samedi 17 juillet 2010

Dans les plus hauts sommets!

21-24 juin

Comme à chaque rotation, nous avons eu droit à notre 48h de temps libre où nous pouvions faire ce que nous voulions. Pourtant deux choses étaient différentes cette fois. D'abord, comme c'était notre dernière rotation, nous avons demandé à avoir notre 48h pendant la longue fin de semaine de mai (la fête des patriotes) et ainsi avoir un 72h. Ensuite, ma destination n’avait rien à voir avec celles des autres rotations. Très loin d’être une ville urbaine comme Hamilton ou une grande ville comme Halifax, ma nouvelle aventure en était une de rêve, de fantasme même! Objectif : les Rocheuses canadiennes!

Valérie, Gabriel (collègue de Val qui a gentiment accepté d’être notre chauffeur pour la fin de semaine) et moi partîmes le vendredi soir en direction de Calgary, pour ensuite bifurquer vers Canmore où nous allions dormir. La route entre Edmonton et Calgary est très typique des prairies, c’est-à-dire, des plaines à pertes de vue. Toutefois, plus on approche de Calgary, plus on s’approche de l’Ouest. Regardant sur la droite, je pu voir au loin l’ombre de ce que je croyais être des nuages mais qui, après une observation attentive, s’est avéré être une chaîne de montagnes! Je ne me rappelais pas avoir été aussi excité depuis longtemps. Plus nous approchions de Canmore, plus les montagnes changeaient; elles passèrent graduellement d’ombre à montagnes, puis de montagnes à colosses de pierre. Nous couchâmes donc à Canmore dans une auberge de jeunesse.

Au réveil, nous fîmes très surpris par la proximité des  montagnes que nous voyions que très peu dans l’obscurité de la veille. Notre première journée dans les Rocheuses canadiennes en fut une d’effort et de sueur. Nous avons escaladé le mont Sulfur qui surplombe la charmante ville touristique de Banff. L’ascension nous pris près de 3h, mais la vue nous en valait la peine. Des montagnes de tous les côtés; certaines enneigés, d’autres nimbés de soleil. Nous en avions le souffle coupé. Le reste de notre journée, nous le passâmes sur la route vers notre camping au nord de Banff. En soirée, Gab nous cuisina des steaks tout ce qu’il y a de plus goûteux avec des patates et des légumes; même brûla la moitié de ceux-ci. Nous en profitâmes également pour nous désaltérer de la façon qui nous semblait la plus appropriée : la Smirnoff Ice, y’a qu’ça d’vrai! Après avoir bien mangé et picolé un peu, nous nous sommes divertis en jouant à des jeux de précision : munis de cônes de pins, nous visions les canettes de Coke disposées au sol. Bien du plaisir pour une belle soirée enneigé (parce que, oui, il a neigé).

De nouveau le matin et une autre journée dans les Rocheuses commença. Notre premier arrêt était le canyon Johnston, qui fut très décevant pour la marche que nous avons eu à faire. Ensuite, nous nous dirigeâmes vers la destination « carte postale » de notre voyage : le Lac Louise. Nous avons encore une fois décidé d’opter pour de la randonnée en montagne, afin d’observer le lac dans son ensemble. Lorsque nous arrivâmes au lac Louise, la déception se lisait sur nos visages; l’eau était gelée. Malgré cela, le panorama était impressionnant; la neige et la glace donnaient un visage différent à ce paysage célèbre. Notre randonnée fut moins longue que la précédente, mais plus épuisante, probablement parce que nous étions éreintés de notre ascension à Banff. Nous avons tenté d’atteindre la maison de thé que Dan nous avait tant parlé, mais elle était malheureusement fermée. Ce fut quand même une bonne marche qui nous fit voir encore une fois des vues magnifiques. En plus du Lac Louise, notre route nous mena au Lac Moraine qui me fut fortement recommencé par un collègue de travail (merci Renaud). Ce lac était anciennement représenté sur les billets de 20 dollars et laissez-moi vous dire qu’il aurait été souhaitable qu’il en reste ainsi. C’est un endroit splendide, que j’aurais aimé avoir le temps d’explorer en profondeur. Le soir venu, nous prîmes la route vers notre camping, essayant de mettre le plus de distance possible derrière nous, mais surtout, le moins de distance possible entre Jasper et nous. C’est au camping de Jonas Creek que nous élire domicile.

Lundi, dernière journée à l’ombre des montagnes, nous nous arrêtons sur la route pour voir les Bubbling Mud (une mare vaseuse qui produit continuellement de petites bulles, pas très impressionnant), ainsi que pour admirer les chutes Sunwapta et leur gorge qui firent de magnifiques photos. Nous sommes arrivés à Jasper en début d’après-midi. Épuisé de toutes nos randonnées, nous voulions nous rendre en haut du mont The Whistlers par téléphérique pour un plus court trajet au sommet. Le prix de la remonter a rapidement refroidi nos ardeurs, et le 8 km de randonnée à partir du pied de la montagne nous semblait bien trop long. Nous avons donc opté pour un petit sentier à la colline Old Fort Point d’où nous avons eu une vue formidable sur la vallée dans laquelle Jasper est située.

Nous avons finalement quitté en fin d’après-midi, gardant en tête que le Canadien disputait une partie importante et qu’il nous fallait arrêter quelque part pour la regarder. Malheureusement, la fin de notre périple annonçait également la fin des péripéties post-saison des Habs. La peine au cœur, nous avons continué notre route pour retourner à la Katimahouse.

Pendant mon cours passage dans les Rocheuses canadiennes, j’ai eu la chance d’admirer les plus paysages
canadiens. J’ai également croisé la faune locale; chèvres des montagnes, orignaux, caribous, loups, ours, suisses, etc. C’est beau de voir comment ces animaux cohabitent avec les visiteurs du parc, et comment ils se sont adaptés à la présence de l’homme. Néanmoins, le « highlight » de mon périple, c’est la route. Tout au long du voyage, nous étions à quelques kilomètres des montagnes, nous étions même cernés par elles. Toutes plus grandes, plus majestueuses ou plus enneigées les unes que les autres, elles nous offraient un vue à vous couper le souffle. Ce n’est pas la plus belle autoroute au Canada pour rien.

That's what I'm talking about; Roadtrip in the Rockies!

jeudi 15 juillet 2010

Get a life! And what do I get now?

Tout d'abord, pardonnez-moi pour ce long moment d'absence; près d'un mois, c'est plutôt long! Mon après Katimavik a été bien occupé. Dès mon retour, j'ai travaillé comme animateur de classe verte au Domaine Scout St-Louis-de-France, et ce, jusqu'à ce que je commence à travailler au circuit canotable le vendredi suivant. Pendant la première fin de semaine, j'ai également participé au Relai pour la vie de Repentigny où je me suis fait rasé les cheveux au profit de la lutte contre le cancer. Ajoutez à tout ça quelques soirées avec des amis ou de la famille et vous aurez une belle recette pour ne plus avoir de temps libre! Après cela, j'ai travaillé au circuit canotable toutes les semaines et j'ai marqué au baseball à temps perdu. Bref, je n'ai pas chaumé!

Ensuite, certains auront remarqué que la fin de mon aventure manque de péripéties. En effet, le temps m'a manqué et j'ai omis plusieurs articles que j'avais l'intention de rédiger qui sont toujours au stade de brouillon. J'espère que d'ici la fin de l'été, j'aurai le temps de les compléter. Peut-être cela me permettra-t-il de faire mon deuil de Katimavik et d'enfin tourner la page.

Finalement, vous me demanderez, "Pourquoi n'écris-tu pas un de ces articles au lieu de te justifier?" et vous aurez raison de penser de cette façon. Pour être honnête, j'ai autre chose en tête présentement. La vie post-katimavik n'est pas aussi joyeuse qu'elle s'annonçait. J'ai essayé de repousser le plus possible la nostalgie, mais elle ne fait que revenir de plus belle. Je croyais qu'en m'occupant à fond, je finirais par m'en remettre, mais je n'arrive pas à combler le vide qui s'est créé lorsque tout s'est terminé. Katimavik était 9 mois de contacts humains et de relations presque exclusives avec 9 autres individus; des amis, de la famille même. Dans les bons moments comme dans les mauvais, il y avait toujours quelqu'un avec de moi. Depuis que c'est fini et que nous avons été séparés, rien n'est plus comme avant. Ces frères et sœurs qui ont su se tailler une place dans mon cœur et y ont laissé un trou béant. J'étais naïf en pensant que mes amis ici pourrait le combler; non pas qu'ils sont moins important que ma nouvelle famille, car ils auraient très bien pu occuper la place qui était maintenant vide dans ma vie. Pourtant, comme à tous, le temps leur manque. Ils travaillent, de plus en plus loin, ils sortent avec leurs nouveaux amis ou ils prennent du temps pour eux; ils vivent leur vie quoi. Je savais que leur vie continuerait pendant mon absence, mais a-t-elle évolué à un point où je n'y ai plus ma place? Qui sait? Mais, je dramatise. C'est normal que mes amis vaguent à leurs occupations, je fais de même après tout. Nos horaires ne concordent tout simplement pas. Pourquoi est-ce si difficile de voir les gens qui compte pour vous?

Naturellement, je ne blâme personne pour ce qui arrive. Simplement, je commence à déprimer seule dans mon coin. Je commence à me demander qui sont mes vrais amis, qui restera dans ma vie même lorsque je serai parti loin sur la rive sud. Une amie m'a dit un jour que si je voulais garder le contact avec les gens que j'aime, il fallait que je m'arrange pour garder le contact et que je reste patient. Mais que faire quand on arrive à bout de nos ressources et que l'on a tout essayé? Doit-on continuer? S'acharner jusqu'à ce que nos amis nous reviennent? Ou simplement les laissez aller, et considérer qu'ils sont passés à autre chose? Pour être honnête, je ne sais plus où j'en suis avec tout ça. Plus j'écris, plus mes questions trouvent des réponses, qui forment à leur tour d'autres questions. Je sens que je ne résoudrai pas mes problèmes ce soir, mais au moins vous y voyez un peu plus clair derrière ce regard songeur et ce visage impassible que sont les miens.

dimanche 20 juin 2010

Last moment in an empty house

Dernière soirée dans mon expérience Katimavik et je suis encore sur mon ordinateur. Certains diraient que je ne profite pas du moment mais, pourtant, j'essaie d'en faire un moment inoubliable en le décrivant textuellement. Nous sommes tous dispersé dans la maison et à l'extérieur présentement. Certains sont très fatigué et sont étalés au sol (parce que nous n'avons plus de lit depuis hier soir et plus de matelas depuis 30 minutes); d'autre sont encore plein d'énergie et discutent à l'extérieur (un peu trop fort apparemment, parce que Nico vient de les avertir de baiser le son).

