dimanche 27 décembre 2009
Work till your last breath
Aujourd'hui, j'suis rentré au travail comme tout les matins. Petit regard aux portes principales; aucune feuille morte (faut dire qu'il commence à être tard en saison pour avoir des feuilles mortes, mais on ne sais jamais). J'commence par trouver Chris (collègue de travail, mon véritable superviseur en quelque sorte) qui m'attend dans le bureau de Tom (mon boss, mon superviseur selon Katimavik). Horaire de la journée: peinture et fixer un spotlight au plafond dans la "sensory room", pis changer les lumières d'un panneau "EXIT" dans un appartement sur Northland ave. Il m'apprend aussi que je n'ai pas à venir travailler le lendemain (24 déc), parce que prend congé et que Tom n'est pas présent non plus.
Je me lance donc dans ma peinture. Ce qui ne prend pas beaucoup de temps, vu que c'est simplement la bordure de bois d'un mur et demi, pis de repeindre les places qui sont tachés. L'heure du diner arrive et j'ai déjà terminé.
Pendant que je peinturais, Tom est venu me chercher, parce que j'avais des papiers pour Katimavik à remplir. Il n'a fait que les signés et sans rien ajouter. Puis je lui demande à propos de la lettre de recommandation qu'il devait m'écrire et il me dit que je devrai lui envoyer un email pour lui préciser ce que je voulais dedans. Selon lui, une lettre de recommandation n'est utile que si elle parle de qualités et de compétences en lien avec le travail dans lequel on applique, alors inutile de faire une lettre de recommandation juste pour en faire une. Il m'offre donc de lui envoyer un email dès que j'aurais besoin d,une lettre de recommandation pour une demande d'emploie quelconque, ce qui est très nice de sa part. En terminant, il me sert la main, me dit qu'il a beaucoup aimé travaillé avec moi et que j'ai été très apprécié au centre.
En après-midi, nous avons fixer le gros spotlight/projecteur au plafond. Ça n'a prit qu'une heure, c'était vite fait. J'ai ensuite peinturer le bois du plafond autour de la nouvelle lumière pour que ça "fit" avec le reste du plafond. Après ça, on a rangé une bonne partie de l'équipement dans la van et j'ai dit brièvement au revoir à la réceptionniste et la "bigboss" de la place. Rendu à l'appartement, nous changeons assez rapidement la lumière du panneau, c'est pas comme si c'était vraiment long à faire.
Finalement, Chris me ramène à la Katimahouse. En sortant de la van, il me tend un sac cadeau et me sert la main. Il me souhaite un joyeux Noël; il me dit qu'il a vraiment apprécié travailler avec moi, que j'étais vraiment un bon gars et qu'il avait eu du bon temps avec moi. Il m'a aussi souhaité un bon reste de voyage et que je pouvais revenir quand je voulais. J'lui ai dit d'attendre pendant que j'allais chercher son cadeau et quand je suis revenu, j'lui ai dit que j'avais adoré travaillé à ses côtés et que j'avais beaucoup appris à son contact. Enfin, je suis rentré dans la maison.
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Pour être honnête, avant qu'il me sert la main, je n'avais pas réalisé que c'était ma dernière journée de travail. Pour moi, c'était une journée comme les autres: J'ai travaillé sans vraiment arrêter et il est venu me reconduire à la Katimahouse comme d'habitude, rien de bien particulier. Pourtant, lorsqu'il ma serré la main et qu'il m'a regardé dans les yeux pour me dire tout ça, j'ai vite compris que ce n'était pas un "à demain" ou un "au revoir", mais bien un "à dieu". Sur le coup, je n'ai que pu lui dire "que j'avais adoré travaillé à ces côtés et que j'avais beaucoup appris à son contact". Néanmoins, ça ne traduisait qu'une partie de ce que je pensais. Difficile de dire à quelqu'un à quel point il a marqué ta vie (encore plus dans une langue seconde). Chris m'a appris beaucoup de chose que je n'aurait certainement pas apprises sans lui ou, du moins, pas de la même façon. Je lui doit beaucoup, j'irais même jusqu'à dire que mon aventure à Port Colborne n'aurait pas été pareil sans lui.
Bref, c'est sur un dernier souffle gratitude que je quitte ma job à la maintenance au Community Living. Thanks for everything Chris!
dimanche 20 décembre 2009
Hamilton ~ 48H TIME OFF !
samedi 5 décembre 2009
C'est tout blanc!!! (numéro 6)
Lorsqu'on est tout petit, la neige est un immense terrain de jeu! Elle peu prendre n'importe quelle forme. On peut la façonner pour en faire un bonhomme de neige ou encore un château-fort! On peut se lancer dedans et faire un ange de neige ou encore en prendre une belle poignée, en faire une boule et la lancer derrière la tête de sa soeur. On peut aller au parc sur LA montagne, pis glisser toute la journée! En vieillissant juste un peu, c'est toujours un terrain de jeu... On fait des forts avec des guerres de boules de neige. On va glisser. On fait du ski de fond. On va patiner ou jouer au hockey. On manque l'école les jour de tempête (c'est tellement les meilleurs journées de neige!). En ce temps là, la première neige signifit le plaisir, la joie, les batifolage dans la poudre blanche, l'arrivée prochaine des vacances des fêtes, les cadeaux de Noël!
Cependant, plus on vieillit, plus la neige devient secondaire dans notre vie, plus on commence à l'ignorer, puis à la détester. Adolescent, elle est encore là de temps en temps pour le hockey, pour le ski ou pour les glissade. On espère toujours la tempête pour manquer des cours. Lorsqu'on arrive au cégep, c'est là que la neige prend un tout autre sens à nos yeux! On commence à voyager et à s'aventurer sur les route aux heures de pointe... C'est ici que l'enfer commence! La première neige pour un cégépien, c'est le froid, le gèle, la congestion des routes, les examens de fin de session, les travaux de fin de session, pis la pause entre 2 sessions... C'est à ce moment, qu'on commence à quitter notre vie d'enfant en nous désillusionnant de la beauté de la neige. Et cette haïne de la neige perdure jusqu'à l'âge adulte où elle peut s'enflammer ou disparaitre...
Pourtant, en tant que Québécois loin de son chez-soi, qui plus ait en territoire hostile et inhospiatlié (tout le monde a compris que je parlais de l'Ontario ici, hen? ;P), je me suis surpris à renouer avec cette magie de l'hiver.
Mardi, à 2h du matin, je travaille tranquillement sur mon ordi. Phil vient me voir en criant; il veut que je regarde dehors. Moi, j'comprends rien, je regarde et il n'y a rien. Puis, il dit trois mots magique qui changèrent complètement mon attitude pour les 5 minutes qui suivirent: « Il neige dehors ». Je me suis levé d'un bond et j'ai accouru à la porte arrière pour constater le tout moi-même! 2 cm de neige partout sur le sol et il neige à gros flocons! J'suis devenu fou de joie! J'ai couru pied nu dans le tapis glacial qui recouvrait le gazon! Puis, merveilleuse idée, j'ai réveillé Dan et John avec de la neige dans le cou... retour à dur réalité... Y'a juste les Québécois pour comprendre la joie de la neige...
Aujourd'hui, il y avait une légère tempête de neige, avec plein de vent pour faire virvoleté les flocons dans toutes les directions. C'était vraiment beau à voir. Et pour moi, c'est la plus belle chose qui pouvait arriver en ce mois de décembre de mon expérience Katimavik, car cela signifie que nous allons avoir un Noël blanc!!!
Alors qui que vous soyez et d'où que vous veniez, je vous souhaite d'avoir beaucoup de neige! Prenez le temps de redécouvrir les plaisirs qu'elle offre, vous en serez rajeunit!
VIVE LA NEIGE!!! (DU QUÉBEC)
vendredi 4 décembre 2009
Honneurs à tout prix! (numéro 5)
Depuis que je suis à l'école, je cherche à performer.
Au primaire, j'étais doué! J'aimais apprendre, ce qui me permettait d'avoir des bonnes notes. Mis à appart les félicitations de mes professeurs, aucune reconnaissance ne m'était vraiment rendu. Tout jeune encore, la simple satisfaction de voir un note supérieur à 90 dans mon bulletin me remplissait de joie et de fièreté.
