des autres; même qu'en aidant les autres à atteindre les leurs, ils nous aident très souvent en retour. Ils mentionnaient la dépendance aux autres que Katimavik produisait en orientant vers le groupe, mais ce n'est pas Katimavik qui crée la dépendance, mais bien eux-même. Depuis que je suis arrivé ici, j'ai compris au moins une chose, si tu veux que ton expérience Katimavik soit la meilleure qui soit, t'as qu'à faire en sorte qu'elle soit la meilleure! Fait ce qu'il faut pour que ça arrive et ça arrivera! S'ils veulent se laisser diriger par celui qui a compris ce principe, tant pis pour eux! Cependant, il faut aussi tenir compte de ce que les autres veulent accomplir et trouver le meilleur moyen d'atteindre le plus de buts tous ensembles. Lors de conflits, j'ai toujours eux tendance à laisser aller, mais c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Maintenant, j'essaie de les résoudre le plus tôt possible, parce que je ne veux pas envenimer mes relations, et je ne veux pas accumuler de la colère (sujet à approfondir dans un autre article). Qu'est-ce que j'ai a gagné d'être en conflit avec quelqu'un que je vais côtoyer pour encore 4½ mois? L'ambiance dans la maison ne serait pas agréable et il ne voudra pas travailler avec moi pour que j'atteingne mes buts. Alors, j'ai tout a gagné à rester en bon terme. Pour quoi ils ne veulent pas résoudre leurs conflits, c'est immature et nuisible! Il me semble qu'on devrait tous travailler de pairs pour se rendre jusqu'au bout. C'est pas ça l'objectif d'être en groupe? C'est pas ça Katimavik?

Pour moi, ces idées et ces résonnements, je les avais déjà en banque avant Katimavik, pour la plupart. Avant d'arriver ici, je savais déjà à quoi m'attendre et je m'y étais préparé. Depuis, j'ai rafiné mes raisonnements et j'ai appris. Maintenant, ils ont tout détruit. Tout ce que je croyais que mon groupe réprésentait n'est plus. Les idéaux que je défendais ici se sont faits piétiner. Je me retrouve seul face à un groupe qui ne désire pas vraiment être un groupe...


EDIT. J'ai oublié d'ajouter qu'ils trouvaient futile les tentatives de Katimavik de former un groupe, et qu'ils y apportaient peu d'importance car, après neuf mois, nous allions nous séparer. Si je les prends au mots, je peux aussi appliquer leur concept au programme au complet. Quelle est l'utilité d'aller dans une communauté que je vais quitter après 3 mois? Pourquoi me forcer à socialiser avec des gens que je ne reverrai jamais? La réponse est simple: faire des rencontres. Chaque rencontre que nous faisons façonne qui nous sommes et ces pour cette raison que nous voyageons dans plusieurs communautés, c'est développer l'individu. Ne serait-ce pas aussi pour faire de nouvelle connaissance, avoir des amis que nous n'aurions jamais rencontré dans d'autres circonstances? C'est à n'y rien comprendre!