Nous commençons notre soirée avec un dernier souper bien mérité. Rachelle et Phil nous ont cuisinés du poulet avec de la farces et des patates douces, ce qui fut excellent. Dernière activité de "debriefing", je distribue le pain et le vin (jus de raisin) représentant le dur travail que nous avons fait ainsi que l'énergie que nous y avons mis.

Après quelques temps d'attente (John était dans la douche...), Nico commence la "cérémonie de remise des certificats" pendant laquelle nous avons reçu notre katimadiplôme, ainsi que notre bourse de 1000$! Moment plus ou moins officiel marqué par ma prise de photo.

 principal de la soirée, notre party d'adieu! Nico nous a permis de boire sur la propriété Katimavik (ce qui techniquement interdit par le programme), afin que nous puissions avoir une dernier instant autour du feu et célébrer la fin de cette magnifique expérience! Nous avons tous bus tranquillement (et moins tranquillement), nous avons parler de notre expérience mais, surtout, nous avons profité des dernières heures qui nous étaient imparties. 

Maintenant, après avoir nettoyer la maison en moins d'une heure, nous sommes une fois de plus assis, attendant l'autobus, songeant à la prochaine étape: la fin...

vendredi 21 mai 2010

Final Countdown : 26 jours

Là, ça suffit! Est-ce qu'on peut arrêter de me rappeler qu'il reste moins d'un mois s'il-vous-plait?

Je veux profiter de mon expérience jusqu'au bout sans penser au lendemain, mais comment faire quand, à chaque jour qui passe, quelqu'un ou quelque chose montre que inévitablement tout va se terminer.

Comme je l'ai dit a tant de gens déjà, je ne suis pas excité à quitter Katimavik, du moins, pas autant que les autres. Pour moi, ce fut une expérience extraordinaire! Je m'étais fait des attentes et elles sont presque toutes remplis. Mis à part le fait que je sois pratiquement le seul à me sentir comme ça, tout à fonctionner. Mon groupe était bien, mes PL étaient géniaux et mes aventures étaient sans fin! C'était une vie comme j'aimerais la vivre pour encore longtemps (mis à part la faible rentrée d'argent qui ne nous mène nul part). Je voulais voyager, voir le monde, rencontrer du monde, travailler dans différentes conditions; tout ce que j'ai fait, je l'ai voulu!

Cela dit, je sais que je ne peux pas rester ici indéfiniement. Le retour est inévitable, alors pourquoi l'ignorer. Je ne peux m'empêcher de penser à la maison; ma famille, mes amis, mon chez moi. Enfin pouvoir partager ce que j'ai vécu, autrement par mots et images, et d'être en mesure d'exprime mon contentement d'avoir parcouru le Canada. Je ne peux pas repousser l'idée que 8 mois ont déjà passé sans que je ne les vois et que ce fut plus difficile que je ne l'aurais pensé. Mais ça arrive bientôt, non? Moins d'un mois...

Il est difficile de faire un bilan de mon expérience, surtout qu'elle n'est pas encore terminé. Pourtant, je sais que ce sera positif!

Billeting: take 3! Action!

Pour une troisième fois, nous quittons notre foyer katimafamiliale pour allons vivre chez de parfaits inconnus car, soyons réaliste, nous ne les connaissons vraiment pas ces familles d'hébergement!

Ma famille était un jeune couple dans la fin vingtaine : Erin Marshall et Dave Schaefer. Sans vouloir me vanter, c'était un match parfais. Erin est une ancienne participante de Katimavik; elle a fait le programme il y a 10 ans je crois. Super énergique et enjoyé, elle était contente de me recevoir chez elle parce que, pour une fois, elle pouvait parler de Katimavik sans se faire traiter de folle, ha ha! Dave est plus du genre tranquille. Il travaille à BioWare (compagnie de jeux vidéos : Star Wars Knight of the Old Republic, Baldur's Gate, Mass Effect, Dragon Age et j'en passe) et est plutôt "geek". Ah, j'oubliais le principal, il joue à Dongeons & Dragons! Bref, je pouvais pas mieux tomber!

Dès le premier dimanche, nous sommes allés à Drumheller. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la ville aux Dinosaures de l'Alberta. Même si c'est une région très riche en fossils, sa renommée est davantage causée par la facilité de déterrer les spécimens sans trop les endommager. La région des "Bad Lands" est un changement de paysage drastique car, tout autour, ce sont les prairies avec des champs à pertes de vue. À Drumheller est situé le Royal Tyrrel Museum, musée de Dinosaure et de recherche archéologique. C'était vraiment une visite passionnante. En après-midi, nous sommes allés au Horseshoe Canyon. Un paysage vraiment fantastique que j'aurais aimé pouvoir explorer davantage, ç'aurait fait une randonnée extraordinaire!

Le mercredi soir, je suis allé jouer à un jeu de société (Arkham Horror) avec les collègues de Dave dans les bureau de BioWare dont j'ai éventuellement fait le tour. C'était vraiment le fun!

Sinon, j'ai jouer à des jeux vidéos (KOTOR II, plus qu'autre chose) et j'ai écouté des films, tels que Free Willy IV (oui, il y a un 4e, pis il n'aurait jamais du exister...), Last Samourai, X-Men III, Up et des Planet Earth (documentaire avec des images incroyables). Pour certains, ça peut avoir l'air d'une semaine ennuyante, mais tout ce que je cherchais, c'était un break de Katimavik et du groupe, et je dirais que c'est mission accomplie.

J'oubliais presque de parler de Cocoa, leur petit chien. J'adore Cocoa! Il est tellement cute! J'me suis tellement amusé avec lui. Il est comique, parce que tu peux lui lancer ces jouets (une oie en peluche, c'est son préféré) et il les raporte... presque. Car après qu'il l'a dans la bouche, il ne le redonne pas. C'était toutefois un vrai plaisir de lui enlever de façon subtil et de le narguer en lui remettant sous son nez!

Bref j'ai adoré mon expérience avec Erin et Dave. J'espère pouvoir revenir l'été prochain pour leur mariage!

NB. Au début de la rotation, je trouvais que le billeting n'était pas bien placé: il était bien trop tôt! Même pas un mois de fais et déjà on quitte notre maison pour une semaine. À ce moment là, ça m'était incompréhensible.

Maintenant, je comprend pourquoi : il ne nous reste plus que la moitier du trimestre après le billeting...

vendredi 9 avril 2010

University, here I come!

Moment déterminant dans un trimestre Katimavik, celui qui décidera du dénouement de cette expérience : le "workplacements tour"! Après un long congé de Pâques à s'interroger sur les différentes jobs, nous avons enfin réponse à nos questions. Un seul problème, trois des placements francophones (7/10 sont francophones) exigent d'obtenir un participant francophone. Naturellement, il n'y a que Val, Phil et moi; ça restreint les options un peu, non? Non seulement nous n'avons pas toutes les options que nous voudrions, mais trois de nos anglophones n'auront pas la chance de s'immerger dans une job française.

Bref voici les placements:
  • L'Uni-Théâtre *
  • Institut Guy Lacombe de la famille(bibliothèque) *
  • The Salvation Army Edmonton Community and Family Services
  • Secrétaria provincial de l'Association Canadienne Française de l'Alberta **
  • Canadian Parks And Wildlife Society Northern Alberta Chapter
  • United Way - InKind Centre
  • Manoirs St-Joachim (résidence de personnes agées) ½*
  • Manoirs St-Thomas (résidence de personnes agées) *
  • Francophonie Jeunesse de l'Alberta & Federation du Sport Francophone de l'Alberta **
  • Centre d'Enseignement et de Recherche en Français - Campus Saint-Jean **
* Placements francophones
** Placaments demandant des francophones

À mon avis, tous les placements sont vraiment intéressants. Mon choix allait toutefois à la FJA & FSFA, une job de bureau dans un environnement dynamique; la ACFA, autre job de bureau qui semblais très motivante; et le manoir St-Joachim, qui est majoritairement anglophone avec un bon 35% de francophone. Je croyais que j'avais de bonne chance avec les deux premiers, vu qu'ils demandaient un francophone. Malheureusement pour moi, Val et Phil les voulaient aussi et ils excluaient tout comme moi le campus Saint-Jean de leur choix.

Ce que je redoutais arriva, je fut assigné au campus St-Jean et les deux autres eurent mes premiers choix. En bons gars que je suis, pendant l'entrevue, j'ai dit au partenaire de travail, Normand, que le campus n'était pas dans mes choix, mais que la job semblait intéressante quand même. Puis, toujours en bon gars que je suis, j'ai dit à Nicolas, PL, que s'il avait à trancher quelque part, peu importe le résultat, je m'en contenterai... Des fois je me dis que je parles trop. Encore une fois, je n'ai pas eu mon premier, voire, deuxièment choix. Jamais je n'ai vraiment été pleinement satisfait lors de la distribution des jobs, je cris à l'injustice!

Mais bon, à part crier, je peux pas y faire grand chose. Dans les deux dernières rotations, je n'ai pas eu ce que je voulais, mais je me suis quand même plu à ces jobs là; la première plus que l'autre, mais quand même. Pourquoi ce ne serait pas le cas encore ici? Voyons les points positifs! Normand m'avait choisie en premier pour mes connaissances en informatique et pour mon autonomie en milieu de travail. C'est une job de bureau, ce que je n'ai jamais eu auparavant et que je voulais essayer pour ce trimestre. De plus, qu'est-ce que je peux demander de mieux à mettre dans mon C.V. pour appliquer en enseignement collégial ou universitaire que d'avoir travaillé (bénévolement...) au Centre d'Enseignement et de Recherche en Français de l'Université de l'Alberta? Sérieusement, je viens de trouver de très bons côtés à cette job là! Je pourrais peut-être aimer ça finalement. Laissons le temps en décider...

lundi 5 avril 2010

Il était une fois dans l'ouest

Après plusiseurs heures de route, deux films (bah un complet et deux moitiers) et beaucoup d'attente, nous avons enfin aperçu notre maison sur la 82e avenue. Plus petite que les deux autres que nous avons habitées, notre nouvelle 'katimahouse' se camoufle presque entre les autres maisons du cartier et derrière les grands sapins qui lui font de l'ombre. Seules distinctions: le drapeau Katimavik dans la fenêtre et la katimavan 'parké' dans la rue. La 82e avenue à notre hauteur est construite bizarrement; la rue principale est entourée de deux rues à sens unique à l'usage des résidents. C'est disposition bien pratique, mais quand même surprenante. Nous avons aussi une ruelle en arrière, dommage que je ne sois plus tout petit, j'aurais pu en tirer avantage en y jouant tous les jours.