Au secondaire, j'étais brillant et intelligent. Ormis mon amour de l'apprentissage, j'éprouvais un certain désir de performance. Contrairement au primaire où il y a bien moins d'élèves et où l'attention est divisé par classe, le secondaire accueil beaucoup d'élèves et divise l'attention sur un niveau au complet. Là où seulement un prof te félicitait, au secondaire, plusiseurs profs ainsi que l'ensemble du niveau te félicitent. Il y avait d'abord les certificats (performance scolaire, effort soutenu et meilleure amélioration) que chaque prof remettait à la fin d'une étape. Ensuite, à la toute fin de l'année, un remise de prix récompensait ceux qui s'en étaient mérités le plus dans le plus de cours possible. À partir de sec 2, je faisais partir de ceux-là. Je performais d'abord pour moi, mais l'espoir d'entendre mon nom être appelé quand le prof donne les certificats, c'était plus fort que moi. En secondaire 1-2, je n'étais pas vraiment reconnu (si on peut dire ça comme ça...), un élève comme les autres quoi! Après mon retour de JBM en secondaire 3, j'enchainais bonnes notes, après bonne notes; certificats, après certificats. De secondaire 3 à 5, mes performances faisaient parler. Tous les profs me connaissaient d'une façon ou d'une autre; et même certains élèves que je ne connaissait pas vraiment. Chaque année je recevais des certificats, puis prix d'excellence. C'était tellement satisfaisant pour ma confience et mon estime de moi, mais aussi pour mon égo et mon orgueil... Recevoir les honneurs qui sont mérités c'est plaisant, mais aussi ennivrant. On en vient à en espérer plus... Comme ce dernier honneur, l'ultime honneur du secondaire: la médaille du gouverneur général. Depuis secondaire 3 que j'me disais qu'en secondaire 5 ce serait mon tour d'avoir cet honneur, ce prestige. Pourtant, mon heure ne vint pas. Ce fut un dur coup à l'orgueil... Je l'ai surmonté, c'est quand même un bon ami qui l'a eu et il le méritait.
Au cégep, j'étais un cégépien moyen. J'avais toujours mon désir d'apprendre, mais il a recommencer à prendre le dessus. Après une session, j'ai rapidement compris que je ne pouvais pas être le meilleur, que les forces étaient beaucoup plus concentrées quand on regroupe des gens de science dans un même programme. Inutile de me battre à mort et à l'épuisement pour surpasser tout le monde, je peux très bien performer pour moi sans faire trop d'effort. C'est ce que j'ai fait. J'ai suivi mes cours, j'ai étudié, je me suis amusé et j'ai travaillé assez pour atteindre des performance à la hauteur de mes attentes.
Maintenant, où est-ce que j'en suis? J'ai une côte R de 32, respectable pour un élève de science pure. J'ai été accepté dans une université, même si je n'y suis pas allé. Je me suis engagé dans plusieurs projets communautaires (scout, secourisme) et scolaire (centre d'aide en français et en mathématique). J'ai un background assez bien bâti pour avoir une ou deux bourse avec de la chance... Pourtant, je sens encore qu'il manque quelque chose. J'aurais aimé avoir une reconnaissance quelconque de mon programme ou du cégep. C'est à un autre élève que reviens cet honneur...
Voilà pourquoi je remets en question mon désir d'aller à cette remise de diplômes. D'un côté, mon orgueil en aurait pris un coup, de me présenter et de voir quelqu'un d'autre récolter les honneurs que j'aurais emplement mérité avec un peu plus de travail. De l'autre, j'aurais aimé recevoir mon diplôme, recevoir ce qui m'est du après 2 ans de dur travail. Au bout du compte, j'ai fais le choix de prendre ça cool et de suivre la vague, j'ai renoncé en partant aux honneurs que je recherche tant. Je me serais fais une raison et j'aurais probablement été chercher mon diplôme fier de ce que j'ai accompli!
La question que je me pose maintenant, est-ce un vice de rechercher les honneurs? La reconnaissance nourrit-elle l'estime ou l'orgueil? L'âme ou l'égo?
samedi 14 novembre 2009
Bronzage en plein mois d'novembre!!!
Température à Port Colborne: 15°C ensollée! Toute la journée, et ce, sans un seul nuage!
Nous avions des activités de prévues tel que des films ou de la danse, mais tout ça a rapidement pris le bord! Après avoir fait un ménage rapide de la maison, nous sommes tous allés dehors soit pour nous faire bronzé, soit pour simplement jouer dehors.
Nous en avons profité pour détruire notre pain: lorsque le pain brûle / cuit trop / est beausoup trop cur pour être mangé, à Katimavik, on ne peut pas simplement le mettre au compost, c'est du gaspillage. Dans notre groupe, on en a fais un sport! Le homerun bread derby! Destruction réussie!!!
En me rappelant la découverte inusité lors du premier grand ménage du sous-sol, j'ai pris la maquiavélique initiative d'arroser tout le monde (se trouvant à l'extérieurde la maison)... Finalement, c'était une bonne idée. J'me suis fait rapidement remettre à ma place et ça m'a mis dans un mood "en criss".
Pour me défouler, puisqu'il fais soleil, pourquoi ne pas aller au parc frapper quelques balles. J'ai donc pris le vieux bâton en bois et une balle de baseball, puis direction Vimy Park! Frapper m'a vraiment fait du bien. J'me suis défoulé et j'ai réfléchi longuement (réflexion que je partagerai peut-être dans un autre article...)
Quand je suis revenu, certains étaient déjà parti pour la plage. Moi, j'ai préparé l'activité de langue seconde qu'on avait 1h plus tard. Avec un temps comme ça, pas question de rester en dedans. Tout se passa à l'extériteur. Nous nous sommes assis sur le gazon en arrière de la maison. Et voilà! On fait des tableaux de verbes! Après, nous avons jouer à un jeu et, sans vouloir me vanter, chaque fois mon équipe gagnais: ça ne m'étonnerait pas que j'y sois pour quelque chose...
Fin d'journée ben relaxe. Nous avons un bon souper et Rasheeda rentre à la maison après un semaine d'absence. Préparation pour l'activité de demain: Niagara on the Lake! Grande randonnée, suivie d'une marche dans la ville; ça promet d'être nice!
NB. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps d'écrire et je suis beaucoup en retard dans les nouvelles. J'ai encore quelques articles en rédaction, alors surveillez bien les articles qui vont se glisser avant celui-ci...
A taste of Quebec!
vendredi 30 octobre 2009
1 de partie, 10 de retrouvées?
Aisha de Montréal, notre traductrice en chef, a fait ses valises mercredi (28 octobre) et nous a quitté jeudi matin (29 octobre). Elle nous a expliqué les raisons de son départ la veille, tout le monde était attéré. Meaghan, la coordonatrice de projet, était présente afin de procéder à son départ et de nous annoncer ce qu'il en était. (C'est une job ingrate quand même que d'avoir à venir dans les groupes lorsque l'un d'entre eux doit partir, c'est un peu comme La Faucheuse...)
Le groupe était divisé en deux: Ceux qui ne pouvaient accepter ce qu'elle avait fait, puis ceux qui comprenaient la situation et qui étaient prêt à passer par dessus. Malheureusement, certaines personnes ne s'entendaient pas bien avec elle, et elles étaient même contentes de son départ (à noté que le pluriel est employé pour ne pas viser directement). Ce qui me frustre le plus, c'est ces personnes ne se préoccupaient des gens qui l'appréciaient et se plaisaient à l'insulter devant nous.
De mon côté, inconsciemment, j'avais deviné ces actes, mais je ne l'en croyais pas capable. Pourtant, elle l'a fait et maintenant elle en paye les conséquences. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de dire ce qu'elle a fait, ça la regarde et elle n'est plus ici à cause de ça; j'espère qu'elle apprendra de cette erreur. Je crois que l'important, c'est de se rappeler des bons moments passés avec elle et non de ce facheux inscident. Aisha était une fille vraiment pleine d'énergie. Elle pouvait être direct, mais elle savait se ratrapper si elle avait blessé quelqu'un. Personnellement, j'vais toujours me rappeler des soirées arrosées à Vimy et de cette dernière soirée au Windchester Arms avec le wings night!
