Cette semaine, notre groupe a subit un gros choc: l'un d'entre nous a quitté le navire. Suite à un mauvais pas de sa part, le capitaine n'a eu que d'autre choix que de la faire monter sur la planche et de la faire plonger sans possibilité de revenir.
Aisha de Montréal, notre traductrice en chef, a fait ses valises mercredi (28 octobre) et nous a quitté jeudi matin (29 octobre). Elle nous a expliqué les raisons de son départ la veille, tout le monde était attéré. Meaghan, la coordonatrice de projet, était présente afin de procéder à son départ et de nous annoncer ce qu'il en était. (C'est une job ingrate quand même que d'avoir à venir dans les groupes lorsque l'un d'entre eux doit partir, c'est un peu comme La Faucheuse...)
Le groupe était divisé en deux: Ceux qui ne pouvaient accepter ce qu'elle avait fait, puis ceux qui comprenaient la situation et qui étaient prêt à passer par dessus. Malheureusement, certaines personnes ne s'entendaient pas bien avec elle, et elles étaient même contentes de son départ (à noté que le pluriel est employé pour ne pas viser directement). Ce qui me frustre le plus, c'est ces personnes ne se préoccupaient des gens qui l'appréciaient et se plaisaient à l'insulter devant nous.
De mon côté, inconsciemment, j'avais deviné ces actes, mais je ne l'en croyais pas capable. Pourtant, elle l'a fait et maintenant elle en paye les conséquences. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de dire ce qu'elle a fait, ça la regarde et elle n'est plus ici à cause de ça; j'espère qu'elle apprendra de cette erreur. Je crois que l'important, c'est de se rappeler des bons moments passés avec elle et non de ce facheux inscident. Aisha était une fille vraiment pleine d'énergie. Elle pouvait être direct, mais elle savait se ratrapper si elle avait blessé quelqu'un. Personnellement, j'vais toujours me rappeler des soirées arrosées à Vimy et de cette dernière soirée au Windchester Arms avec le wings night!
J'ai vraiment apprécié te connaitre Aisha et je vais toujours avoir un bon souvenir de toi!
Ce matin, ça fait exactement un mois que Aisha est parti. C'est étrange de se dire que le temps passe si vite. Il me semble que c'était hier qu'on mangeait des ailes de poulet et qu'on buvait à sa santé., mais en même temps, l'impression de sa présence dans la maison me semble si lointaine.
Hier, Rachelle et moi pensions à elle. On s'est simplement souvenu qu'elle était là avec nous, il y un peu plus d'un mois. Dès le moment où elle est parti, son départ est devenu sujet tabou dans la maison. En fait, pendant une semaine, ce fut le sujet chaud des discussions. Tout le monde cherchait à comprendre ses motivations et d'autres cherchaient la dérision dans ces paroles. Après ça, les gens ont commencé à douter d'elle, du fondement de ces actions, allant même jusqu'à douter qu'elle était vrai avec nous. Leur opinion d'elle a chang; elle a terni. Pour moi, elle restais la même. On ne peut juger quelqu'un sur une seule de ses actions, mais sur l'ensemble de son oeuvre et, pour moi, c'est sa personnalité qui m'importait plus que ce qui s'est passé.
Depuis, lorsqu'elle vient sur le sujet de conversation, on se fait plus silencieux, plus prudent. Les uns ne l'ont plus en haute estime et les autres s'ennuie de sa présence, mais tous savent que le sujet pourrait s'enflammer bien vite. Alors, on l'évite, on le tait et on ne fait qu'y penser.
Personnellement, Aisha fera toujours parti de mon expérience Katimavik. Elle était là au début et sans elle, ce n'aurait pas été pareil. Les départs, c'est des choses qui arrivent à Kati, alors je ne m'en fait pas trop, mais ça restera toujours un peu dur de laisser partir quelqu'un qu'on a appris à connaitre...
Rappelez-vous du son des trains
Il y a 9 ans
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