La maison est quand même jolie. Nous avons deux paires de sofas assorties, dont les couleurs s'agencent assez bien au reste de la pièce, ce qui est ecxeptionnel pour une maison Katimavik! Les chambres sont petites, surtout comparé à notre "loft" de Bridgewater, mais nous allons nous y habituer (bien obligé de toute façon). Nous avons deux salles de bain avec douches, ainsi qu'une cuisine et demi; l'une est complète, l'autre n'a que le réfrigérateur de fonctionnel. Nous avons même une cour arrière avec un rond de feu! Côté divertissement, Nico, agent de projet, a acheté une table de babyfoot Noël dernier, alors c'est la joie! Comme à Bridgewater, l'accès à la connection internet Katimavik nous est refusé, mais nous avons une connection mystère qui, pour ma grande satisfaction, est plus forte dans la chambre des boys!

Pendant notre weekend relaxe, nous avons eu amplement le temps de visiter notre nouvelle communauté, soit la ville urbaine la plus au nord au Canada, Edmonton. La 82e avenue, mieux connue comme étant Whyte Avenue, ne passe pas par le centre-ville, elle n'en donne qu'une très belle vue lorsque l'on marche le pont surplombant Mill Creek. Néanmoins, Whyte Ave est la rue universitaire d'Edmonton. À environ 30-45 minutes à pied de notre maison commence le "real" Whyte Ave (comme dirait Dan), c'est là que les magasins, les bars et les clubs se trouvent. Nous l'avons marché de long et en large, voyant les divers bars qui s'y trouvent, choisissant les meilleurs pour nos prochaines sorties.

Les gars et moi avons aussi élargi notre exploration vers l'ouest de la ville: le West Edmonton Mall! Ce monstre de marchandises, contenant  plus de 800 magasins, restaurants ou autres s'étant sur près d'un kilomètre. Peu importe ce que l'on cherche, là-bas, tu peux le trouver (à moins que ce soit la tranquilité et le silence). Nous avons arpenté le West Ed pendant plus de 3h et n'avons qu'exploré les principales artères du 1er étage. Naturellement, nous avons été voir de quoi avait l'air le parc aquatique et le parc d'amusement. Oui, oui, un parc aquatique et un parc d'amusement, ce n'est pas le plus grand centre d'achat en Amérique du Nord pour rien! Toutefois, mise à part son empleur, c'est un centre d'achat comme les autres. Personnellement, j'avais l'impression de me promener dans aux Places Versailles à Montréal, sauf que ma marche était interminable!

Bref, ce n'est encore qu'un aperçu d'Edmonton. Nous n'avons pas encore choisie nos jobs et nous sommes loin encore d'avoir vu toute la ville. Nous attendons beaucoup de cette rotation, nous avons tous nos plans pour en faire un moment inoubliable. Plusiseurs spectacles sont au menu et on ne pourrait passer dans l'ouest sans voir les Rocheuses. Tant à faire en si peu de temps. Il ne reste que 10 semaines au programme, après c'est le retour à la maison... Essayons de ne pas y penser pour le moment et profitons de chaque moment!

samedi 3 avril 2010

Missing at rotation

Nous quittons notre domicile katimafamiliale vers 1:30pm, comme à notre arrivée, nous avons notre propre autobus qui, cette fois, nous mène au camp de rotation.


C’est une bizarre de situation, je ne sais pas si je l’ai déjà expliqué, mais je me lance. Un « cluster » (regroupement de quatre katimagroupes d’une même région) Québec (Ste-Marie, Lévis, Québec, Beauport) et un autre de l’Ontario (London, Strathroy, Hamilton, Port Colborne (c’est nous ça)) sont en quelque sorte jumelés ensemble pour se suivre pour le reste du programme, car pendant la 2e et la 3e rotation, les deux clusters sont divisés et mélangés ensemble. Trois de celui de Québec s’en sont allés en Nouvelle-Écosse, alors que l’autre s’en allait au Nouveau-Brunswick. Pour celui de l’Ontario, c’était le contraire et naturellement, mon groupe était celui qui se séparait de tous les autres. Pour la 3e rotation, c’est un moitié-moitié, ce qui n’est trop mal.

Résultat : nous avons un camp de rotation avec des groupes que nous connaissons que très peu. Personnellement, j’ai quand même eu bien du plaisir, pis j’ai pris le temps de parler avec un peu tout le monde, mais il reste que ce n’était pas la même chose qu’avec Hammer, Strath et London. Nous n’avons pas fait grand-chose d’autre que discuter et ‘chiller’ avec les autres.

Je vous écris présentement en direct de mon avion. Je suis en vol pour Edmonton. Nous avons quitté le camp de rotation à 2:30 am, puis quitter Halifax vers 6:45 pm. Nous nous sommes arrêtés à Toronto pour l’espace d’une heure et demie, pour enfin repartir vers l’Alberta à 9:45. À ce point-ci, j’ai très peu de sommeil, j’essaie de rester éveillé le plus possible pour profiter de chaque moment du voyage (et des films gratuit de l’avion). Je ne sais pas quand nous arriverons à bon port, mais je suis impatient de voir ce qui m’attend à l’extérieur des portes de l’aéroport!

Un nouveau départ: Leave and let go...

Déjà trois mois de passé. En fait, je devrais dire 12 semaines, ce qui n’est pas tout à fait trois mois et tout bon Katimavik sait que quelques semaines peuvent faire une énorme différence. Notre temps à Port Colborne était mémorable, mais il semblait éternel. Nous nous étions habituer à la place, en quelques sortes, nous avions élu domicile; nous ne bougions presque pas. À Bridgewater, le temps fila comme l’éclair. À peine avions-nous le temps d’apprécier et de réfléchir à propos de la dernière activité que d’autres activités nous attendaient déjà. Nous avons tant fait en si peu de temps : nous avons arpenté les maritimes de long et en large; nous avons vu tous les paysages du la pointe de Peggy’s Cove aux forêts de l’autoroute. Bref, nous avons profité au maximum du temps qui nous était impartie. Malgré cela, il est toujours si difficile de partir.


Encore une fois, nous avons appris tranquillement à aimer la communauté, à s’y sentir comme chez nous. Nous avons fais de ses rues les nôtres en y marchant tous les jours. Nous avons forgé des liens avec la communauté, avec les gens qui y vivent et qui la font vivre. Nous avons travaillé avec eux, parlé avec eux, ris avec eux! Toutefois, ce n’est pas ce qui nous manquera le plus. Les liens forgés sont presque aussi fort que ceux qui ont émergé de Port Colborne, mais probablement pas suffisamment pour me tirer une larme au moment du départ.

Je pourrais dire que ce qui va me manquer le plus de Bridgewater, c’est l’endroit en tant que tel. Les Maritimes sont pour moi une découverte incroyable. J’ai vu Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard; tous sans exception m’ont coupé le souffle. Le paysage de l’Atlantique est ahurissant; la mer à perte de vue. L’océan infini qui apporte ses rafales d’eau sur les berges d’une terre riche de forêts et de terres. L’odeur humide et salée qui reste en mémoire comme une empreinte permanente. C’est ce que je retiens de mon séjour dans les Maritimes, des images qui resteront graver dans ma mémoire à jamais.

Néanmoins, je vais revenir dans les Maritimes un jour, plus d’une fois même, alors ce n’est pas ça qui va me retenir lorsque je mettrai le pied hors de la maison. Ce qui va vraiment me manquer de ce séjour, c’est Matt. En plus d’être un agent de projet formidable, c’est devenu pour moi un ami; quelqu’un de confiance. Tout les moments où nous avons ris avec lui et où nous avons ‘triper’ avec lui. Comme je l’ai dit auparavant, Matt nous motivait beaucoup pour faire des tas de choses, choses qui sont arrivées pendant nos semaines à Bridgewater. Personnellement, j’ai appris énormément de Matt; autant côté connaissances que sur les relations interpersonnelles. Matt nous a révélé il y a quelques jours que nous étions le premier groupe qu’il n’était pas près à voir partir, on serait un groupe vraiment spécial selon lui. Je crois que sur un certain point, nous avons connecté avec lui; pour, nous il était comme un frère. De mon côté, c’est lui qui me retient à Bridgewater, qui fait que je vais m’ennuyer de cette partie de mon voyage. J’espère le revoir un jour, juste pour lui redire merci, merci pour tout ce qu’il m’a appris et merci pour tout ce qu’il m’a apporté!

lundi 29 mars 2010

Miles and miles on the Maritimes roads!

19-21 mars

Dernier voyage de notre aventure dans les Maritimes, alors pourquoi ne pas faire ça en grand! Nous avons rouler pendant des heures pour aller au bout de la Nouvelle-Écosse deux semaines auparavant, c'est maintenant le tour de l'Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick!

PEI

Nous avons habité chez Robyn à Borden-Carleton, tout près du Pont de la Confédération. Nous avons visité une usine de patate où il lave et traîte les patatets pour les mettre en sacs. Je n'ai jamais vu autant de patates au même endroit! Nous avons aussi vu les plages de sables rouges de l'Île-du-Prince-Édouard, c'était vraiment magnifique. Même les roches sont davantages de sable, car elle sont très friables. Avec notre chance exceptionnel, nous sommes restés pris avec nos deux katimavans, mais une bonne poussée a arrengé le tout.

En après-midi, nous sommes allés à Charlottetown où nous avons rencontré le bon vieux groupe de Hammer! Nous avons eu 1h de temps libre avec eux, afin d'explorer la ville et de profiter du peu de temps que nous pouvions nous voir dans cette rotation et peut-être pour le reste de l'aventure. Nous avons aussi profité de notre temps en ville pour réviser nos connaissance sur la Confédération, donc un retour en histoire de 4! Pour finir en beauté notre cours passage sur l'Île, nous sommes allés à la crèmerie Cows qui fait, selon les dires, la meilleur crème glacée au Canada!

J'oubliais de mentionner notre arrêt sur le plus long pont au Canada: le Pont de la Confédération! Il relie le Nouveau-Brunswick à l'Île-du-Prince-Édouard et parcourt plus de 13 kilomètre d'étendu d'eau! Sa structure massive de ciment montre le génie de l'architecture à l'oeuvre. J'ai touché au pont, je me suis assis dessous, mais je ne l'ai pas liché comme Matt...