J'ai vraiment apprécié te connaitre Aisha et je vais toujours avoir un bon souvenir de toi!
Ce matin, ça fait exactement un mois que Aisha est parti. C'est étrange de se dire que le temps passe si vite. Il me semble que c'était hier qu'on mangeait des ailes de poulet et qu'on buvait à sa santé., mais en même temps, l'impression de sa présence dans la maison me semble si lointaine.
Hier, Rachelle et moi pensions à elle. On s'est simplement souvenu qu'elle était là avec nous, il y un peu plus d'un mois. Dès le moment où elle est parti, son départ est devenu sujet tabou dans la maison. En fait, pendant une semaine, ce fut le sujet chaud des discussions. Tout le monde cherchait à comprendre ses motivations et d'autres cherchaient la dérision dans ces paroles. Après ça, les gens ont commencé à douter d'elle, du fondement de ces actions, allant même jusqu'à douter qu'elle était vrai avec nous. Leur opinion d'elle a chang; elle a terni. Pour moi, elle restais la même. On ne peut juger quelqu'un sur une seule de ses actions, mais sur l'ensemble de son oeuvre et, pour moi, c'est sa personnalité qui m'importait plus que ce qui s'est passé.
Depuis, lorsqu'elle vient sur le sujet de conversation, on se fait plus silencieux, plus prudent. Les uns ne l'ont plus en haute estime et les autres s'ennuie de sa présence, mais tous savent que le sujet pourrait s'enflammer bien vite. Alors, on l'évite, on le tait et on ne fait qu'y penser.
Personnellement, Aisha fera toujours parti de mon expérience Katimavik. Elle était là au début et sans elle, ce n'aurait pas été pareil. Les départs, c'est des choses qui arrivent à Kati, alors je ne m'en fait pas trop, mais ça restera toujours un peu dur de laisser partir quelqu'un qu'on a appris à connaitre...
mardi 27 octobre 2009
~ Haunted Forest ~
Pendant 3 semaines, la forêt de Forkes rd deviens le lieu de rendez-vous pour
tous les monstres de film d'horreur, le lieu à ne pas fréquenter pendant le mois
sombre de l'halloween. Néanmoins, une excursion dans ces bois hantés est offerte
à tous courageux qui veulent passer un moment de frayeur.
C'est l'idée que je me faisais de la Forêt Hantée de Port Colborne lorsque notre PL nous en a parlé. C'est également l'idée que je m'en fesais lorsque j'ai été aider à la monter. Pourtant...
Cette année, la Forêt Hantée du Community Living était prise en charge par Lee, un gars impliqué ou lié d'une façon quelconque au Community Living, qui offre la "forêt" qui se trouve sur son terrain pour faire de l'événement une grande réussite. Cependant, il manquait de bénévole pour l'aider à construire le tout, alors Jillian et moi y avons été assignés.
Pendant 3 jours, nous l'avons aidé à tout mettre sur pieds. Après 2 jours, nous n'avons presque pas avancé... Lee ne nous faisait travailler que sur le décor à l'entour de l'entré et non dans la forêt. Ce qu'il n'avait pas pris la peine de expliquer en détails, c'est que pour la forêt, il comptait davantages sur les acteurs déguisés que sur le décor. Nous avons donc installé un cimetière et une sorcière à côté de sa maison, puis dans la forêt, quelques membres squelettiques dans les arbres, des manequins démembrés et ensanglantés, ainsi que des toiles d'araignée dans les arbes. Pour le reste, quelques bénévoles, un peu de maquillage et beaucoup d'imagination.
Lee nous a dis qu'il avait vraiment besoin de nous pour l'ouverture, qu'ils n'étaient pas beaucoup et que ce serait bien mieux avec beaucoup d'acteurs. Alors, nous avons tous discutés très longuement du problème et j'ai finalement convaincu presque tout le monde que la meilleure chose à faire était d'aller l'aider, car c'était un membre de la communauté qui demandait notre aider (approche très scout, mais qui est aussi très katimavik). En réalité, il avait davantages besoin de nous pour faire une forte impression pour l'ouverture...
Finalement, nous avons fait 2 soirées: vendredi 16 oct et samedi 24 oct. Comme tout le groupe ou presque, je n'ai pas beaucoup apprécié mes soirées, mais pas pour les mêmes raisons. Personnellement, l'idée de me déguiser en zombie et terrifier des gens dans une forêt, ça m'a tout de suite accroché et je trip de faire ça! Ce qui m'a moins plu, c'est le manque d'intérêt de tout le monde. Ç'aurait pu être une super soirée, nous aurions eu ben du fun, mais le monde était toujours en train de se demander ce qu'il faisait ici et n'essayait même pas de s'amuser. De plus, les gens n'avaient pas peur de nous; ils étaient dans un trailer pendant tout le trajet, alors ils se sentent en sécurité et ne sont pas effrayé par de simple zombies... Alors imaginez un peu la scène, un groupe de zombies déjà blazer d'être dans un forêt au "frette" se rendant compte qu'il ne font pas peur aux chargements de gens qui arrivent au 20 minutes... Assez déprimant pour quelqu'un qui voulait simplement s'amuser en gang!
Néanmoins, j'ai trouvé un moyen d'apprécier ma soirée. J'ai trippé à me déguiser et à jouer au zombie, même si je n'effrayais personne. Qu'importe ce que les autres en pensent, je crois que cette activité aurait pu être un succès, dépends toujours de l'approche avec laquelle tu débutes le tout!
lundi 12 octobre 2009
Deux fêtes pour le prix d'une!
Pour déjeuner, nous avons eu des crêpes signées Rasheeda. Tout le monde me souhaitant bonne fête l'un après l'autre en se levant et ce merveilleux petit déjeuner ne pouvait que me mettre le sourire au lèvre. Puis nous sommes allés à l'épicerie pour nous préparer au souper de Thanksgiving du lendemain. On ressort de là avec de la bouffe et le super "Birthday Hat"! J'ai donc l'honneur de le porter pour le reste de la journée!
Le reste de la journée se passe très normalement. On alternait entre atelier de confection de pain et temps libre. On a aussi fait notre premier Katimavik Coordination Council. Ce fût très "basic" comme meeting, parce qu'on ne faisait que lancer des idées en l'air sans vraiment les avoir élaborées. Après, nous svions temps libre jusqu'au souper. Entretemps, j'ai eu l'appel de ma famille, ce qui m'a fait vmt chaud au coeur. Puis étrangement, j'ai reçu l'appel de ma maraine. Je n'ai presque jamais de nouvelles d'elle et, même une fois à l'autre bout du Canada (juste en Ontario, mais bon...) elle m'appelle pour me souhaiter bonne fête, j'ai vraiment apprécié!
Au souper, j'ai eu la meilleur suprise EVER! Vers la fin du repas, Rachelle et Val sont arrivées avec une tarte à la citrouille avec du glaçage et des chandelles en chantant bonne fête. Rachelle l'avait préparé pendant la journée en me fesant croire que c'était une tarte au pomme pour Thanksgiving. J'étais tellement content! Ils m'ont même fabriqué une carte, c'était la cerise sur le gâteau ou la tarte, whatever! C'est fou comme les plus petites surprises peuvent vous rendre heureux!
Puis comme à chaque année depuis 20 ans, l'action de grâce arrive dans les alentours de ma fête, le jour d'après cette fois-ci. Pendant des années, je ne voyais pas vraiment l'action de grâce comme un jour de fête. Pour moi, ce n'était qu'une journée de congé à l'école. D'ailleurs, je me plaisais à penser que c'était un cadeau que l'école me faisait à chaque année pour ma fête: une fin de semaine de 3 jours. Depuis que je suis allé à Terre-Neuve, j'ai une toute autre vision de cette fête extraordinaire! Car dans plusieurs provinces anglophones du Canada et encore plus aux États-Unis, l'action de grâce est une fête aussi célébrée que Noël, sinon plus. À Terre-Neuve, il y avait un souper communautaire avec de la nourriture pour nourrir une armée, c'était monstrueux, et délicieux.