N-B
Pour notre séjour au Nouveau-Brunswick, nous avons visité nos anciens amis de London maintenant à Dieppe! Nous avons passé une excellente soirée chez eux en sortant dans un petit café à près de 30 minutes de leur maison (ils aiment ça loin!). Le serveur était vraiment sympatique! D'origine acadienne, il parlait français avec un léger accent et nous avons eu de très belle discussion sur la langue française et les différences entre nos deux coins de pays; vraiment enrichissant!

Le lendemain, nous avons vu l'un des paysages les plus impressionnant à voir au Canada. Nous avons visité la Baie de Fundy, reconnu pour avoir les plus grandes marées au monde! Je ne sais pas si certains d'entre-vous ont déjà vu des images des "Pots de Fleurs Hopewells" à l'école ou quelquepart d'autre? Personnellement, j'en avait entendu parler, mais je m'étais toujours plu à penser que c'était dans un pays étrangé, que le Canada ne pouvait pas contenir une telle merveille! Et pourtant, la Baie de Fundy n'est qu'à une 10h d'heure de chez moi! Bref, le paysage était à couper le souffle et de voir monter la marée d'un mètre en moins d'une heure, c'est allucinant!

Nous avons terminer notre excursion avec le Musée Acadien et 'Magnetic Hill' qui était pour moi deux déceptions. Le premier, je n'ai aps eu le temps de voir la partie importante et plus intéressant du musée. Le second, c'était fermé, alors nous n'avons que vu l'endroit, sans vraiment comprendre comment l'illusion d'optique fonctionnait.


N'empêche que notre excursion, après plusieurs kilomètres de routes, nous a mené dans les quatres coins des Maritimes et nous a fait des paysages fantastiques!

Expérience spirituelle

13 mars

Depuis le début du programme que Meaghan nous demande de faire quelque chose en rapport avec les Premières Nations et c'est finalement arrivé! Elle est entrée en contact avec une dame amérindienne qui nous a gentillement offert de participer à une 'Sweetlodge'! Malheureusement, c'est tout le monde du groupe qui a vraiment le courage d'y participer, d'autant plus que Val et Jillian ont de la famille qui sont venu juste pour les voir, alors nous y sommes allés sur notre temps libre, ce qui n'était vraiment pas du temps perdu!.

En gros, une 'sweatlodge' est une tente fermé sans aucun espace pour laisser la vapeur s'échapper. Il y a une trou dans le sol au milieu où sont disposé des pierres extrêmement chaudes (chauffé par un feu à l'extérieur). Le principe est le même qu'un sauna, sauf que dans une 'sweatlodge', tu restes à l'intérieur, même lorsque la chaleur commence à devenir insupportable.

Pour résumé mon expérience là-bas, je dirais que c'était assez intense! Avant de commencer, il y une longue cérémonie lié aux pierres qui sont dans le feu et qui se veut purificatrice j'imagine. Une fois dans la tente, il fait complètement noir. Au premier round, j'ai été suppris de sentir à quel point la chaleur peut devenir intense. Au deuxième round, j'ai craqué et j'ai demandé la porte. Les troisième et quatrième rounds se sont passés beaucoup mieux! Pendant chacun des rounds, le chef de cérémonie pose diverses questions nous amenant à différentes réflections. Il y a diverses façons de participer à une suerie, ça diffère à chaque fois disons.

Le moment le plus intense était sans aucun doute le deuxième round. Nous étions vers la fin du rite et la chef de cérémonie ainsi que d'autre personne présente avaient commencé à chanter de façon tribal et de plus en plus forte et envoutante. Plus le ton montait, plus la maîtresse de cérémonie mettait de l'eau sur les pierres, ce qui faisait considérablement monter la température dans la tente. Au début, j'ai pensé pouvoir supporter la chaleur, puis j'ai mis ma serviette sur mon visage pour me refroidir le visage. Mais c'était insuffisant, car je commençais à suffoquer; la chaleur me prenait tout droit à la gorge et dans les narines. Par une dernière tentative, je me suis accroupi comme elle nous avait suggéré de faire étant donné que la chaleur monte et l'air frais serait plus au niveau du sol. Pourtant, lorsque je m'abaissa, j'eu l'impression que quelqu'un me jettait de l'eau bouillante sur le dos. J'essaie d'inciter mon corps à résister et de convaincre mon esprit de se calmer. Plus la chanson devenait intense, plus j'entendais le son de l'eau s'évaporant sur les pierres chaudes; j'avais l'impression d'être dans un rêve, tout n'était qu'image flou dans ma tête. J'ai finalement demandé la porte d'une voix forte et je suis sorti avec les reste de mon katimagroupe qui n'en pouvait plus également.

C'était certainement le moment le plus intense, douloureux et éprouvant de ma vie et, pourtant, je m'en suis senti grandi et plus fort!

ECMAs

5-7 mars

Après 6h enfermé dans la katimavan, nous arrivons enfin à l'autre bout de la Nouvelle-Écosse! Maintenant que je regarde en arrière, c'est un foutu long voyage qu'on a fait là! Bref, nous sommes au Cape Breton!

Cinq groupes Katimavik, tous de la Nouvelle-Écosse, réunis pour l'un des plus grands événements de musique des Maritimes: le East Coast Music Awards! Nous dormons tous dans la même école afin d'aider pour le même événement au même moment le samedi suivant. Ce n'était pas la première fois que nous rencontrions le groupe d'Halifax et de Spryfield, mais c'était tout de même bien différent que d'être avec Hammer, London ou Strath! Personnellement, je connaissais pratiquement personne et, pour ceux qui me connaissent, je ne suis plutôt gêné au premier contact. N'empêche que j'ai réussi à m'entendre assez bien avec Emma et Kelsey de Spryfield, ainsi que Josh du 2e groupe d'Halifax, qui sont en retard de 2 semaines sur nous (je sais, c'est étrange, mais ça veut simplement dire qu'il ne se déplace pas en même temps que nous). Des conversations assez cool avec eux, du bon temps je dirais, dommage que ce ne fut qu'une fin de semaine.

Samedi matin, un peu de shopping au Flee Market que nous sommes, en fait, venu mettre en pièce et transformer en salle de spectacle pour l'enregistrement live d'un show pour CBC Radio 1! Ce que nous ne savions pas, c'est que nous allions assiter au show! Tout une surprise en fait, davantage lorsque nous avons découvert que Joel Plaskett, grande fierté de la Nouvelle-Écosse, était la vedette du show! Personnellement, je connaissais plus ou moins, car je ne l'avais entendu que quelque fois à la maison, mais le reste du groupe était tout exciter; Matt et Robyn ne tenaient plus en place! Alors, première partie par Coco Love Alcorn, musicienne talentueuse, qui a composé une chanson juste pour moi (en fait elle parle de nerds et de geeks dans la chanson, mais mon gropupe m'a tout de suite reconnu là-dedans!). Puis, Joel Plaskett!!! C'était juste trop bon! Beaucoup de talents: bon compositeur, excellent guitariste, très belle voix et plein d'énergie sur scène. En un seul show, il a réussi à me convaincre d'écouter sa musique continuellement. Ce qui est spécial, c'est que ces chansons réfèrent toutes à la Nouvelle-Écosse ou plus précisément au Comté de Lunenburg où je vis depuis plusieurs semaines. Il me fait beaucoup penser aux Cowboys Fringants sur ce point, et c'est quelque chose que j'aime, car je peux me retrouver dans les chansons.

Dimanche, nous avons vu les Sydney Tar Ponds, qui pourrait être traduit par les Marres de Goudron. C'est une catastrophe écologique monstrueuse qui est en procésus de réhabilitation subventionné par le gouvernement. C'est assez impressionnant comme instalation, et lorsqu'on connait toute l'histoire, c'est à se demander pourquoi c'est les payeurs de taxes qui doivent encore écopper... Ensuite, un imprévu très apprécié, nous avons vu un show Acadien dans un restobar. Le duo Bette & Wallet est un couple Québécois-Acadienne qui évolu dans la musique traditionnel Acadienne. Beaucoup de chanson à répondre, de violon et de chanson tiré du quotidien. Nous avons même dansé un Set Carré à la toute fin, c'était vraiment nice! Pour terminer notre journée et trip au ECMAs, nous sommes allés dans un 'Wildlife Park', qui accueille des animaux blessés et en prend soin. Les animaux sont dans des habitats les plus naturels possible, tout en contraignant l'espace afin de pouvoir s'occuper d'eux adéquatement. C'était vraiment intéressant de voir à quel point les animaux étaient tristes d'être enfermé en cage car, contrairement aux animaux de zoo qui sont nés en captivité, ils ont déjà connu la vie sauvage et d'être dans un milieu clos les rendent dépressif. N'empêche, que d'un autre point de vue, ils ne seraient plus vivant s'ils n'avaient pas été recueilli par le parc. Ce sont des questions éthiques qu'il faut parfois considérer...

Bref, une autre belle excursion. Pour moi, le meilleur moment est le concert de Joel Plaskett, bien que le 'Wildlife Park' vallait le coup d'oeil!

lundi 15 mars 2010

Garfield avait tout faux

8h du matin, le réveil qui sonne. Je me lève, je vais prendre une douche. Je m'habille et je descends à la cuisine pour me faire déjeuner et préparer mon lunch, sans oublier de saluer Meaghan et Robyn qui sont aparemment plus matinal que moi. Puis, 8h30 est déjà arrivé que Robyn et moi nous mettons en route pour le travail. Après 30 min de marche, nous arrivons au musée et nous commençon notre journée.

Voici à quoi ressemble mes lundis matins. Ça peut sembler ennuyant et nonchalant, mais j'ai pourtant un grand sourire sur les lèvres de la sonnerie du cadran jusqu'au moment où je vais me recoucher le lendemain. Voulez-vous avoir pourquoi?

Lynda ne travaille pas!

Je sais, c'est méchant et loin d'être mon genre de détester quelqu'un, mais mes journées sont tellement plus joyeuses lorsqu'elle n'est pas là! Lynda est la conservatrice du musée, autrement dit, celle qui se préoccupe davantage de ses précieux artéfacts que de nous. Elle est très gentille en dehors des heures de travail, comme sur l'heure du diner, mais sinon... Elle nous traitent en jeunes enfants qui n'y connaissent rien. Une fois, elle a essayé de me montrer comment placer des dossiers en ordre alphabétique, et une autre, elle a tenté de m'expliquer comment mettre un plastique protecteur sur une étagère pour la protéger des éclabousures de peinture, chose que j'avais fais avec succès la semaine d'avant. Bref, elle est énervante par moment et très désagréable.

Toutefois, les lundis, c'est le rêve. Comme le musée est ouvert les fin de semaine et qu'ils ont besoin d'une personne responsable pour superviser les bénévoles qui y travaille, Lynda travaille le dimanche et prend une journée de congé le lundi. Nous sommes donc seuls avec Barb, notre superviseure, qui est très sympatique et attentionnée à notre égart.

Tout ça pour finalement dire...
J'ADORE LES LUNDIS!!!!

lundi 1 mars 2010

There's a family for everyone, but it's never gonna be like home...

Après un 48h bien mérité, la semaine est passé plutôt rapidement. Nous savions tous ce qui nous attendait à la fin de la semaine. Après une fin de semaine à l'extérieur de la katimahouse, nous allions encore une fois en être "délivré" pour plus d'une semaine. C'est les neuf jours de 'billeting'!

Encore une fois, à chaque rotation, Katimavik nous permet d'aller en 'billeting', c'est-à-dire, en hébergement. Pour une durée de neuf jours, nous sommes placés dans une famille de la communauté qui est volontaire pour nous héberger et nous faire vivre leur vie familiale. Toutes les familles d'hébergement sont différentes les unes des autres: certaines sont des jeunes couples; d'autres des couples avec de jeunes enfants; ou même un vieil homme vivant seul dans sa grande maison cherchant un peu de compagnie en rendant service. Néanmoins, pour la plupart, elles nous font vivre une expérience géniale.

Au dernier trimestre, je suis resté chez les Conway. Scott, ancien militaire et maintenant dresseur de chien, est homme à la maison. Il veille à ce que son fils et sa femme n'ait à se préoccuper de rien d'autre que leurs études et leurs travails ou loisirs. Il est également professeur de Tai Chi à Port Colborne et à Welland, où nous l'avons connu d'ailleurs. Sandra, je ne l'ai pas beaucoup cotoyé, car elle prend des cours à l'université en même temps d'occuper deux travails, ce qui ne lui donnait pas énormément de temps à la maison. Cameron est un garçon très intelligent, qui ira assurément très loin. Mon temps dans cette famille a été passé entre le tai chi et jouer à World of Warcraft (temps que j'ai quand même apprécié, soit-dit en passant). Le côté un peu plus difficile que j'ai éprouvé durant mon temps là-bas était l'autorité étouffante de Scott sur son fils. Il était toujours sur son dos à lui dire quoi faire, comment le faire et à lui dire lorsque ce n'était pas correct. Bien souvent, il criait pour se faire comprendre et ça me rendait très mal à l'aise. À la fin de la semaine, je me suis rendu compte que ça me rappelait un peu la relation en mon père et moi. Je dit que ça me la rappelle, mais je dois dire que si on les compare, la relation Scott-Cameron serait du coke et nous serions du coke diet 'flat'. Je reconnais l'autorité paternel et le désir du meilleur pour son fils en Scott qui me rappelle un peu mon père, mais le côté millitaire les rendait étouffants. Pour être honnête, j'ai cherché à prévenir Scott, vu ce qui s'était passé entre mon père et moi durant l'année, je voulais éviter à Cameron cette révolte et cette exclusion à laquelle j'ai succombé; je voulais leur éviter les problèmes que j'ai vécu, même s'ils sont pour la plupart derrière moi maintenant. J'ignore si j'ai réussi mais, ce qui est certains, c'est qu'eux ils ont changé m'a façon de voir ma famille et mon père, chose qui me fait évoluer dans le bon sens.

Ce trimestre, ici à Bridgewater, Matt a fait des miracles en jumelage de famille, car j'ai beaucoup aimé ma famille, je dirais même plus, j'ai adoré ma famille! J'ai habité avec les Francis à Lunenburg. Dawn, la mère, travaille à l'édifice gouvernemental à Bridgewater, elle pouvait donc facilement me voyager. Pendant mon temps passé avec eux, j'ai été 'bartender' dans une danse au profit du Club de Hockey de Lunenburg, j'ai mangé plusieurs fois chez les parents ou rencontré des membres de leur famille, j'ai mangé du homard, j'ai regardé les olympiques, j'ai joué à la Wii et j'ai assisté au partie de hockey de Lucas. Les Francis étaient une famille presque conforme à la mienne, ou du moins, j'y ai vu beaucoup de ressemblance. Composée d'un couple dans la jeune trentaine, Dawn et Rod, et de deux enfants de 8 et 4 ans, Lucas et Layten, la famille Francis base son divertissement et ses activités autour du sport. L'été, c'est le soccer; l'hiver c'est le hockey! En voyant Dawn et Rod allés, je voyais là mes parents essayant de trouver du temps entre travail, scout et baseball. Et puis les enfants, à les voir aller, je nous revoyais ma soeur, mon frère et moi étant plus jeunes n'écoutant qu'à moitié ce que les parents disaient (et courant partout dans les allées des super-marchés). Dawn et Rod étaient simplement géniaux; ils m'ont accueilli comme si j'étais leur fils. Lucas et Layten, des boules d'énergie qui m'ont fait rire toute la semaine.

Cette semaine passé en 'billeting' fut l'une des meilleurs de Katimavik. J'avais décidément besoin d'une pause du programme et les Francis me l'ont offert à bras ouvert. Je me suis senti comme à la maison pour un court laps de temps, ce qui me donne un nouveau souffle pour continuer dans le programme. Ce n'est pas la même chose, car il manquait tous les gens que j'aime, mais au moins j'avais le sentiment de ne pas être dans une maison avec une douzaine d' "étranger" venant des quatres coins du pays. En plus, je pouvais faire à peu près ce que je voulais, et je mangeais ce que je voulais aussi, aucune restriction Katimavik! Le rêve!

Comme chez les Conways, j'ai appris beaucoup sur moi-même et sur ma famille. Ça m'a donné un vision différente de ce que j'ai vécu et de ce qui me reste à vivre au sens familiale. Katimavik met en place le 'billeting' d'abord pour nous donner une expérience de la vie de la communauté dans la province d'accueil. Néanmoins, il y a moyen d'apprendre davantages et d'en sortir grandi. C'est un élément qui n'est probablement pas un objectif, car ce n'est pas tout le monde qui en ont la chance, mais personnellement, j'apprécie cette chance qui m'a été accordé, en espérant pour prograsser encore plus au prochain 'billeting'!

dimanche 21 février 2010

The journey of a musician

5-7 février

Ça fait un mois qu'on sait que ça s'en vient. On s'est préparé et on anticipe le tout. Le stress monte dans la maison, on n'en peut plus, il nous faut une pause! Oui, mes amis, c'est le temps du 48h.

Comme à PoCo, tout le monde à quelque chose de prévu pour rendre ce weekend hors de l'ordinaire. Bon, Mya décide de rester à la maison pour dormir et relaxer, rien de bien exitant je dois l'avouer. Jillian passe la fin de semaine avec sa mère qui est arrivée jeudi pour passer du emsp avec elle. Phil et Rachelle s'en vont à Québec pour le grand bonheur de Phil, même si Rachelle voulait vraiment voir la vieille capitale. Robyn, John et Dan vont à l'île-du-Prince-Édouard question que Robyn revoit sa famille et fasse le party avec ses amis. Val, Meaghan et moi nous prévoyons découvrir davantage cette belle ville qu'est Halifax. Toutefois, de mon côté, c'est un peu plus particulier, parce que j'ai une amie venant tot droit de Montréal qui fait tout ce chemin pour me voir. Bref qu'importe où nous seront, nous avons tous un seul objectif s'amuser à l'abris du katima'monde.

Mon 48h commence à l'arrivée à l'hôtel Commons Inn, dans un cartier à moins d'une demi-heure de marche du centre-ville. Après quelques conseils de Matt (dont celui de ne pas s'aventurer dans les parcs d'Halifax après 10h le soir, parce que ça peut être risqué...), nous entrons dans l'hôtel pour prendre possession de nos chambres. À peine le temps de prendre une douche que je dois aller rejoindre Karyne où le seul autobus de l'aéroport allait la déposer. Sur le chemin pour aller la rejoindre j'arrêtais pas de me passer en boucle comment j'en étais arrivé là: nous nous sommes recontrés dans un bar (amie de mon meilleur ami), pis un mois plus tard, on reprend contact sur facebook et on se met à parler de tout et de rien. Depuis, on s'est parlé pratiquement tous les soirs sur msn. J'ai l'impression de la connaitre depuis très longtemps, mais en même temps, c'est si superficiel ce qu'internet peut vous faire connaître d'une personne. Enfin, me voilà à marcher pour la revoir et passer la fin de semaine avec elle. Elle était là, devant l'hôtel soumise à la rigueur du froid, un calin et nous étions sur notre lancer pour retourner à l'hôtel. Une fois dans la chambre, nous avons écouté un film (Remember the Titans, quel bon film!)et nous sommes allés au lit.

Samedi, journée très relaxe en perspective, même si la marche en prend une grande partie. Un peu avant midi, nous sommes allés au Farmers Market afin de faire un peu de shopping (j'ai vu une super tuque, super chaude, super belle et super cher...). Puis, direction Point Pleasant Park. Pour ceux qui connaisse un peu Halifax, le marché est situé tout près des quais dans le centre-ville, alors que le parc est la pointe sud d'Halifax. C'est pas très loin l'un de l'autre, mais juste assez pour dire qu'elle croyait que je m'étais perdu. Le Parc était vraiment beau; c'était bourré ruines datant de la deuxième Guerre Mondial et des grandes batailles britanniques. Près de 2h furent consacré à marcher dans le parc et à admirer le paysage. Ensuite, suivant l'itinéraire que Karyne avait noté avant de partir, nous nous sommes perdus dans les rues d'Halifax. Naturellement, on était pas vraiment perdu, je savais pertinament bien qu'on ne marchait pas du tout dans la bonne direction, mais l'idée de m'aventurer dans Halifax me plaisait bien (et on avait du temps à predre de toute façon). Toute cette journée pour se résumer en un beau 5-6h de marche en plein air!