Bref, nous avons eux l'un des meilleurs souper de Thanksgiving que j'ai eu. Nous avons pris journée complète pour tout préparer, nous avons même failliemanquer de temps! (Anecdote: le four fonctionnait pour le souper de dimanche, mais ne fonctionnait plus lorsque nous avons voulu l'utiliser le soir même pour nous préparer à l'avance. Mais, miracle de thanksgiving, il fonctionnait à nouveau au petit matin!). Au souper, nous avions 2 dindes, des boulettes de viande, des patates pilées, de la tourtière du Lac-St-Jean (fait par Phil et moi!), du "stuffing" et pleins de légumes (Que je n'ai pas mangé, trop de viande en jeu...). Ce fût délicieux! Nous avons fini, cette soirée en dansant dans la salle communautaire que nous avions emprunté pour l'occasion.
C'est ainsi que ce termine mon cadeau annuel, c'est-à-dire, ma fin de semaine de 3 jours!
dimanche 11 octobre 2009
What a sunny Saturday!
samedi 10 octobre 2009
Moment de réflexion
C'est fou, j'aurais aimé pourvoir rapporter ici la moindre petite chose, comme si tout avait une importance. En quelque sorte, ça l'est. Chaque moment passé ici, chaque moment de rire ou de frustration avec mon groupe ou chaque goutte de sueur perlant sur mon front pendant que je travaille à son importance sur moi. C'est toutes ces choses qui font que mon expérience Katimavik sera si grandiose. Chaque instant en précède un autre qui est peut-être l'espace d'un instant déterminant pour le reste de mon aventure.
Présentement, je me sent loin de chez moi. Depuis combien de temps suis-je parti? Un peu plus de 2 semaines, c'est presque rien! Tout ici nous donne l'impression d'être parti depuis une éternité. La ville est si banale que nous avons déjà fait le tour des principaux attraits divertissants du coin. Nos emplois sont si communs que nous savons déjà ce que nous réserve le reste des 3 mois. Notre groupe est si proche et tout le monde s'entend si bien que nous avons l'impression d'être des amis de longues dates. Et pourtant, ça ne fait que 2 semaines. En réalité, la ville est encore bien trop grande pour que nous en ayons fait le tour. Puis, nos emplois nous réservent encore bien des surprises, on ne s'est jamais ce qui peut arriver. Et notre groupe est encore à ses débuts, nous avons tant de chose à se dire encore, qui sait ce qui nous attend...
Chaque jour qui passe m'apporte quelque chose de nouveau, que ce soit à la job ou dans la maison. J'adore apprendre et c'est l'une des raisons pourquoi je suis venu ici.
Chaque jour qui passe me rappelle que j'ai tout laisser derrière moi en espérant le revoir au retour.
Chaque jour qui passe augmente le temps depuis lequel je suis séparé de tout, mais diminue également le temps me séparant de mon retour.
lundi 5 octobre 2009
Première journée de katima'job!
Je me suis levé à 7h, comme à toutes les journées de semaine, pour faire mon "workout" avec John. Quand on revient de notre jogging, plusieurs de mes katima'friends sont déjà réveillés et commence à préparer leur première journée de travail. Ils étaient tous super excités, mais surtout très stressés! Je dois avouer que c'était assez comique de les voir paniquer sur toutes les situations possible qui pouvaient leur arrivé dans leur journée et de les voir trotiner dans la maison sans savoir quoi faire (surtout Meaghan!). De mon côté, aucun stress, du moins rien de vraiment gros. C'est une job comme une autre, non? Je me présente là-bas, je vais voir Tom (mon superviseur, que j'avais déjà rencontré), il me dit comment on va fonctionné ou ce que je vais faire et je commence à travailler. Rien de plus simple!
Je pars donc en bicycle vers 8h40 pour me rendre au Community Living qui se trouve de l'autre côté du canal. J'arrive à l'avance (chose exceptionnel...) et je prend même le temps de souffler un peu. Tom m'amène dans son bureau où je rencontre Christ, le type qui travaille à la maintenance; bref, le gars avec qui j'vais travailler pour la majorité de mon 3 mois ici. Après lui avoir parler longuement pendant la journée, je dirais que Christ est un gars vraiment sympa; il a un très bon sens de l'humour, il est cool (dans le sen de pas trop stricte...) et, surtout, il adore son travail.
Il m'a fait faire le tour des maisons de groupe où habitent les personnes handicapés (soit mentalement ou physiquement). Il y en a 9 au total un peu partout dans Port Colborne. Ça m'a en même temps permis de voir les environs. Avant d'aller dîner, nous avons fixé la boite de "breaker" d'une des maisons, car la serrure était déserrée et elle ne fermait pas bien (j'lui ai réglé son cas en 2-3 coup de tournevis). En après-midi, nous avons nettoyé les trappes d'air chaud qui sorte de la machine à laver. Après, nous avons remplis le camion de vieilleries brisées et nous avons amené tout ça au dépôtoir de la ville d'à côté. (Ce qui est déstabilisant quand on va dans les maisons, c'est qu'il y a des déficiants intellectuels qui y vivent et qui nous parlent; je dois avouer, que je ne comprend pas toujours et que je ne sais pas vraiment quoi répondre, ça me rend mal à l'aise... j'espère m'y habituer.)
Il m'a ensuite ramené à la katima'house. J'étais assez fatigué, même s'il n'était que 4h. Je n'ai pas fait grand chose, mais ça m'a donné un aperçu de ce que ce travail sera pendant les 3 prochains mois.
[ En soirée, quelques uns d'entre-nous sommes allés au cinema club pour un diffusion de film gratuit qui se tient à tous les lundis. C'était nice, j'ai aimé le film. Mais nous pensions pouvoir rencontrer des gens là-bas et c'était seulement des personnes beaucoup plus vieux (genre 40-50-60 ans)... nous allons sûrment y retourner la semaine prochaine quand même! ]
dimanche 4 octobre 2009
First excursion!
vendredi 2 octobre 2009
Workplaces...what a mess!
Pour ceux qui ne le savent pas, à Katimavik, nous devons travailler bénévolement dans un des nombreux "workplacement" à notre diposition. Tous les participants doivent travailler quelque part, deux au même endroit si c'est nécessaire. Le tout est bien sûr de savoir où on va travailler...
Mercredi et jeudi était les journées de visite des "workplacement". En tout, il y en avait 12, mais quelques uns d'entre-eux étaient à temps partiel, donc ils devaient être jumelés avec un autre.
Community Living : Travailler avec des personnes handicapés mentalement et/ou physiquement.
Community Living : Travaille de maintenance (homme à tout faire, consierge)
Ten Thousand Villages : Caissier dans un magasin équitable
Port Thrift Shop : Commis dans un magasin style armé du salut ou st-vincent-de-paul
The Hub : Tenir un petit café et planifier des activités se tenant au café
Friends over 55 : Travailler dans un centre pour personnes âgées et y tenir des activités
Early Years : Travailler dans une garderie où les parents restent avec leurs enfants (une espèce d'école pour enfants/parents)
Young Cares : Travailler dans une genre de maison des jeunes pour jeunes ayant des parents avec maladies garve ou handicapes (c'est surtout pour qu'ils décompressent de la pression qu'ils ont dans leur maison)
St-Patrick Catholic School : Être un aide pédagogique dans une école primaire (ce qui revient plus à les aider dans leurs devoirs et leçons et s'amuser avec eux)
Outreach center : Servir à manger (déjeuner, diner) pour des gens dans le besoin
[ Lorsque nous sommes allez dans ce centre, je me suis senti extrêmement mal à l'aise. Nous avons mangé à cette endroit et c'est comme ça qu'ils nous ont montré comment ça fonctionnait. Pourtant, je me sentais terriblement mal de manger la nourriture qui a été préparée ou donnée pour des gens dans le besoin et sans le sou, ce qui n'était pas notre cas. Ça m'a littéralement coupé l'appétit... ]
French Center : Travailler dans un centre de regroupement de personnes âgées francphone!