Après avoir retrouver notre chemin, nous sommes arrêtés dans une taverne. Le repas était cheap et délicieux, pis on avait même la télé géante pour regarder les Canadiens planter les Pinguins. Néanmoins, mon moment de ma fin de semaine, ce que j'attendais depuis que je savais que j'allais à Halifax: Screaming Eagles vs Mooseheads! Une game de hockey live, Ligue Hockey Junior Majeur du Québec, avec une ambiance survoltée dans une aréna pleine à craquer. J'ai vraiment tripper, je croyais pas avoir droit à du si bon hockey avec la LHJMQ, je suis agréablement surpris. Entre les périodes, il y avait toujours queque chose pour nous divertir allant des concours Subways au match de hockey Timbits qui étaient adorables à voir patiner.
 Dimanche matin, un bon petit déjeuner comme la veille. Puis je vais régler le paiement des chambres. Fait cocasse, en quittant l'hotel, le réceptionniste m'a demandé si j'étais musicien, parce qu'il pensait que nous étions un groupe de musique et que c'était un votage d'affaire. Je n'avais même pas réalisé qu'avec la guitare que je transportais, je donner l'air d'un musicien! (Note: J'ai emprunté la guitare de mon PL pour montrer mes "talents" à Karyne...EPIC FAIL).

Après avoir été reconduire Karyne à la gare, j'ai passé la journée avec Val et Meaghan. Nous sommes allés manger dans une pizzaria et nous avons arrêté dans un magasin de disques sur le point de fermer où j'ai acheté deux CDs qui m'ont couté que 7$ chacun! Dommage que le magasin doit fermer, car j'ai vraiment aimé la place, surtout le vendeur qui avait tout d'un mélomane. Ensuite, nous sommes allés au Discovery Centre, c'est vraiment intéressant tous les trucs qu'il y a là-bas, un peu comme au Centre de Sciences de Montréal. On finit ce 48h en beauté avec un bon cinéma, qui n'était pas aussi bon que je l'avais espéré, mais quand même.










Puis Matt vient nous chercher en ville, puis direction l'aéroport pour aller chercher Phil et Rachelle qui reviennent de Québec. Les routes sont très mauvais vers l'aéroport, car il neige depuis quelques heures maintenant et ça ne semble pas vouloir s'arrêter. Matt décide que nous restons à Halifax pour la nuit. Nous allons donc dormir dans la maison Katimavik de Spryfield (banlieu d'Halifax) où nous avons parlé longuement avec quelques membres du groupe. Pour nous c'était une bonne nouvelle, on ne rentrait pas au travail le lendemain! Bon, Matt s'est empressé de ramener les pieds sur terre en nous disans qu'il allait aller nous mener au travail à 11h... On aura quand même espéré!

Sommaire de ma fin de semaine, agréable. J'ai fais des trucs vraiment remarquable, pis j'ai vu une amie que j'avais terriblement envie de voir. C'est étrange à quel point ça fait du bien de voir quelqu'un du "monde extérieur", ça remet les pieds sur terre disons. Katimavik prend tellement une grande part de ma vie présentement, nous sommes toujours en train de faire quelque chose, qu'il est difficile de s'imaginer que ma famille et mes amis avancent et vivent leurs aventures eux aussi. On a presque l'impression d'être immerger dans un "katimamonde", mais il faut aussi rester conscient que la terre continue à tourner...

Bref, je suis de retour à ma katimalife pour encore une semaine jusqu'à ce que je parte en billeting!!!

mercredi 3 février 2010

How to work your way through History

Au début de la semaine, j'anticipais avec mépris ma longue journée de travail. Vendredi dernier, je m'apprêtais à passer une magnifique journée, parce que j'allais enfin terminer la traduction des pamphllets pour les salles du musée sur lesquels je travaillais depuis une semaine. La veille, j'annonçais à Linda (conservatrice du musée) que j'allais terminer la traduction pour le lendemain midi afin qu'elle me trouve quelques choses d'autre à faire. Ce vendredi matin, elle m'apporte donc une autre série de fichiers à traduire. Voilà pourquoi je ne m'étais pas levé tout enjoué d'aller travailler ce lundi matin: je savais qu'une longue semaine de traduction m'attendait.

Depuis que j'ai commencé à travailler, rien n'était vraiment génial dans ma nouvelle job. Ça nous a pris trois jours avant de pouvoir nous présenter au travail. Une fois là-bas, nous avons déménagé de bureau le jour suivant. Et j'ai commencé à faire de la traduction ce qui était en soit vraiment intéressant pour les 2-3 premiers jours. Mes collègues de travail sont sympathiques, mais l'atmosphère est plutôt froide lorsqu'on travaillent. Ce n'est certainement pas la même ambiance qu'avec Chris qui poussait une "bonne" blague de temps à autres.

Pour enjoliver le tout, aujourd'hui, j'ai eu ma rencontre de mi-trimestre avec ma superviseur. Barb (directrice du musée) m'a évalué très sévèrement et sur des critères bien mal établi. Elle croit que la ponctualité est en manque chez moi et que mon apparence laisse à désirer (3/5 pour les deux). Pour ceux qui me connaisse, la ponctualité était effectivement un de mes problèmes que je m'efforce de corriger ici. Ce qui me frustre, c'est que je suis arrivé en retard une seule fois depuis le début et c'était la première journée. Sinon, j'arrivais en même temps que Robyn ou quelques instants plus tard parce que j'ai pris le temps de déposer mon lunch dans la salle à manger. Mais aujourd'hui elle est arrivé quelques minutes avant moi, mais je suis tout de même arrivé à l'heure; résultat, j'ai un 3 en ponctualité et Robyn à un 4, trouvez l'erreur! Pour mon apparence, est-ce la barbe ou le fait que je porte des t-shirts tous les jours? Ce qui est étrange, c'est qu'elle nous a clairement dit de ne pas se préoccuper du code vestimentaire, car elle savait que nous n'avions pas vraiment ce qu'il fallait avec nous. Pourquoi me le reprocher alors? L'avoir su, j'aurais pu porter des chemises. Bref tout ces petits trucs qui ne me font pas vraiment apprécier mon travail présentement.

Néanmoins, j'ai encore de l'espoir. J'aime essayer de voir le bon côté des choses d'habitude et, étrangement, je ne l'avais pas fais jusqu'ici pour ma job. Matt me l'a fais remarqué hier. Le musée est présentement en rénovation, alors il est difficile pour eux de nous trouver des choses intéressantes à faire étant donné qu'ils n'ont pas accès à toutes les choses du musée. Pourtant ce qu'ils m'ont trouvé à faire à toute son importance. Je suis en train de rendre un musée originalement anglophone complètement bilingue! Ce n'est pas rien! Grâce à moi, une nouvelle clientèle francophone pourra avoir accès aux connaissances du musée. C'est un projet qu'ils remettaient depuis longtemps faute d'argent, mais je l'amène maintenant à terme. C'est tellement incroyable comme projet, maintenant que j'y pense. Je n'avais pas espéré quelque chose d'aussi gros en venant ici. Finalement, peut-être que ce petit pas d'Histoire me fera vraiment apprécier mon travail davantage!

My Katimaworld has blown up !?!

J'était assis calmement dans mon petit sofa renfoncé, puis Rachelle nous demande: « What do you think about our group right now? », question existentiel version katimavik en quelque sorte. J'lui ai simplement répondu que j'aimais que notre groupe soit plus souvent ensemble en général, mais qu'on avait encore un gros problème de communication et que les gens ne résolvaient pas de leurs conflits. Je trouvais la question innocente, sans méchanceté, ni double sens, mais elle a déclenché une longue discution...

D'une question qui m'a parru banal au début, s'est déferlé une avalanche de vérités qui ont complètement renversées mon petit katimamonde. Partant de l'opinion que nous avions du groupe, les gens dans la pièce commencère à élaborer sur ce qu'il pense de la dynamique de groupe, des orientations que nous devrions avoir et de ce qui est important pour eux. Ils se plaignaient à quel point Katimavik encourage le développement du groupe et priorise presque cette orientation, alors qu'à l'origine l'objectif du programme est de former l'individu. Selon eux, la façon dont katimavik et notre PL promouvoient le développement du groupe nuit à leur développement en les forçant à dépendre des autres. Ils sont venus ici en ayant des buts personnels et ils ont l'impression que le groupe les freines dans leur progression. Ils disent qu'à l'arrivée dans le programme, il croyait devoir se soumettre au bon vouloir de tous; ils ne voulaient pas nuires aux autres, alors ils acceptaient des choses qui n'étaient pas nécessairement dans leur intérêt. Maintenant, ils ne croient plus en cette dynamique de groupe si importante pour Katimavik, ils veulent atteindre leurs propres buts, même si ça ne plait pas à tous. Ils comptes avoir une attitude plus égoïste face à ce qui se passe dans la maison, le groupe et le programme. Ils ont également parlé des relations qu'ils ont avec les membres du groupe. Avant, lors d'un conflit, ils en étaient préoccupés et espéraient le régler; ils voulaient rester amis avec l'autres. Maintenant, ils n'en ressentent plus le besoin. Ils ne veulent plus faire les efforts nécessaires pour résoudre leurs problèmes, ils préfèrent rester en conflit et ne plus avoir à faire avec cette personne...

C'est à ce moment que je suis allé me coucher; j'en avais assez entendu. Pour moi, c'en était trop! Avec cette conversation, ils venaient tous l'un après l'autre de chavirer mes perceptions.

De mon point de vue, Katimavik est encore orienté vers le développement de l'individu car, ce qui a échappé au gens de mon groupe à mon avis, d'une façon ou d'une autre nous vivons en société et on ne peut développer un individu sans passer par la vie en groupe. Katimavik promouvoit la vie commune et le développement de groupe parce qu'il est très rare dans la société moderne où on ne doit pas être en interraction avec les gens; il nous faut souvent faire équipe et coopérer avec les autres. L'objectif de Katimavik est de former un citoyen compétent socialement et individuellement. Si un individu est incapable de vivre en groupe et de considérer l'intérêt commun, il est impossible d'avoir une société fonctionnelle. Bon suffit la dissertation de philosophie... Personnellement, je pense qu'un partie du développement d'un individu et sa capacité à vivre en groupe. C'est pour ça qu'on est regroupé (pis parce que Katimavik a pas les moyens de nous mettre dans des maisons différentes). De plus, il est possible de pouvoir atteindre ses propres objectifs en tenant compte des autres; même qu'en aidant les autres à atteindre les leurs, ils nous aident très souvent en retour. Ils mentionnaient la dépendance aux autres que Katimavik produisait en orientant vers le groupe, mais ce n'est pas Katimavik qui crée la dépendance, mais bien eux-même. Depuis que je suis arrivé ici, j'ai compris au moins une chose, si tu veux que ton expérience Katimavik soit la meilleure qui soit, t'as qu'à faire en sorte qu'elle soit la meilleure! Fait ce qu'il faut pour que ça arrive et ça arrivera! S'ils veulent se laisser diriger par celui qui a compris ce principe, tant pis pour eux! Cependant, il faut aussi tenir compte de ce que les autres veulent accomplir et trouver le meilleur moyen d'atteindre le plus de buts tous ensembles. Lors de conflits, j'ai toujours eux tendance à laisser aller, mais c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Maintenant, j'essaie de les résoudre le plus tôt possible, parce que je ne veux pas envenimer mes relations, et je ne veux pas accumuler de la colère (sujet à approfondir dans un autre article). Qu'est-ce que j'ai a gagné d'être en conflit avec quelqu'un que je vais côtoyer pour encore 4½ mois? L'ambiance dans la maison ne serait pas agréable et il ne voudra pas travailler avec moi pour que j'atteingne mes buts. Alors, j'ai tout a gagné à rester en bon terme. Pour quoi ils ne veulent pas résoudre leurs conflits, c'est immature et nuisible! Il me semble qu'on devrait tous travailler de pairs pour se rendre jusqu'au bout. C'est pas ça l'objectif d'être en groupe? C'est pas ça Katimavik?