[ Dans la même journée que mon autre anecdote, nous sommes allés dans ce centre. Lorsque nous sommes entrés et montés à l'étage, la première chose que j'entends montant du fond de la salle: « Arrêtez de jouer aux cartes, je veux voir ces qui c'est beaux enfants là! ». J'étais aux anges! Du français, enfin! Ça faisait tellement du bien! Je sais pas trop pourquoi, mais d'entendre d'autre monde que les trois autres Québécois de mon groupe parler français, ça m'a tout de suite mis un sourire sur les lèvres et fais oublier mon expérience du midi. ]
Second Chance : Travailler comme aide pédagogique dans une école/classe pour décrocheur scolaire
Deux jours intenses de bourrage de crâne pour nous montrer qu'est-ce qu'on fait dans leur job. C'est fou à quel point ils semblent avoir besoin de nous. Ils veulent tous nous avir, c'est drôle! Mais le soir venu, c'est le pire qui commence... Rasheada (PL) ne veut pas nous imposer notre "workplacement" et elle veut que nous nous entendions sur les placements de chacun. Nous commençons donc à discuter des trois premier choix de chacun. Malheureusement, certaines jobs ne pas du tout populaire et d'autre le sont trop. [ Dans mon cas, mes choix étaient St-Patrick School, Young Cares et Second Chance. Je voulais une job où je pourrais enseigner et intérragir avec les jeunes. Malheureusement, trop de gens voulais avoir mes jobs... ]. C'est donc la discussion interminable pour savoir qui ira à quelle entrevue le lendemain pour que tous les "workplacement" aient des gens en entrevue. Nous allons nous coucher avec ça dans la tête et tous nos propres solutions au problème...
Vendredi, c'est le temps des entrevues. Au matin, tout le monde se met super clean dans leur tenue du dimanche. On a un denrier meeting pour savoir savoir qui va où. Tout le monde sauf Phil et moi sont très stressé pour leur entrevue; ils mémorisent leur profil de participant et leur motivation pour Katimavik, ils se pratiquent pour des réponses d'entrevue, etc. J'en venais a pensé que j'étais bizarre de pas être stressé.
Tout se passait au Community Living en genre de "speed dating". Pour ma part, mes entrevues ont super bien été. Ce n'était pas vraiment des entrevues, car ils posaient quelques questions sur la job pour laquelle on se présentait mais, du reste, ils nous parlaient de tout et de rien (la principale de St-Patrick m'a même parlé de la première game des Habs contre les Leafs...que les Habs ont d'ailleurs gagnés...).
Maintenant, vient la partie la plus difficile, le choix du "workplacement". Même si les superviseurs ont tous notés les participants avec des préférences, Rasheada ne veut pas en faire usage et préfaire que nous nous entendions sur nos choix. Plusieurs personnes ont du faire des concessions et accepter leur 2e choix et même leur 3e choix. Mais dans certains cas, c'était plus difficle. Dans mon cas, je pouvais avoir ma job à St-Patrick direct si je voulais (on était 2 à l'avoir mis en premier choix et l'autre, ne parlant pas beaucoup anglais, avait été forcé de changer de job...). Pourtant, pour le bien du groupe et pour que le plus de monde possible soit satisfait, j'ai dû la laisser à John. Comme mon 2e et 3e choix étaient aussi très prisés et qu'il brisait la concession que je venais de faire, j'ai du me résoudre à prendre la job que personne voulait: la maintenance au Community Living.
Maintenant, presque tout le monde est content. Je n'ai pas la job d'enseignement que je voulais, mais je devrais apprendre plein de choses très utiles là-bas. ALors je vais essayer de m'y plaire et de faire mieux que je peux.
So totally in Port Colborne!
27 septembre - janvier
27 sept
Après s'être levé vers 7h ce matin, nous partons enfin vers 9h pour notre communauté. Comme je l'ai déjà mentionné, mon groupe et moi devons attendre dans l'autobus tout le voyage, car nous sommes la dernière destination. J'anticipe déjà le long trajet: 4h en perspective...Même si le voyage est long, il est loin d'être pénible, car tout le monde discutait ensemble et parlait de leur projet pour le reste des 3 mois, pis partageait l'espoir de se revoir plusieurs fois pendant le programme. Les katima'house des communautés de Strathroy et de London étaient assez respectables, ni trop petite ni trop immense. Néanmoins, la katima'house de Hamilton est vraiment réduite, je n'ai vu que l'extérieur, mais ça semble si petit! (J'espère que la nôtre est plus grande que ça...). Les moments difficiles étaient lorsque nous devions laisser un groupe dans leur communautés car veut, veut pas, on s'est attaché aux autres participants et on aurait tous voulu pouvoir rester tous ensemble. Le groupe de Hamilton avait d'ailleur un fort lien avec le nôtre, va savoir pourquoi... Une chance qu'on habite pas trop loin l'un de l'autre.
Finalement, nous sommes seuls dans l'autobus. Tous les autres groupes ont été déposés et il est 13h, j'ai faim! Heureusement, le chauffeur nous offre d'arrêter 20min près d'un resto qu'on puisse manger et repartir ensuite. Après un Baconnator chez Wendy's, nous revoilà sur la route. 1h plus tard, nous arrivons enfin à Port Colborne. De ce que nous voyons de l'autobus, c'est une très belle ville. Il y un canal où passe d'immense bateau. Nous avons aussi aperçu un tatoueur et plusiseurs d'entre-nous ont partagé le désir de se faire tatooer avant pendant Katimavik, on verra ce qui arrivera...
Bref, après un long 10min dans les rues de la ville, nous arrivons face à notre katima'house. Elle était dure à reconnaitre, car il n'y avait pas de katima'van à côté, seulement ce petit insigne dans la fenêtre. Attendez un peu, PAS DE KATIMA'VAN! Mais où est notre PL! On tâte les serrures des portes avant et arrière, toutes barrées. Nous arrivons d'un "bustrip" de 5h, nous sommes hyper excités à l'idée d'entrer dans notre maison et nous sommes embarrés dehors! C'est une situation peu singulière, il faut avouer. Après 30min, Rasheada (PL) revient de son épicerie et se sent super mal d'arriver pis de nous voir devant la porte comme ça. Nous étions attendu pour 4h, alors elle était parti chercher de la nourriture pour le souper.
Alors nous rentrons finalement dans notre maison. Elle est, ma fois, très grande. Elle a deux étages et un sous-sol: 1 cuisine, 1 salon, 1 salle à manger, 2 salles de bain (1 douche), 3 chambres (parts), 1 chambre (PL), 1 salle d'ordi et une large sous-sol très en désordre. Même si nous venions tout juste de rentrer dans la maison, nous ne pouvions nous empêcher de placer tout à notre goût immédiatement: nous plaçons les meubles dans nos chambres, nous plaçons le salon, ainsi que la salle à manger et nous faisons le ménage dans ce grand sous-sol qui a tant de potentiel.
Voici donc comment s'est passé ma dernière journée au camp et ma première journée à Port Colborne. Après un temps de recule, voici ce que je retiens de mes premiers jours à Port Colborne...
Nous avons visité un peu la ville, mais surtout le centre-ville. Il y a tant de petits magasins un peu partout, que ce soit des restos, des bars ou des shops, reste que c'est vraiment nice marcher dans le "Downtown". Nous avons aussi fait un tour de vélo près du canal; c'est vraiment impressionnant comment les ponts s'élèvent pour laisser passer ces immenses bateaux. Nous avons eu l'occasion d'utiliser le Community Living et son super gymnase où nous pouvons aller comme bon nous semble. Il y a aussi The Hub, un petit café style café étudiant où il y a diffusion de film gratuit tous les lundis, nous espérons d'ailleurs y aller ce lundi. Il y a comme dans toutes villes de l'Ontario qui se respectent un TimHortons, mais aussi un McDo, un Harveys, un CanadianTire, un Hart et bien d'autre gros magasins. Nous vonlons voir toutes la ville en peu de temps, car le temps nous manque, nous avons tant de chose à faire. Malheureusement pour nous, nous sommes assez restreint dans nos déplacements, car nous n'avons qu'une katima'van à 8 places. Pour une raison "économique et écologique", ils ont décidé d'enlever un banc dans la van. C'est stupide! On est 12 dans le groupe, on rentre pas dans une van de 8! Mais on vit avec... Sinon, avec John, j'ai fait un "workout plan": nous faisons des push-up et des set-up tous les soirs et nous joggons tous les matins, sauf les weekend pour dormir. La ville est vriament belle le matin, c'est tout tranquille et jolie, j'aimerais que les autres voient ça.
En général, j'adore Port Colborne. C'est le genre de ville où il fait bon vivre: ni trop industriel, ni trop rural. Je vais m'y faire rapidement et je crois que ces 3 mois ici seront formidable.
jeudi 1 octobre 2009
Orientation Camp
[ Juste pour vous mettre au courant, le camp d'orientation réunit les quatre groupes de Katimavik qui sont dans la même rotation, donc dans la même province. Tous ensembles, nous faisons des activités et des jeux nous permettant de connaître mieux Katimavik. Naturellement, ça donne l'occasion de rencontrer d'autre monde que les gens de notre groupe. De plus, ça permet une meilleur adaptation au programme étant donné que nous pouvons familiariser avec ceux plus proches de nous et de notre langue (québécois, dans mon cas...) et ensuite aller vers les autres. ]
24 sept
À près une nuit de sommeil plutôt courte, je me réveille dans une "cabin" remplis d'anglophones. Sur le moment, je crois rêver, mais après deux ou trois réveils, je me souviens que je suis parti pour Katimavik la veille. Je me lève et me dirige vers la cafétéria où je mange avec les autres francophones, question que le réveil soit pas trop dur. Une fois le déjeuner fini, tout le monde est rassemblé dans la grande salle pour la présentation officiel des PLs (Project Leader: agent de projet) et des PCs (Project Coordonator: coordonnateur de projet). Dans un style tel que seul des animateurs de camp sauraient le faire, ils entrent en salle tous déguisés de façon complètement clownesque, c'était vraiment drôle. Nous avons même droit à un "traducteur". Une chance que je comprend l'anglais, parce qu'il mélangeait le français à l'espagnol et ses phrases étaient loin d'être complètes. Ken était que trop comique par contre; même lorsqu'il se trompait, il avait cette expression de satisfaction, comme s'il venait de réussir quelque chose d'extrêmement difficile...
[ Ce fût, tel que je le vécu, mon premier matin à Katimavik. Je vais toutefois accélérer ma narration afin de raconter un maximum de choses en un minimum de mots. ]
Comme c'était la première journée, personne ou presque se connaissait, même de nom; seule solution, on se fait des "nametags". Après on a fait plusieurs activités pour se connaitre davantage, mais aussi pour apprendre sur le programme en général et sur son fonctionnement. La première journée passa très rapidement et nous avions des infos plein la tête. Le soir venu, j'ai enfin eu ma première rencontre avec mon groupe. Ils sont vraisemblablement génial! Nous nous entendons tous super bien et je crois que nous vivrons un 9 mois vraiment intense. Le groupe est composé de Philippe, Aisha et Valerie (Qc), John, Meaghan and Rachelle (On), Dan and Mya (BC), Robyn (PEI) and Jillian (Manitoba). Durant cette soirée, mon groupe et moi avons rencontré Tim, un "bucheron des environs", et nous l'avons aidé à se construire une "maison", ainsi qu'à appeler sa bien-aimée sirène (il nous en retour apprisà "appeler l'orignal"). Nous nous sommes ensuite tous réunis autour d'un feu de camp sur la plage, où nous avons chanter des chansons de camp tant en anglais qu'en français (je leur ai même chanter «Histoire de mensonge» et «La petit mandarine»). Même si ça ne faisait qu'un jour que nous étions au camp, un fois l'heure du coucher venu, il nous semblait que ça faisais une éternité que nous étions partis de nos chez-nous.

25 sept
Le matin, les PLs nous réveillent avec un super jeu de stratégie et d'énigmes, mais quel belle facon de se reveiller! Quand même... Ensuite, nous avons rencontré Tony, un agriculteur biologique de la région qui nous a parlé de sa ferm biologique et qui nous a donné des trucs pour acheter des trucs bio à peui de frais. Comme nous avons été patients et gentils pendant toute la rencontre, nous avons eu droit à un long temps libre en après-midi, où nous sommes presque tous allez à la plage. Plusieurs, dont je fais partie, y avaient déjà été pour observer le coucher du soleil ou simplement se promener les pieds dans l'eau le long de la plage, mais nous avison l'occasion de nous y aventurer plus longuement. En soirée, nous avons fais un autre feu de camp où nous avons joué au téléphone (rien de plus marant que d'entendre un anglophone déformer une phrase en francais... et d'obtenir une phrase en anglais à la fin...) et fait cuire des guimauves. Nous avons aussi commencé un jeu appelé "Gotcha", dont les règles sont très similaires à un jeu d'assasins; nous avions chacun entre notre possession le nom de quelqu'un dans le camp et nous devions réussir à prendre cette personne où personne ne peut nous voir ou nous entendre et lorsqu'on attrapait quelqu'un on devait traquer la cible qu'il devait lui-même traquer. Malheureusement, j'ai été le premier à perdre: Robyn et Dan (de mon groupe) se sont perfidement alliés à Rose-Anna pour m'emmener en promenade dans le bois et ils se sont subtilement éloignés pour lui permettre de m'avoir. Finalement, un repos bien mérité pour une grosse journée.
26 sept
Un autre matin comme les autres, avec un petit déjeuner bien normal. Nous avons principalement fait une journée de "team building". Nous avons fait pleins d'activite de confiance en groupe, ainsi que des épreuves de travail d'équipe digne d'une piste d'hébertisme. Ce fût vraiment drôle, mais très très épuisant. Sinon, nous avons fait du ménage, parce que nous devions quitter le lendemain matin tres tôt (genre 9h...ça peut être considéré comme tôt).
En soirée, nous avons eu notre finale de Jeopardy. En réalité, nous en avons un chaque soir, mais j'ai oublier d'en parler. Nous tirions au basketball pour déterminer qui répondais à la question qui avait un rapport avec katimavik où le camp; c'était vraiment nice! Ensuite, nous vons fait une présentation sur notre province et ce très enrichissant; j'en ai appris beaucoup sur les autres provinces. Puis ce n'est que très tard que nous allons nous coucher, même en sachant que demain nous avons à nous lever tôt...
27 sept
On se lève tous assez tôt, car nous devons déjeuner, puis refaire un dernier tour de ménage. Puis nous repartons en autobus. Comme si nous n'avions pas fait assez d'heures d'autobus, nous devons tous repartir dans le même autobus et, malheureusement pour mon groupe, nous sommes les dernier à débarquer: bref, 4h d'autobus de plus!...
Katimavik on the road
Le jour J, jour K devrais-je dire. Tôt le matin, je me lève et je m'enligne pour terminer mes bagages qui ne sont naturellement pas préparés à l'avance. Un fois prêt, j'attends patientment ma meilleure amie qui va m'emmener vers ce qui sera sûrement la plus grande aventure de ma vie. Elle arrive "étonnemment" en retard (désolé Mary, mais c'est pas grave je t'aime comme ça!) et nous partons pour le terminal d'autobus de Montréal.
Arrivé au terminus, nous trouvons facilement du stationnement, ce qui était ma plus grande peur du moment en fait. Puis nous entrons à l'intéreur et cherchons la bonne porte d'entrée, car je n'arrivais pas vraiment à trouver où c'était écrit sur mon billet. Comme il n'y avait qu'une seule file et qu'elle contenait des jeunes avec un badge Katimavik, on en déduit qu'on est à la bonne place. Après une 10zaine de minutes, j'étais devant la porte de l'autobus fesant un calin d'au revoir à Mary qui commençait tout juste à pleurer. J'entre donc à l'intérieur de l'autobus où je trouve plusieurs participants de Katimavik, arrivant pour la pluart de Québec.
Pendant le voyage, je fait connaissance avec les autres participants, essayant de créer des liens avec les seuls supports francophones que j'aurai pendant le camp d'orientation de trois jours. Ainsi, je rencontre des jeunes vraiment cool comme Jonathan (dit Jean du Saguenay), Eugénie, Pénélope, etc. Je me lance ensuite sur ma seconde priorité : trouver les deux francophones qui font partie de mon groupe. Ce n'est qu'en arrivant à Kingston que je les ai rencontrés. Il y avait Philippe (Val-Bélair) et Valérie (Québec).