Pour moi, ces idées et ces résonnements, je les avais déjà en banque avant Katimavik, pour la plupart. Avant d'arriver ici, je savais déjà à quoi m'attendre et je m'y étais préparé. Depuis, j'ai rafiné mes raisonnements et j'ai appris. Maintenant, ils ont tout détruit. Tout ce que je croyais que mon groupe réprésentait n'est plus. Les idéaux que je défendais ici se sont faits piétiner. Je me retrouve seul face à un groupe qui ne désire pas vraiment être un groupe...


EDIT. J'ai oublié d'ajouter qu'ils trouvaient futile les tentatives de Katimavik de former un groupe, et qu'ils y apportaient peu d'importance car, après neuf mois, nous allions nous séparer. Si je les prends au mots, je peux aussi appliquer leur concept au programme au complet. Quelle est l'utilité d'aller dans une communauté que je vais quitter après 3 mois? Pourquoi me forcer à socialiser avec des gens que je ne reverrai jamais? La réponse est simple: faire des rencontres. Chaque rencontre que nous faisons façonne qui nous sommes et ces pour cette raison que nous voyageons dans plusieurs communautés, c'est développer l'individu. Ne serait-ce pas aussi pour faire de nouvelle connaissance, avoir des amis que nous n'aurions jamais rencontré dans d'autres circonstances? C'est à n'y rien comprendre!

dimanche 31 janvier 2010

I can smell the ocean! Well, I'm in the Maritimes!

Après un peu moins d'un mois d'absence, je reviens en force avec deux articles en un! Alors, trouvez vous un siège confortable et commencez votre lecture!



Mercredi 6 janvier, après une nuit blanche, nous partons à 3h30 du matin pour l'aéroport de Toronto. Une fois rendu, il nous a fallu dire au revoir plus tôt que voulu aux 3 autres groupes, car nous n'avions pas le même vol, ni la même compagnie de transport. Ce fut triste, mais court, car nous étions très pressé par le chauffeur. Personnellement, je vais vraiment m'ennuyer d'eux, je me suis fais de très bons amis là-bas, j'aurais aimé que ça se poursuive et les voir davantage. Puis, direction l'embarquement: nous avons quitté Toronto à 8h. Nous sommes arrivés en Nouvelle-Écosse vers 11h30 heure locale. Un autobus scolaire nous attendait à l'extérieur pour nous amener à Bridgewater.


L'autobus s'est arrêté devant la maison vers 1h... c'était l'extase! La maison était parfaite! Vieille maison en bois, bleu pâle et blanche, avec une longue galerie. Puis, nous voyons notre PL sortir de la maison. Matt n'avait rien à voir avec l'image que je m'en étais fait! Taille moyen, cheveux long, grosse barbe brune bien fourni, style bucheron un peu: bref l'image que je m'étais faites d'un PL de Katimavik avant le programme, mais que j'avais fini par abandonner avec le temps. Il trippe musique, écologie, jeux vidéo (un peu, mais juste les vieux jeux) et il est végétarien. En gros, c'est vraiment un gars sympa qui, je crois, gagne à être connu. Et comme PL, c'est le TOP! Il a plein de super idées pour nous et il est partant pour à peu près tout ce qu'on lui propose! Pour revenir à la maison, l'intérieur est juste malade! C'est comme une vieille maison un peu comme on pourrait voir sur une ferme, c'est rustique, mais pratique. Nous avons un joli salon avec des sofa confortable, pis l'ordi dans un coin. La salle à manger est petite, mais on peut tous y manger, alors ça nous va. La cuisine est très différente de PoCo, alors ça va prendre un certain temps d'adaptation. Les chambres sont plus petites par contre, bah j'parle pour les filles et le PL ici, parce que celle des gars est plus grande! (Désolé les filles, mais on est plus nombreux! Bah 2 groupes de 3 filles contre 1 groupe de 4 gars...). Je dors sur le lit du haut, pour le moment ça me va, mais je sens que je vais me tanner vite de monter tous les soirs dans mon lit... Petit détail, nous n'avons qu'une seule salle de bain qui ne se barre pas; à 11, ça va être dur, mais on va travailler fort, pis ça va bien aller. Petit fais cocasse, nous n'avons qu'un seul calorifère dans toute la maison. C'est une espèce de grosse bouche d'égoût entre le salon et le hall d'entré qui une fois par 15-30 minutes garoche bruyanment de l'air chaud pour réchauffer toute la maison. Présentement, j'aime beaucoup la maison ici.


Le soir, je suis allé prendre une marche en ville... C'est magnifique! Une ville digne des maritimes: au coeur d'une vallée avec des collines un peu partout, une rivière passant au centre-ville, tout est accessible en moins de 20 minute de marche (sauf pour quelques petits trucs...)! La vue est grandiose, surtout avec toute les lumières de la ville se reflétant sur la rivière! Ce doit être encore plus beau en été (les rumeurs raconte qu'au printemps c'est vraiment quelque chose). De plus, en me promenant, j'ai vu plein de petits magasins, restaurants et bars que je veux aller visiter (regret que j'ai de mon séjour à Port Colborne). J'ai aussi eu pleins d'idées de 'workshop" que je veux faire et de choses que je veux apprendre. J'ai déjà appris à faire du crochet (donc bracelet simple, tuque, et bien d'autre), puis je compte apprendre à tresser des bracelets plus complexes et avec des billes (il y a un magasin en ville qui pourrait nous offrir un atelier là-dessus!). J'ai aussi commencé à apprendre la guitare, un accord par jour, pis je les pratique assez fréquemment (J'vais essayer, pis on va voir c'que ça va donner). Bridgewater m'inspire vraiment. C'est une rotation que je vais adorer et de laquelle je vais apprendre beaucoup!


Aujourd'hui, nous avons fait le tour des empacements de travail. Toutes les places semblent vraiment nice! Mon top 3 serait la 'Croix Rouge', ':Park & Recreation' (travail avec la ville) et 'Buccaneer Bay' (maison des jeunes pour deux blocs appartements, c'est dur à expliquer, mais c'est nice). La croix rouge me semble être vraiment nice, j'aimerais vraiment faire de la job de bureau avec du nettoyage pour relaxer, pis je vaincrais mon aversion envers les appels téléphoniques. Le travail à la ville ressemblerait à ce que j'ai fais à PoCo, mais j'aimerais bien, ça me rappelerait ma job à la patinoire un peu. Pis pour l'autre, c'est simplement vraiment le fun de pouvoir joueur un peu avec les jeunes, il me semble que j'aimerais ça, un peu comme le scoutisme.
C'était ma première impression de Bridgewater. Avec du recul et près d'un mois passé ici, je n'ai pas grand chose à changer. Tout est exactement comme je l'ai décrit.

Le PL, toujours aussi formidable. Matt est vraiment énergique et il nous motive à faire plein de chose. Il m'aide beaucoup dans mes objectifs comme la guitare et perdre du poids, c'est vraiment très apprécié.
La maison, bah nécessairement, elle est difficile à changer. On s'est rendu compte que le chauffage est bien souvent insuffisant, mais qu'il est facile de trucquer le système en fermant les portes la salle à manger où est situé le thermostat; on peut donc laisser le chauffage fonctionner indéfiniment. Toutefois, il faut faire attention, à utiliser avec modération, car il est arrivé plus d'une fois où on s'est réveillé dans une maison aussi chaude que le désert du Sahara! Pour mon inquiétude au niveau de la douche, aucun problème; tout le monde s'entend bien là-dessus, après quelques petits accrochages.

La ville, bizarrement, en près d'un mois, je ne l'ai pas découvert plus que je ne l'ai fait au début. Je sais pas pourquoi. Je préférais rester dans le confort de mon salon, plutôt que de m'aventurer au froid dehors. Mais je sent que le mois de février sera un mois magnifique pour du changement là-dedans, c'est comme un vent nouveau qui se lève!

Mon emplacement de travail : DesBrisay Museum and Park & Rec. Vraisemblablement, c'est pas ce que je voulais. À Port Colborne, j'avais abondonné mon premier choix pour prendre une job que personne ne voulait, mais qui ne me dérangeait pas non plus; mon groupe m'a donc donné l' "immunité" pour la prochaine rotation, ainsi qu'à Robyn vu qu'elle a laisser son premier choix elle aussi. Cepedant, à Bridgewater, c'est Matt et les 'workpartners' qui choisisent nos emplacements, alors nos immunités étaient compromises, même si Matt les prenait en compte. Le plus ironique, c'est qu'on avait tout deux le même premier choix. Finalement, il s'est avéré qu'aucun de nous ne l'ai eu, ce qui est très frustrant. Si au moins l'un de nous deux l'avait obtenu, l'autre aurait compris, mais maintenant que c'est Mya, c'est chiant. De plus, Mya a le don de ne pas tirer profit au maximum de ses expériences de travail ce qui davantage frustrant de la voir rentrer de la job et d'etre déçu de sa journée alors que j'aurais pu tripper là-bas. Bref, on a ravalé notre amertume et on est allé travailler quand même. Le musée semble un travail quand même intéressant tant et aussi longtemps que l'on reste au musée, ce qui n'est pas notre cas, car il est fermé pour rénovation. Depuis une semaine, nous sommes dans un bureau de l'hôtel de ville à faire du classement de dossiers et du travail sur orinateur. Dans mon cas, en 8 jours de travail, 6 ont été consacrés à la traduction des pamphlets des salles d'exposition et je n'ai pas encore terminé. La traduction en temps que tel ne me dérange point, mais faire la même chose tout les jours, c'est lassant! Mais ce n'est qu'un apperçu de ma job pour le moment, alors je ne m'en fais pas trop; je suis certains que je vais finir par aimer ça!

Comme je l'ai dit, ma nouvelle rotation m'inspire beaucoup. J'ai l'impression de pouvoir tout faire ici, et j'aime beaucoup ce sentiment. Jusqu'ici, j'ai appris quelques accords à la guitare et un semblant de toune. Bon ok, c'est sous mes espérances, mais j'ai pas juste ça à faire et c'est plus dur que ça ne le parrait, mais je ne lâche pas prise, n'ayez crainte! Je me suis aussi relancé dans le sudoku, j'en à peu près un tous les jours et j'aime bien. J'ai aussi commencé à lire le journal, mais juste les sports, j'veux rester informer un peu du sort des Canadiens quand même. J'ai aussi prit la résolution d'aller m'entraîner au YMCA (gym) au moins une fois par semaine, en plus d'y aller pour les vendredi soirée jeunesse où on fait du bénévolat. Pour le moment, je le maintiens très bien. De plus, je tiens officiellement à dire que j'ai perdu 25 livres depuis le début du programme (incluant les 30 livres perdus avant le temps des fêtes, les 10 livres gagnés pendant et les 5 perdus depuis que je suis en Nouvelle-Écosse) et je peux maintenant porter du 40 en taille de pantalon! C'est une de mes fiertés du programme, étant donné que ça doit faire 2 ans que je n'en ai plus porté. Mon objectif étant de porter du 38 à mon départ de Bridgewater! D'autres objectifs restent encore à réaliser, mais j'y travaille!

Je crois que ça récapitule bien mon arrivée ici en terre étragère et la progression de mes impressions!
J'espère avoir l'occasion de mettre plus d'articles dans les prochaines semaines, c'est que je manque de temps parfois vous savez...

samedi 16 janvier 2010

Poésie Fantaisie

Ce soir, j'ai jouer à un jeu de société très bizard, mais à la fois, un des jeux de société le plus drôle que j'ai jamais joué. Bref, en jouant, j'ai du écrire un poème en moins de 2 minutes. ALors je voulais vous présenter le produit de ma créativité légendaire.

NB. Ce qui suit n'a aucun sens logique, mais rime très bien, alors c'est un poème, OK!?!

15 janvier 2010

Poésie fantaisie
Si la vie est un fromage,
Je veux être une chauve-souris
Pour manger la vie sur un nuage.
Mais je ne suis pas une bougie;
Alors, je ne brûle qu'à moitier,
Mais sûrment pas pour l'éternité.

mercredi 6 janvier 2010

Rotation camp!

Présentement, je ne sais pas par où commencer... Je pourrais dire que je suis en camp de rotation, mais mon titre le dit déjà. Je pourrais dire ce que je fais, maintenant, mais autre qu'écrire et attendre, ça se résume à pas grand chose. Je pourrais raconter ce que j'ai fais pendant ma fin de semaine, mais c'est beaucoup trop cliché et je fais tout le temps ça... mais ça fonctionne tellement bien, pour quoi changer?

Nous sommes arrivés lundi en fin d'après-midi au Edgewood camp, Guelph. Petite introduction au camp par Rich (PSL) et Meghan (CP), puis en soirée, nous avons présenté à tous nos présentations finales et notre ode (chanson) à notre PL. Tout le monde avait fait un effort et c'était vraiment excellent (la notre était la meilleure naturellement). Le traditionnel Jeopardy était également à l'horaire. Très tard en soirée, question de rester éveiller pour s'amuser un peu, nous avons bu, bu et bu encore: water drinking games!

Aujourd'hui, nous avons eu deux activités de 'debriefing' (une sur les compétences, l'autre sur les normes de comportement) qui nous ont beaucoup amusé, façon d'parler...

J'ai vraiment apprécié les presque 2 jours que nous avons passé ici. J'ai pu revoir les gens avec qui j'avais eu du fun en camp d'orientation. J'ai pu discuter et approfondir mes relations avec des gens que je voulais vraiment connaître davantage. Simplement dommage que nous aurons peut-être pas la chance de se revoir....

Présentement, nous sommes pour la plupart réunis dans le salon près du foyer et nous attendons l'heure inespérée où nous embarquerons dans l'autobus. Nous sommes réveillés depuis 8h30 ce matin, mais nous ne voulons pas aller nous coucher! Nous voulons tous profiter des derniers moments qu'il nous reste ensemble, compte tenu que ce ne sera pas tous les groupes qui resteront dans le même district (Pour être plus précis, PoCo ira en Nouvelle-Écosse, alors que Hammer, Strath et London irons au Nouveau-Brunswick. Mais pour la 3e rotation, nous serons encore plus séparé...). D'un autre côté, où est l'utilité d'aller dormir pour se réveiller à 3h du matin? De toute façon, DORMIR C'EST POUR LES FAIBLES!!!!!

lundi 4 janvier 2010

Departure from PoCo!

Il neige présentement, c'est tout blanc dehors et nous attendons patienment dans le salon. Les murs de la maison son vide, plus de photos, plus d'affiches, plus de tableaux. Nos chambres sont comme à notre arrivée, sans vie et un peu poussièreuse. Les valises sont entassées dans la salle à manger et dans le hall d'entré...

Hier, nous avons eu un dernier souper en groupe: excellent poulet avec des patates! Après, John, Dan et moi avons décidé de mettre à bien notre seule activité manquante ici à Port Colborne: glissade! C'était un moment vraiment fraternel et innocent qui me rappelait mon enfance. Nous avons glissé pendant près d'une heure. De retour à la maison, tout le monde se prépare pour notre dernière sortie de groupe à PoCo. Tous au Tie Pink, seul resto de la ville qui ne pose aucune question lorsqu'on commande de quoi se désaltérer, nous avons célébré cette dernière nuit à Port Colborne, comme si nous n'allions jamais partir! Dernier moment fort de la soirée, nous avons marché jusqu'à la maison. La neige tombait doucement dans les rues, les lumières des lampadaires se reflétant sur les milliers de flocons. Je n'avais jamais vue PoCo sous ce visage lumineux et blanc... C'était paisible et magnifique.

Ce matin, je me suis levé et j'ai pris un douche. Tout en prenant ma douche, j'essayais de voir tout ce que j'avais à faire aujourd'hui. "Ah! Faut pas que j'oublie ma lavette, pis ma brosse à dent. J'pourrais prendre un savon au cas où..." Une fois habillé, j'ai terminé mes bagages. J'en ai juste que trop, pis ils sont pleins à ras-bord. Tout est fait, dans les valises, placé bien rangé devant la porte d'entrée. Tout le monde se lance dans le ménage de dernière minute; je m'occupe du salon.

Maintenant tout est fin prêt! Je suis assis dans la vieille chaise berçante, comme je l'ai toujours fait avec mon odinateur sur les cuisses. J'écris ces dernières ligne en direct de Port Colborne, en repensant à tous les moments passés ici. Je regarde cette maison vide, qui était si pleine de vie encore hier. Je ne peux pas m'imaginer quitter cette ville, cette maison, Rasheeda... Pourtant, je ne suis pas triste, je ne pleurerais pas, je n'aurai pas de regard en arrière. Pour moi, ce n'est qu'un autre départ pour une nouvelle destination, laissant le vent de l'aventure gonfler mes voiles!

vendredi 1 janvier 2010

De 2009 à 2010! (numéro 7)

Bienvenue en 2010!!!


« Je vous souhaite à tous une bonne année. J'espère que vous avez du plaisir peu
importe où vous êtes, que vous soyez dans vos famille, dans un party, dans
un événement attendant les feux d'artifices ou au quatre coin du Canada
(Yukon et Ontario, par exemple). Que cette année 2010 soit des plus belles,
pis faites-en ce que vous voulez, après tout, c'est votre année! »

Je ne voudrais pas faire de généralité, mais je crois que 2009 fut une année très profitable pour moi.
Comme tout le monde, j'ai eu mon lot de malheurs: mort de mon oncle, stress et pression à l'école et à la maison, confusion niveau du coeur, les flammes qui ont dévoré mon passe-temps et celui de mes amis, conflits ou incompréhensions familiaux, et mon départ pour 9 mois séparés de ma famille et de mes amis.
Pourtant, par-delà ces moments difficiles se cachent nombres de bons moments! Je pense aux petits plaisirs de la vie tels mes (re)découvertes musicales (David Jalbert, The All-American Rejects, Les BB, Okoumé, Hoobastank, Pascale Picard, Sébastien Lefebvre, etc.) ou tous ces matchs de baseball à marquer et à regarder. Je revois ma dernière session de cégep (enfin), avec le bal de finissant. Je réalise le rapprochement avec des amis que je croyais avoir perdu et les bons moments que j'ai passés avec eux. Je prends conscience de tout l'apprentissage et de tout le plaisir que mes deux groupes scout m'ont encore apporté cette année, ainsi que l'accomplissement et la réalisation d'un rêve grâce au camp dans le Saguenay-Lac-St-Jean et au camp traditionel. Je revis les partys et les soirées entre amis où camaraderie et alcool faisaient bon ménage! Et en ce moment même, je vis pleinement ma décision de participer au programme Katimavik, ce qui sera très certainement l'une des plus belles expériences de ma vie!

Tout ça en un an, c'est allucinant! Néanmoins, 2010 m'en réserve bien davantages! Je le vois, je le sens, je le sais... 2010 sera mon année! Et je compte bien en prendre possession!

Pour 2010, je me donne 10 résolutions!
10- Perdre du poids (je travaille déjà là-dessus et ça va plutôt bien!)
9- Me concentrer à fond dans mon retour aux études.
8- Prendre plus de temps pour moi et pour faire ce qui me rend heureux.
7- Continuer de voyager, que ce soit au Québec ou ailleurs.
6- Faire de nouvelles connaissances et appronfondirs celles qui sont sur la glace.
5- Être présent pour mes amis.
4- Me rapprocher de ma famille.
3- Repositionner mes valeurs en fonction de ce que je suis devenu!
2- Me trouver moi-même et comprendre qui je suis, mais surtout, apprendre à être qui je veux être.
1- Vivre mon expérience Katimavik jusqu'au bout!

Ah et surtout, BONNE ANNÉE!!!