Nous arrivons au terminal d'autobus de Toronto vers 21h30. Nous y rencontrons les participants ontariens, dont Meaghan, John et Rachelle que je connaissais déjà par la magie d'internet. Avec eux, nous allons attendre les dernier participants arrivant par avion à l'aréoport. Mais les aéroports étant ce qu'ils sont, nous attendons 45minutes dans le stationnement, ce qui est quand même positif, car nous pouvons parler avec les autres participants et faire connaissances un peu. Puis, nous embarquons enfin nos déportés par avion dans l'autobus et nous filons vers Goderich où est situé le camp d'orientation.
Pendant le voyage, je suis assis à côté d'une fille de Saskatchewan, nommé Kahleigh. Nous avons discuter une bonne partie du voyage, puis écouter le film, ainsi que s'endormir dessus le film. Mais quel heure il est au juste? Le temps passe si vite lorsqu'on est stressé et qu'on est en bonne compagnie; il est effectivement déjà 3h du matin. C'est à cette heure que nous sommes arrivés au camp Kintail. Après un accueil enjoué des PLs et des CPs, nous allons ranger nos bagages dans nos chalets et nous allons quérir un sommeil bine mérité.
(Ce que je vais aller faire de suite...)
samedi 12 septembre 2009
On peut enlever le gars du scoutisme, mais pas le scoutisme du gars...
Pour moi, le scoutisme occupe une place très importante dans ma vie. Ce fût un lieu d'apprentissage et d'amusement immense. Les valeurs que le scoutisme véhicule m'ont marqué et je tente de les appliquer dans ma vie quotidienne depuis les Castors. Le scoutisme m'a aussi changé psychologiquement. Par exemple, je suis quelqu'un de naturellement gêné et réservé, mais depuis que je suis dans les scouts, je vais plus facilement vers les autres et je me replis moins sur moi-même. De plus, je suis quelqu'un qui n'a pas beaucoup de confiance en moi, mais le scoutisme et les gens que j'y ai rencontré m'en ont donné beaucoup. Le scoutisme m'a également permis d'aller au bout de moi-même, de dépasser mes limites physiques et psychologique et de surmonter mes peurs. Bref, je ne serais pas la personne que je suis maintenant si je n'avais pas été scout, le scoutisme a marqué ma vie.
Néanmoins, comme je pars pour Katimavik pour 9 mois, je dois m'absenter du scoutisme pour un temps indéterminé... Ce qui est certains, c'est que le mouvement va me manquer. Au delà des activités et du scoutisme en général, ce qui me manquera le plus sera toutes les personnes formidables que j'ai connu pendant ces 13 années et surtout ceux qui me suivent depuis si longtemps. Comme je pars pour longtemps et que les chances de ne plus les revoir persistent encore, je crois qu'un petit mot leur étant destiné est de mise.
Pour la plupart d'entre-vous, je vous fréquente depuis longtemps, mais commençons d'abord par ceux que j'ai connu pendant les deux dernières années. Que je vous ai connu au sein des pionniers ou que je vous ai animés aux éclaireurs, j'suis vraiment content d'vous avoir rencontré. Je ne vous ai pas beaucoup connu, mais vous m'avez tous à votre façon apporter quelques choses de nouveau, que ce soit de nouvelles connaissances ou un simple sourire. Ensuite, concernant ceux qui me suivent depuis les éclaireurs, vous ne pouvez juste pas savoir à quel point vous avez marqué ma vie. J'ai tellement de bons souvenirs avec vous: les nombreux camps d'été éclaireurs, les descentes rivières ou les voyages outre-mer et provincial. Chaque fois que je pense à l'un de vous, l'un de ces souvenirs me revient en tête. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre d'images qui défilent dans ma tête à ce moment même. J'ai toujours apprécié votre présence, d'autant plus, vous avez sût m'accepter et m'endurer pendant toutes ces années. J'ai eu l'occasion de connaître en profondeur quelques uns d'entre-vous (Guillaume, Simon ou Gabrielle...) et à ceux-là, je voudrais dire que j'espère garder contact avec vous vraiment longtemps, car j'vous aime beaucoup et ça me briserait le coeur de perdre d'aussi bonne personne qui représente tant pour moi. Pour d'autres, je ne peux pas dire que je vous ai connu, je n'ai vu qu'une partie de vous et j'aurais aimé en connaitre davantages. À ceux-là (Amélie, Cynthia, Andrée-Anne, William...), j'aimerais dire que vous êtes des personnes extraordinaires. Je n'ai eu qu'un aperçu de vous et je crois que je suis passé à côté de quelque chose. J'aimerais ne pas perdre contact avec vous non plus, question de vous connaître.
Bref, le scoutisme m'a permis d'avancer dans ma vie. Ce qui est important pour moi serait de pouvoir garder toutes les personnes que j'ai rencontré dans le scoutisme dans ma vie, car ils font en quelque sorte partie de moi comme le scoutisme fait partie de moi. Finalement, j'aimerais remercier tous ces gens qui ont rendu chaque moment de mon scoutisme ce qu'il a été.
vendredi 11 septembre 2009
!?! Katimavik !?!

En mars dernier, j'ai eu une longue réflexion. Pendant un mois, j'ai jonglé entre l'idée de d'aller à l'université ou celle d'aller à Katimavik. D'un côté, je pouvais poursuivre mes études en me lançant sans grande préparation dans une étape cruciale de la vie et, pour moi, ça signifiait faire le grand saut d'ma vie d'ado inconscient à celle d'un adulte "responsable". D'un autre côté, je participais à un programme enrichissant qui m'permettrait d'apprendre des choses sur la vie et sur moi. Le choix était facile... en fait, non. C'est bien plus simple maintenant que tout est clair dans ma tête et que je ne peux plus retourner en arrière, haha. Au début, c'était un peu plus difficile de repousser l'université à plus tard. J'ai toujours su que j'irais à l'université et j'avais même établi qu'à mes 25 je finirais ma maîtrise et que je pourrais commencer à enseigner (parce que, oui, l'enseignement est dans mes plans...). Et là, j'envisageais de repousser tout d'un an. Au delà de ça, 1an d'absence des bancs d'école c'est long, est-ce que je réussirais à revenir? Est-ce que j'me rappelerais de ce que j'ai appris au cégep? Est-ce que je vais être de niveau? Toutes ces inquiétudes, je les ai encore dans ma tête. J'essais de les taire, mais tôt où tard, elles vont revenir à la charge et j'sais pas comment j'vais réagir. Néanmoins, j'me suis convaincu de partir. J'rêve de voyage, de paysage, de voir le monde. J'rêve d'aider les gens, d'faire des rencontres. C'est ce que Katimavik m'offrait. Depuis mes trois mois à Terre-Neuve, je rêvais de revivre c'que j'ai vécu là-bas. C'est ce que j'ai l'occasion de vivre à Katimavik. Voilà ce qui m'a convaincu d'envoyer mon dossier et d'espérer avoir une réponse positive.
C'est finalement à la mi-mai que j'ai eu la confirmation que j'étais accepté pour Katimavik. J'avais également reçu mon acceptation à l'université, mais j'avais pris ma décision. Après, tout a déboulé pendant l'été: des appels pour répondre à mes questions, d'autres appels pour confirmer mon acceptation, des emails avec tous plein d'info, etc.
Alors, voilà ma situation : Pour les 9 prochains mois, je serai dans 3 provinces canadiennes différentes, soit Ontario (Port Colborne), Nouvelle-Écosse (Bridgewater) et Alberta (Edmonton). Pendant ces 9 mois, je serai avec 10 jeunes entre 17 et 21 ans d'un peu partout au Canada. Nous vivrons dans la même maison et nous voyageront tous ensemble. Dans chacune des communautés que nous habiterons, nous aurons un emploi volontaire, du bénévolat en quelque sorte. J'ai parlé à quelques uns d'entre eux et je crois sincèrement qu'on va avoir un très bon groupe. Que d'aventures et de fun à venir!
Maintenant, il me reste un semaine sur le sol Québécois. Dans une semaine, j'en serai à me demander si j'ai vraiment tout dans mes bagages et je commencerai à angoisser dans mon lit à l'idée de quitter le lendemain matin : mercreid 23 septembre 2009...
samedi 29 août 2009
Nouveauté tecnologique!
Tout récemment, genre aujourd'hui, j'ai enfin atteint mon objectif. Après un été bien remplie et avoir ralentie un peu sur les dépenses, j'ai amassé assez d'argent pour y arriver. J'en ai vidé mon compte en banque, mais ça en vallais la peine.
Je me suis acheté un ordinateur portable! Un Asus K40IN
Caractéristiques :
- Processeur Intel Core 2 Duo de 2.0 GHz
- Mémoire SDRAM 4 Go ( Mo + Mo) DDR2

- DEL 14 po HD (1366 x 768)
- Carte graphique NVIDIA GeForce G102M, avec 512 Mo de VRAM
- Disque dur jusqu'à 320 Go
- DVD Super Multi 5,25 po , 12,7 mm
- Lecteur de carte mémoire 3-en-1, SD,MMC,MS
- Caméra Web 1,3 MP
Alors prochainement, mes nouveaux articles seront postés à partir de mon nouvel ordinateur, mais ça, vous verrai pas vraiment la différence....
lundi 24 août 2009
Des chansons plein la tête!

Ces temps-ci, j'ai de la difficulté à mettre des mots sur c'que j'pense et sur c'que j'ressent. Alors, j'ai décidé de faire une top10 des chansons qui joue le plus sur mon MP3 ou que je chante à tue-tête dans ma voiture.
10 - Smilin'!! (Pascal Picard)
9 - Do You Remember (Phil Collins)
8 - I Can Wait Forever (Simple Plan)
7 - Meet You There (Simple Plan)
6 - Toune d'automne (Cowboys Fringants)
5 - Perfect (Simple Plan)
4 - Comme dans l'temps (Kaïn)
3 - Souvenir d'enfance (David Jalbert)
2 - Addicted (Simple Plan)
1 - I'd Do Anything (Simple Plan)
mercredi 29 juillet 2009
La famille (suite...)
Je regarde mes amis vivre en famille. Ils me parlent de plaisirs, de voyages et d'échanges que je n'ai pas le souvenir d'avoir vécus. Certains soutiennent pouvoir se confier à leur famille, de pouvoir parler à sa mère, son père, son frère ou sa soeur comme s'il s'agissait du meilleur ami au monde. De pouvoir discuter avec eux sans avoir à s'imaginer le pire. De pouvoir leur demander conseil, sans craindre le regard désapprobateur.
Moi, je ne crois pas être en mesure d'en dire autant.
Ma soeur... On s'est bien trop souvent disputer pour qu'on ai ne serait-ce que le plus petit lien. De plus, difficile de se confier lorsqu'elle connaît une bonne partie de mes amis, elle irait tout raconter, c'est pas comme si ce serait la première fois.
Mon frère... Fut un temps où mes parents semblaient croire que j'étais un modèle pour lui., que du vent si vous voulez mon avis, mais si ce fut le cas, c'est bien terminé. Maintenant, il se fou de tout. Du haut de ses airs arrogants et au dessus de tout, il met en dérision tout ce que je dit ou fait et se préoccupe bien peu de se qui peut arriver à son grand frère.
Ma mère... Duel psychologique perpétuel. Mon caractère orgueilleux et ma manie "d'avoir toujours raison", ça vient d'elle. Trop souvent sur mon dos, cherchant le nouveau problème à me reprocher, elle et moi nous obstinons jour et nuit, pour un oui ou pour un non. Trop de rencoeur l'un envers l'autre pour avoir des disussions profondes bien longtemps.
Mon père... Depuis que je suis tout petit, il me terrifie. Il a toujours tout contrôlé, chaque décision devait passer par lui. Et si j'avais le malheur de faire un pas de travers, il avait tôt fait de me ramener à grands coups de pieds dans la bonne voie. Mon père est de nature réservé et solitaire, ce n'est pas un grand parleur et il a toujours l'air sérieux. Jamais je n'ai pu m'imaginer à ses côtés me confiant à lui ou lui demandant un conseil, forte chance qu'il me prenne au pied de la lettre et gare à moi si ça ne fait pas son affaire. Seule façon de se sortir de son emprise, s'y opposer, se placer dans son chemin et lui montrer qu'il n'est le plus fort et que ce n'est plus à lui de décider...
Lorsque je regarde ça, j'envie ces autres familles où les liens sont plus forts que tout. Ces familles où le respect, l'équité, la confiance et l'amour règnent en maître. Ces familles où le support et l'aide sont donnés à celui qui a besoin. Ces familles où il n'est pas nécessaire de séparer vie scolaire et vie familiale, où la confidence n'est pas un méfait.
J'en viens à penser que ma famille est différente. Elle loin d'être la famille idéal, mais c'est tout de même ma famille.
Pourtant, j'ai des doutes... Suis-je dans le vrai ou suis-je celui qui crée ces chamboulements et ces tensions à l'intérieur de ce que je crois être ma famille? Est-ce vraiment ma famille le problème ou est-ce seulement moi, moi qui leur reproche toutes ces choses qui sont en fait des traits diverses de ma personnalité que je ne puis regarder en face?
EDIT
Je relis tout ça et je pense avoir présenté un portrait plutôt sombre de ma famille. Que voulez-vous, il est toujours plus aisé de voir les mauvais côtés et d'oublier le reste. Il y a eu des bons moments, c'est certains, mais où sont-ils maintenant? Du passé? Les fins de semaine de camping, les balades à vélo, les randonnées en ski de fond, le voyage à Québec, les après-midi dans la piscine, les matchs de baseball, les soirées à se lancer la balle; tous partis? « Tout par un jour », c'est ce que mes meilleurs amis me répondraient, mais ont-ils raison?
samedi 25 juillet 2009
Rapière courte elfique!
lundi 22 juin 2009
La famille (numéro 4)
Bref, ça m'a amené à réfléchir, encore une fois, sur une chose que je prenais pour acquise et que je croyais connaître: la famille.
De façon encyclopédique, la famille est un terme désignant un groupe d'individus qui possèdent des caractéristiques communes. C'est d'abord un mot utilisé pour désigné les grand groupe d'animaux tels les canidés ou les cétacés. Plus spécifiquement appliqué à l'Homme, il désigne l'affiliation entre un groupe de personne, très souvent par le sang ou par le mariage.
Au sens large, la famille signifie la lignée, que l'on associe très souvent au nom de famille. Autrefois, l'importance de la lignée, donc de la famille, prévalait sur bien des choses. De nos jours, ce n'est pour plusieurs qu'un mot qui suivra le "Monsieur" lorsqu'on s'adressera à vous.
Au sens commun, la famille désigne la parenté proche : les frères, les soeurs, les parents, les grands-parents, les oncles, les tantes, etc. Bien souvent, c'est à ce stade que l'ont peut observer des liens sentimentaux entre les individus que l'on appellera liens familiaux. Dépendament des parentés, les liens familiaux seront plus ou moins fort; la distance géographique et la différence de génération pouvant également influencer ces liens.
De façon plus spécifique, la famille désigne une groupe d'individus, bien souvent de même parenté, habitant sous le même toit, ce qui inclus les parents et leurs enfants. On peut fréquemment observer des ressemblances physiques et caractérielles entre les membres d'une maisonnée. C'est, entre autres, ce qui influencera les liens familiaux. Pour plusieurs, la famille assure amour, bien-être, confiance, confidence, protection, respect, sécurité et valorisation. Plus la famille procure ces sentiments essentiels, plus les liens familiaux sont forts. Plusieurs s'entendent pour dire qu'une famille, une véritable famille, se doit d'avoir des liens familiaux forts, sans quoi, elle ne peut fonctionner correctement. Le contraire peut entraîner : malfonctionnement, mésentente, tension, dispute, malheur, colère, isolement, solitude...
Un individu pris dans une telle famille, une famille avec des liens familiaux absents, ne peut s'y résoudre toute sa vie. Il tente donc de pallier ce manque par tous les moyens en sa possession. À ce stade, les amis deviennent indispensables. L'individu canalise toutes ses énergies vers ses amis afin d'en tirer ce qui lui fait défaut : valorisation, respect, confiance, confidence, voire même, amour. Les amis deviennent ainsi, une seconde famille, si ce n'est la seule famille qui importe vraiment à ses yeux.
En somme, peu importe l'individu, nous avons besoin d'une famille. Le terme "famille" est un sentiment d'appartenance primordial qui est généré par tous les sentiments essentiels assurés par les membres de celle-ci.